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59 ans
Eurasien
Déçu

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  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • easy easy 15 janvier 2012 00:05

    Nonobstant tout ce que peut en dire Freud, je crois assez en ce phénomène mais en précisant bien qu’il vaut d’autant plus que le contexte culturel ou familial insiste sur le pouponnage maternel.

    Il existe des contextes où cette jalousie est beaucoup moins présente voire inexistante. Il en est ainsi des familles, villages ou peuples où l’enfant est très peu pouponné et très tôt mis en relation avec la meute des autres gosses. La mère passe alors rapidement accessoire (elle n’a pas de congé maternité et travaille comme d’ordinaire), surtout si le gosse vit et dort en meute avec les autres gosses, par exemple dans une longue case réservée aux femmes allaitantes et aux petits enfants. Le père ressort peu visible, passe quasiment inexistant car confondu avec les dizaines de tontons du quartier.

    C’est surtout depuis 1950 en France, où l’enfant est devenu fortement et longuement pouponné par sa mère en étant trop isolé d’une communauté de gosses, qu’il a vu en sa mère un alfa et oméga, qu’il a vu trop fortement la présence du père, qu’il en est donc devenu jaloux à grimper aux rideaux



  • easy easy 14 janvier 2012 21:31

    Je pense bien comprendre votre premier paragraphe.

    Pour le second, j’ai des doutes. Vous dites être ouvert à la thérapie familiale puis vous racontez ce qui semble être un cas de thérapie familiale mais vous l’introduisez par le mot ’divan’ qui se rapporte plutôt à la psychanalyse individuelle

    Mettons donc qu’il se soit agit, dans ce cas, d’une authentique thérapie familiale.
    Vous semblez croire qu’elle a échoué. 


    Discussion :
    D’abord, vous conviendrez qu’au lieu d’avoir initié ce principe de manière systématique et régulière depuis la naissance de l’enfant jusqu’à ses 18 ans, cette famille n’y est allée qu’une fois les hystéries (au sens commun) installées.
    Quand les noeuds sont déjà très formés, chacun se retrouve dans une position très ultra et ramener tout le monde au centre est fort laborieux.


    Toutefois, parce que chacun est alors lourdement installé sur sa position ultra, les conseils amicaux du tiers intercédant vers plus de centralisme passent pour violents aux yeux de tous. Et chacun se retrouve avec un mal fou pour justifier comment ou pourquoi quitter sa vieille profession de foi ultra. Quand on a argumenté (seul) pendant des années de sa position radicale comment justifier un beau matin de l’avoir modifiée seul, sans débat particulier ?

    C’est alors que les confidents des membres de cette famille entendent de la bouche de chacun une protestation de violence ou d’impossiblité. Cela correspond, vous ne devez l’ignorer, au premier stade de la courbe de deuil (il faut quitter la position ultra, il faut en faire le deuil). Quand le confident entend cette plainte, (elle a été énoncée pour s’offrir au débat) il doit comprendre qu’il sert de déversoir, qu’il sert de témoin à ce début de conversion et de débatteur, de décristalliseur, surtout. Le confident sert d’huile.

    Si je dis à un confident « Non mais tu te rends compte de ce qu’il me demande là ? », je semble certain de ne pas voir de raison de bouger mais en réalité j’entrevois déjà cette raison et j’invite à ce que ce soit débattu. C’est alors que le confident doit faire preuve d’intelligence. Il doit me proposer une raison d’opérer ce virage et me répondre ’’Bin je trouve que sa demande n’a rien d’excessif"

    C’est quoi un véritable ami ou confident ?
    Quelqu’un qui nous indique ne nous attendre que dans la rigidité, la fixité, dans le cadre photographique qui lui convient ou quelqu’un qui nous montre qu’il nous appréciera autant voire davantage si nous opérons un virage, une évolution ?


    Indice.
    Quand cette personne vous a cité les 30 €, ce qui est, chacun le sait une somme dérisoire au regard des enjeux, elle attendait, parce qu’elle est pauvre et économise chaque sou, que vous lui validiez cette dépense en lui disant que c’est un excellent investissement.
    Même quand on est pauvre, dépenser 3 fois 30€ dans une année pour déserrer des noeuds familiaux, c’est très économique et vital.





