oui, j’ai lu les deux points de vue, les juifs ne sont pas d’accord sur ce sujet, donc on ne doit pas trop simplifier, Mohammed V a été honoré par les juifs séfarades, ou si vous préférez des juifs séfarades renommés.
*Les Juifs du Maroc sont partis, non pas chassés, mais contre la volonté de Hassan II, « appelés » par l’état d’Israël, ou même « négociés » entre le royaume chérifien et Israël, avec l’aide du Mossad pour certaines opérations.
*Les Juifs d’Algérie se sont trouvés dans la même situation que les Européens au moment de l’Indépendance. Ils sont partis pour la majorité en France.
Pour Heidegger : incompréhensible ou moins évident de suivre certains de ses raisonnements qui prennent pour base l’étymologie germanique, les racines étant différentes du français ne peuvent fonctionner.
Cela vaut aussi pour la construction des phrases et la grammaire.
Par exemple pour « Was heisst es, denken » ? « Que signifie penser » ?
La construction grammaticale allemande permet de comprendre, en plus des autres sens qui peuvent se retrouver en français : « Qu’est ce qui appelle à penser ? »
C’est un des sens du verbe allemand : « appeler à, produire une action », en plus de « signifier », donc le « was », « que », représente dans cette acception, non pas la notion de « penser », mais le moteur, la motivation de la pensée.
Si chaque langue peut, dans certains registres, et dans certaines limites, pour les notions univoques ou pour l’universel, être traduite dans une autre langue, il y a aussi une singularité qui est le regard propre de cette langue sur le monde, des rapports implicites entre les mots et les concepts qui ne peuvent pas être transposés.