si on écoute la musique symphonique occidentale on a plutôt des « vagues » rythmiques, mais lorsqu’on a des instruments à percussion on entend plutôt les « crêtes ». Ce musicologue a étudié les modèles rythmiques un peu partout, il les inscrit dans une figure d« horloge circulaire, on retrouve dans des lieux divers les mêmes »patrons« , mais il faut ajouter les irrégularités, comme dans les rythmes arabes, un temps/coup de tambour est légèrement avancé ou reculé :
Il y a aussi la perception du »creux« , quand vous écoutez des tams-tams, vous pouvez éventuellement percevoir les silences comme des temps marquants (le rythme »en ombre"), c’est un peu l’analogue de la figure visuelle ou l’on voit tantôt un vase, tantôt des visages.
@Djapaskero je pose plutôt la question, ce qui est vertigineux, c’est que le temps du battement, comme le point dans l’espace, en théorie, n’a pas de durée, car si on conçoit que le temps du battement (le coup de tambour) a une durée, ça devient plus complexe, que l’on peut avoir des « temps-coup de tambour » qui durent mais qui sont quand même des coupures par rapport à des séquences plus longues. Mais il faut bien « traduire » les 16 temps (ou plus), les décomposer, on ne les perçoit pas comme une figure unique, du moins « nous ».
@Decouz C’est pareil pour le son, si on augmente la cadence de battements perçus comme distincts, on finit par entendre un son continu. Je n’ai pas établi si il y a ou non un rapport avec le fait que nous ne pouvons plus spontanément identifier des rythmes au-delà disons de 7, 8 temps (je ne me rappelle plus le nombre exact), au-delà il faut compter. Je pense aux rythmes complexes de la musique hindoue, fréquemment 16 temps, même plus.
« Allah ne dédaigne pas de montrer en exemple le moustique ou même quelque chose de plus petit »,
le traitement visuel de la mouche est bien plus rapide que le notre (250 hertz contre 60), elle perçoit nos mouvements comme très lents, il y a un rapport entre la taille de l’animal et la vitesse à partir de laquelle il perçoit un mouvement continu si on projéte des images distinctes (base du cinéma), il y a aussi le nombre des facettes.