Je ne dis pas que les pensions des militaires sont injustifiées, surtout pour les postes exposés, mais il y a aussi des emplois dans les bureaux.
Certains profs sont usé(e)s à 60 ans, ne peuvent plus supporter les élèves, et il est difficile de leur trouver un poste de reconversion : les emplois dans les intendances, les profs ne sont pas préparés pour ce travail sans reconnaissance, avec horaires à rallonge, sans primes spéciales pour les heures sup, demandant de la souplesse, avec gestion des agents pas plus facile que les élèves et ce sont des adultes.
Une prof en reconversion dans le bureau du chef des travaux en LP ne voulait pas déballer les cartons, en disant que ce n’était pas son travail, c’était pourtant une tâche qui était liée au poste, même si c’était exceptionnel.
D’autres (indépendants, artistes, médecins même) travaillent encore à 70 ans, par contrainte (pas assez de cotisations) ou par choix ( et un chercheur même à la retraite continue de chercher, parce que c’est sa passion).
En principe, le militaire
quitte ses fonctions vers l’âge de 43 ans, soit après 25 années de
service. Depuis la réforme de 2010, cette durée de service va
progressivement augmenter de 4 mois par an pour atteindre 27 ans pour
l’officier de l’armée.
La question du temps est complexe, personne jusqu’à présent n’en a donné une définition objective.
Bouddhisme : rien n’est fixe, il y a un changement perpétuel, on retrouve une des idées de certains philosophes anciens, mais pour dire que quelque chose change il faut un repère fixe, sinon on est comme le poisson rouge, on nait à chaque instant sans souvenir.
Coran : « il est chaque jour dans une affaire (nouvelle) », « Ils sont dans le vêtement (ou l’illusion) d’une nouvelle création » : Dieu renouvelle la création à chaque instant/souffle (science attribuée à Salomon).
Ce qui a changé c’est le sens du mot science, qui est devenu maintenant une sorte d’idole, alors qu’il ne concerne qu’une certaine approche.
Pour rester dans le christianisme, Thomas d’Aquin parlait bien de science, de science divine, de science du Christ, ce n’était absolument pas le sens prédominant à l’heure actuel.
Il n’y a pas de contradiction absolue entre « l’enchantement du monde » et un esprit pragmatique, si le christianisme avait désenchanté le monde, c’était pour certaines raisons, christocentrisme et lutte contre le paganisme.
Paradoxe : le christianisme s’est accroché à la cosmologie traditionnelle alors qu’elle n’était qu’un apport secondaire dans sa révélation, l’islam dans un premier temps a concilié les deux, pragmatique et cosmologie traditionnelle, cette cosmologie était totalement intégrée à sa forme révélée (après il y a eu un rejet du rationalisme). C’est juste pour dire qu’il n’y a pas de contradiction entre les deux.
@Decouz Et la mise en application selon les critères de la science moderne n’est intervenue que tardivement dans l’histoire de l’occident, l’Eglise n’a aucunement favorisé cet essor dans un premier temps, mais s’est opposé.