Tout s’explique ! C’était donc ça ! C’est pour ça que vous avez écrit ça :
"La part des richesses (VA) qui revient au travail sous forme de salaires est généralement immédiatement détruite car consommée."
Ainsi donc, seul le pognon qui est épargné ou spéculé, bref celui qui passe entre vos mains, n’est pas gaspillé, d’après vous ? Le pognon est créé ex-nihilo par l’entrepreneur, puis gaspillé par la populasse. Voilà une théorie économique dont je n’avais jamais entendu parler ! On ne peut pas dire vraiment que c’est nouveau, puisque c’est manifestement très antérieur à la première réflection économique qu’un être humain a jamais produite. Mais c’est nouveau quelque part, puisque personne n’avait jamais osé dire un truc pareil.
Vous avez acheté votre diplôme dans une école de commerce, c’est pas possible !.
Vous avez quand même du courage de la ramener, si vraiment vous travaillez "au coeur des marchés financiers", par les temps qui cours... ou alors vous êtes complètement inconscient, ou vous êtes une entité issue d’une autre dimension, ou vous êtes un mythomane qui lit trop les pages saumons du Figaro.
"...nous avons une espèce de méfiance vis-à-vis du libéralisme qui empêche de parler librement de beaucoup de problèmes importants de sociétés...manque d’éducation ?"
Ou plutôt expérience vécue.
Il semble que vous ayez habité dans une grotte depuis trente ans : le libéralisme a été appliqué en France depuis bien, bien longtemps, et les Français ont constaté que ça ne marchait pas très bien, ni chez eux, ni ailleurs... Ils ont d’ailleurs clairement voté pour en 1986, puis l’on rejeté voyant les résultats. C’est à cette époque que Chirac a renié le Thatchérisme : condition nécéssaire pour l’accétion au pouvoir. Je vous trouve très courageux de vous présentez comme libéral par les temps qui courent, à l’heure de la faillite totale de ce système.Et on a encore rien vu, et ce n’est pas la première fois : de Leibniz en passant par Turgot jusqu’à Jeffray Sachs, ces idées "modernes" ont toujours mené au désastre lorsqu’on les fait passer de la théorie à la pratique.
Je me demande vraiment pourquoi les économistes libéraux ont le droit d’enseigner en université : après tout, on interdit bien aux astrologues d’enseigner l’astronomie, et c’est bien normal.
Ou l’économie repose sur des opinions, ou c’est une sience empirique qui repose sur l’expérimentation. Le libéralisme n’arrête pas d’échouer aux testes depuis trois siècles ! Donc, les libéraux n’ont que des opinions, et n’ont aucun doit d’accès aux postes universitaires, Jaques Marseilles compris.
Pour en revenir au sujet, je pense que nous avons un problème de répartition des pouvoirs au sein de l’entreprise comme de la fonction publique. Je m’explique :
Autrefois, le comptable était un être un peu méprisé, avec des cheveux gras, des pellicules et des petites lunettes rondes, un empêcheur de tourner en rond qui imposait des contraintes, certe difficilement contournables, mais n’émettait que des avis et ne prenait aucune décision, et c’était bien normal.
Aujourd’hui, les comptables sont au pouvoir partout : ça s’appelle le "management". Il n’est plus question, dans le publique comme dans le privé, de choisir une politique, un projet à long terme, et de l’adapter aux contraintes budgétaires, mais les contraintes budgétaires deviennent un objectif, le seul et unique objectif !
Votre article est une véritable caricature : la réduction des effectifs, la réduction des dépenses, comme une fin en soit ! Pourquoi faire ? Pour réduire les déficit ! Comment ? En supriment des dépenses. Et ça serait une politique économique ? A ce niveau de nullité, on se demande vraiment pourquoi on ne recrute pas nos décideur par un concours du niveau bac pro comptabilité, plutôt que d’organiser des élections : ça couterait beaucoup moins cher, et on atteindrait sans peine le même niveau de compétence.
Le mot esclave vient de slave. Les premiers esclaves étaient des blancs vendus par des blancs !
Une légende tenace : Le mot anglais "slave" provient du latin "servus", exactement comme le français "esclave".
Le mot "slave" désigne des gents qui parlent des langues slaves. Ce mot "slave" provient du mot russe "slovo", le mot, la parole. Les slaves : ceux qui ont la même parole, les mêmes mots, qui parlent la même langue, c’est tout. Rien, mais alors rien à voir du tout avec l’anglais "slave", même si c’est une légende tellement répendu que je me demande si elle n’est pas quasiment universelle.
C’est simple : un pauvre dépense tout son argent. Les taxes à la consommations (TVA), l’impôt proportionnel (CSG, RDS) et les cottisations sociales touchent donc l’intégralité de son salaire. Lorsqu’il a tout dépensé et qu’il ne lui reste plus rien (à la fin du mois, dans le meilleurs des cas), il a été taxé à plus de 50%. C’est un fait connu et archi connu qui justifie la ceéation du crédit d’impôt, qui est en fait le remboursement aux plus pauvre d’une (petite) partie de ces prélèvements...
Dés que l’on franchit ce seuil, et que l’on peut épargner un peu (ou beaucoup), la part épargnée non seulement échappe à l’impôt sur la consommation et à tout le reste, mais en plus rapporte (intérêts d’épargne et placement), et ce que le capital rapporte est peu ou pas taxé suivant son montant et les nombreuses "niches" fiscales choisies... et c’est là que le système est magique : plus on est riche, moins on paye d’impôts (proportionnellement).
C’est pour ça que le seul impôt juste est équitable est l’impôt progressif, l’impôt sur le revenu, dont la part dans les recettes fiscales devient scandaleusement basse (et les "réformes" fiscales récentes ou futures vont toutes dans ce sens... quelqu’un pourrait-il me rappeler la signification du P dans "UMP", je n’arrive pas à m’en souvenir...).
Moralité : tout les pauvres payent proportionnellement ET individuellement beaucoup plus d’impôts que la plupart des riches. En fait, au moins autant que les plus riches (en considérant qu’ils ne fraudent jamais(*)), par la grâce du bouclier fiscal, qui semble avoir été ajusté directement pour rendre l’impôt des plus riches proportionnellement légèrement inférieur à celui réellement payé par les plus pauvres. Le rêve de Thatcher, la poll taxe généralisée.
Tout celà est l’évidence même, mais si ça ne fait jamais l’ouverture du journal télévisé, et si c’est loin d’être au centre des discours politiques ! Cherchez l’erreur !
Et je passe rapidement sur le poujadisme(**) à deux balles du discours ambiant à propos du scandale de ces pauvres qui profitent du système et ne paye même pas d’impôts sur le revenu, alors que ces malheureux riches, forces vives de la nation, seraient saignés au 4 veines... Il y aurait des pages à écrire là dessus.
Les pauvres sont pauvres mais ils sont nombreux : ça représente beaucoup d’argent.
(*) A noter que la fraude fiscal représente selon le Ministère des Finances l’équivalent du déficit budgétaire. Pourtant, si on se fit à la presse, les seuls fraudeurs sont ces sals pauvres de RMIstes et de chomeurs... chercher l’erreur. Et celà sans parler de la fraude légale que constitue l’évasion fiscale.
(**) Il semble bien que ce qui était naguère majoritèrement reconnu à juste titre comme démagogique, antisocial, idiot, vulgaire, primaire, imbécile, bref, le poujadisme, soit aujourd’hui considéré comme moderne, réformateur, lucide, courageux, et j’en passe. L’extrème droitisation du système politico médiatique contemporain est proprement stupéfiant.