Traroth, Khodorovsky est un mauvais exemple. Sa place est bel et bien au gnouf. D’autres de la même trempe et plus malin ont quitté le pays avant d’avoir des ennuis (Gadémak, Beresovsky...). Je ne vois pas bien comment ont peut critiquer la Russie de Poutine (criticable, assurément) sous cet angle là.
Je partage souvent les l’avis de Sisyphe, mais pas sur ce commentaire.
Je suis venu à bout de l’Archipel du Goulag (et même de la Roue Rouge), un grand livre. J’ai lu aussi "Une journée d’Ivan Dénissovitch".
Mais se ne sont pas ses meilleurs oeuvres, d’un point de vu littéraire. Il faut absolument lire "Le Pavillon des Cancéreux" et le "Premier Cercle" (complètement dévoyé par un téléfilm dans lequel les prémisses même de l’histoire sont changées)... Deux oeuvres magistrales et superbes. "La Roue Rouge", monumentale, est contaminée par des personnages stéréotipés qui reflètent les a priori de l’auteur. Littérairement moins réussie, mais loin d’être inintéressante et dépourvue de talent.
Un contestataire devenu un réac passéiste, sûrement, un grand écrivain, sûrement aussi. Exactement le même parcours politique que Dostoïevsky, finalement. Qui critiquerait les opinions politiques de Dostoïevsky ?
Les écris politiques de Soljénistyne, souvent douteux, c’est certains, masquent la réelle qualité de son oeuvre littéraire.
Ben si, 15€ par jour, c’est bien pour rembourser un crédit, crétin !
En tout cas, ton commentaire montre une totale méconnaissance de l’ortaugraffe. Etant moi même assez mauvais, quand des fautes me sautent aux yeux, c’est qu’elles sont ENORMES !
Non. Si mes souvenirs sont bons (service militaire en 93), sur un FAMAS, le frein de bouche (l’obturateur du canon), n’est pas indispensable pour le tir automatique à blanc. La charge de poudre (de TNT plus précisément, enfin, de tolite pour être encore plus précis) est suffisante pour réarmer une arme bien entretenue, sachant que la cartouche vide de tout projectile et bisauté à son extrémité pour permettre le réarmement par le recul. On ne doit réarmer à chaque coup (c’est à dire que l’énergie du tir est insuffisante pour réarmer l’arme), si on tire avec des balles en plastic. Le frein de bouche fait parti des procédures de sécurité. Enfin, c’est ce dont je me souviens, je peux me gourrer.
Mais vous avez raison, (si je ne me gourre), justement, parce que les procédures de sécurités imposent le frein de bouche pour le tir à blanc. Pour deux raisons évidentes :
Possibilité que les projections blaissent quelqu’un à bout portant.
Et justement, en cas d’erreur sur les munitions. le canon explose. Se coupe en deux en fait, à ce que j’ai vu : l’avant avec le frein part sur une dizaine de mètre, plus recule important : on prend la poignée d’armement dans la tronche. C’est arrivé à un de mes camarades pas complètement débile, il avait un licence de philo et n’etait pas spécialement dans la lune, comme quoi... quelques points de suture pour lui, rien de grave, je vous rassure. Un peu de crapahutage et une journée de garde, un peu fatigué, on passe du tir à blanc au pas de tir, le gars oublie le frein et personne ne l’a vu.... comme quoi, ça arrive.
Par contre, l’erreur inverse me parrait difficilement concevable.
J’ai vu le film en VF (téléchargé où vous savez). Une farce souvent très lourde, avec quelques bons gags. Le parallèle avec Eric et Ramzi est tout à fait pertinent.
Les questions concernant l’illégalité totale de Guatanamo, la paranoïa ambiante aux US, la suspension de fait des droits civiques y sont clairement abordées sur un ton humoristique, ce que l’on peu voir dans la bande annonce.
Le film est loin d’être excellent, malgré quelques bons gags, mais il est résolument plus que critique vis à vis de ce qu’il se passe aujourd’hui aux states. Et c’est justement cet aspect du film qui n’est pas vraiment raté.
Des services secrets (blancs) complètements nuls et paranos, qui ont une frousse bleue de la hyérarchie et de tout ce qui est bronzé, bridé ou circoncis, un camp de Guatanamo caricaturé mais qui ne ressemble pas du tout au club-med, un président US en gros beauf texan débile, mais gentil (les deux guignols finissent par le rencontré en atérissant en parachute dans son ranch... voir la bande annonce), cette dernière partie étant assez raté.
Les 2 guignols, plus américains que nature, poursuivis par un responsable de la NSA complètement idiot et raciste, parce que l’asiatique est pris pour un terroriste Nord-Coréen et l’Iindou pour un terroriste musulman. Le tout prétexte à des rencontres décalés avec les US d’aujourd’hui, dans lesquelles les clichés sont parfois confirmés, parfois pris à contre pied... Les scènes dans un "ghetto" noir, où nos deux héros sont confrontés à un soit disant gang (qui n’est en fait qu’une bande de yuppies "afro-américains" jouant au basket), puis la rencontre du flic con avec ce même "gang", est particulièrement savoureuse.
Autre moment d’intense rigolade : un traducteur est alloué aux parents de l’asiatique (qui parlent parfaitement l’anglais) lors de leur interrogatoire. Celui-ci (visiblement un jeune WASP employé des services secrets) ne comprend pas quel dialecte coréen parlent les parents... puisqu’ils lui répondent dans un anglais presque parfait. Il semble que pour lui, un coréen parle coréen, point barre. Le gros con de la NSA fait semblant de ne s’apercevoir de rien (ou ne s’aperçoit de rien), et continue l’interrogatoire par l’intermédiaire du traducteur !!! Les parents insultent le traducteur en anglais, lequel se tourne vers le flic con pour lui dire dans la même langue qu’il ne comprend rien, et le flic con qui continue à interroger les parents par son entremise !! Du grand burlesque ! La scène dure plusieurs minutes et est très réussi.
L’interrogatoire d’amis juifs des deux lascars est aussi pas mal, dans le genre...
En fait, on voit dans ce film une amérique populaire décontractée et insouciante, ce foutant pas mal de ses "communautés" d’origine à part pour s’en moquer et les caricaturés, pratiquant allégrement le melting pot en fumant des joints, et une amérique bourgeoise blanche et coincée, complètement parano et ne comprenant strictement plus rien à ce qu’il ce passe autour d’elle !
En fait, les gros cons du film sont les WASP. Il semble bien que ce soit après eux que les auteurs en ont. Du racisme anti-blanc, diront certains . Il semble que le message du film soit clairement : "Et si les Blancs riches, surdiplômés et cons qui dirigent ce pays depuis ces origines nous lachaient un peu les baskets ?"... C’est assez bizarre, et intéressant, puisque c’est la première que je décode un film US avec ce message. A mettre en parallèle avec les succès d’Obama...
Je ne pense pas que ce film a été écrit et réalisé pour banaliser Guatanamo, sûrement pas ! Maintenant, on peut parler de la qualité du film lui même, assez médiocre, mais traversé par quelques fulgurances proprement hilarantes, et ces fulgurances étant justement drôle parce qu’elles dénoncent assez finement des USA devenus ridicules de paranoïa et de conformisme.