Pour comprendre le pays il est bon (et agréable) de lire « les cavaliers » de Joseph Kessel, ça n’a pas beaucoup changé :
"Bref,
on est envoûté et emporté par ce souffle épique d’une force incroyable.
Les descriptions sont grandioses servies par une plume magnifique et
poétique. Joseph Kessel immerge
le lecteur dans l’ambiance par ;des détails sur les coutumes,
traditions, légendes, superstitions, sur la culture, la cuisine, le mode
de vie afghans. Il en décrit toute la richesse, la diversité, toute la
subtilité. Il dépeint ses personnages avec force, nous livre leurs
introspections, leurs plus profondes pensées, leurs hésitations, leur
rage...«
»Consacré à l’Afghanistan et au jeu du bouzkachi, ce roman est le fruit d’un long travail de Kessel sur ces thèmes, à travers le scénario de La Passe du Diable ou encore le récit Le Jeu du roi. Généralement considéré comme le chef d’œuvre romanesque de l’écrivain2, Les Cavaliers impose une galerie de personnages forts, dans un contexte qui tient de l’épopée, à travers une folle traversée de l’Afghanistan."
Il faut considérer les centaines de volumes concernant l’application pratique de la loi, ce n’est pas aussi simple, déjà dans le sunnisme il y a 4 écoles, si le Coran suffisait ou la sunnah, il n’y aurait pas eu de codification, ni de réflexion, d’ailleurs c’est ce que vous écrivez implicitement, puisque si c’est incohérent, on ne peut pas en dégager des règles invariables juridiquement, si il y a une cohérence soit elle vient de l’origine, soit des hommes qui en ont tiré des règles, soit il n’y a pas de cohérence et à quoi bon argumenter il suffit de dire que c’est de la barbarie et la discussion est close, puisque vous représenter la vraie foi et la vraie loi.
Maintenant si les choses se passent comme dans l’excellent triller « la loi de Téhéran » qui ne fait que refléter la réalité des choses (c’est aussi une sorte de documentaire), il semble qu’il manque l’idée de proportionnalité, c’est à dire qu’une trafiquant subira la peine de mort, quelle que soit la gravité de son trafic, donc les trafiquants n’ont rien à perdre et prennent les risques maximums.
Supposons que sans autre considération on coupe la main de tous les voleurs, grands escrocs financiers ou petits voleurs par nécessité, parce que il y a tel verset dans le Coran, sans aller plus loin, les voleurs éventuels seront soit dissuadés, soit prendront les risques maximum pour s’enrichir le plus vite possible, acheter les complicités et aller vivre à l’étranger, sauf les voleurs par nécessité, mais ici la Tradition c’est le pardon (au temps du Prophète une seule main, sur la demande du voleur, Omar a pardonné aussi à un voleur par nécessité)
Concernant les contradictions dans l’application de la loi, il n’est qu’à suivre les jugements en occident au fil des siècles, ce sont justement les contradictions dans les applications pratiques selon les temps, les lieux, et bien sur la partialité des juges qui montrent que ce n’est pas monolithique.
Maintenant ce qui se passerai en Afghanistan, c’est autre chose, il ne faut pas oublier que la première fois les Talibans ont été bien accueillis par la population parce qu’ils ont mis fin à certains abus, vont-t-ils par exemple toujours tolérer la culture du pavot qui fait de ce pays une des premières sources d’opium (mais comme ailleurs les paysans n’ont pas d’autres revenus pour l’instant).
ca fait du bruit, c’est polluant, ça dépense de l’énergie, alors que la ventilation naturelle est une option (il existe aussi des systèmes de refroidissement naturels).