  • easy easy 14 janvier 2012 19:46

    Notre ami Chalot n’a rien exprimé de son propre jus mais nous lui devons d’avoir l’occasion de parler de Freud et sous l’angle critique, qui est, à mon sens, l’angle idéal d’AVox
     

    Concernant les commentaires déjà posés, je les trouve pertinents hormis celui où il est fait reproche à Imhotep d’être autodidacte. Non qu’il ne le soit pas, je n’en sais rien, mais le fait de l’être n’est pas, à mon sens, systématiquement synonyme d’incompétence.
    On peut dénoncer l’incompétence d’une personne (autodidacte ou formée) mais il faut l’établir par la preuve, non se précipiter d’abord sur la qualification ou la disqualification

    Si nous ne devions plus discuter que de ce que nous avons appris à l’école, autant s’y enfermer pour ne plus réciter qu’entre formés et abolir les voyages.

    (Sur ce sujet, je rappelle le cas fort singulier d’Evariste Galois. Il était incroyablement doué pour inventer des solutions mathématiques mais était infoutu de réciter des solutions établies)


    A Complottouestcomplot, je dirais que la question n’a jamais été de savoir si on avait honte ou pas de fantasmer sur sa mère mais de savoir si ce fantasme était fatal, systématique, incontournable, universel ou pas. Et pour l’instant, il s’avère qu’il existe parfois. Etablir une théorie sur un parfois sans dire ce parfois, c’est du charlatanisme (mais c’est courant et c’est la raison pour laquelle l’esprit scientifique a dû batailler pour se faire entendre)
    Je précise bien qu’on peut faire une théorie sur un parfois (un aléatoire, une probabilité) mais il faut alors dire ce parfois.

    Et je complète sur ce point en soulignant que charlataner de théorie sur un parfois en prétendant qu’il est toujours est sans grandes conséquences si cela ne conduit à aucun jugement de valeur ou de perversité mais que c’est très irresponsable et inconséquent si cela peut conduire à la guillotine.
    Or l’échafaudage de Freud bourré de certitudes infondées a invité chacun à croire qu’il était possible et sain de poser sur des gens des jugements durs comme fer, les conduisant à l’échafaud, à l’asile ou au suicide.

    Profitant que l’Eglise était chassée par l’Ecole qui lui disputait la place, il s’est lui aussi saisi de l’enfant pour devenir le troisième pouvoir à le coloniser. 
    L’Eglise avait jugé que l’enfant était né impur et qu’il fallait au plus vite le baptiser. Ferry avait jugé que l’enfant était né vide et qu’il fallait l’instruire. Freud avait jugé que l’enfant était un pervers polymorphe et l’avait placé d’emblée dans sa sphère d’influence. Pasteur ayant jugé qu’un enfant devait être vacciné au plus tôt.




    Mah, pour ma part, je trouve que le cas de Freud est dépassé et déjà très rebattu.


    Je crois plus utile de dire un mot sur l’avantage que nous pourrions tirer de séances de thérapie familiale (intitulé à revoir pour faire moins hôpital)

    Il s’agirait que de manière systématique, chaque famille puisse se produire, une heure par an, tous ses membres réunis, devant un tiers doté d’un bon sens psychologique et porté par l’objectif de régulation-réconciliation.
    Chaque membre de la famille ferait état de ses difficultés et quand bien même il n’oserait en dire que le dixième, ces difficultés seraient mutuellement actées et le médiateur proposerait des comportements améliorés.
    « Quand votre fille vous répond qu’elle n’a plus faim, montrez-lui que vous faites confiance en son jugement, n’insistez pas »
    Ce genre d’infime détail, quand il est considéré, enclenche un droit et une nécessité à la rectification comportementale et produit une mécanique d’attention comportementaliste à objets et effets extrêmement concrets.
    A défaut de cette attention avec intervention d’un tiers compatissant, pas la moindre erreur de comportement n’est dénoncée, encore moins rectifiée et la famille accumule alors un empilement de contorsions formant sac de noeud indémêlable.

    Une ou deux heures par an par foyer pour amorcer la sensibilisation comportementaliste me semble ne rien coûter au regard des dégâts que cette régulation pourrait éviter.

    Pourquoi faudrait-il qu’un tiers fasse cette réflexion « Quand votre fille...n’insistez pas » ?
    Pourquoi un parent n’aurait pas de lui-même l’idée de ne pas insister ?

    Aussi instruit soit-il, un parent peut insister parce qu’il se croit devoir insister. Si un des parents insiste et que l’autre lui reproche cette insistance, le premier ressort vexé et croit à un bras de fer de pouvoir. Il ne va donc pas céder et continuera d’insister.
    Mais quand c’est un tiers bienveillant de la famille qui suggère de ne plus insister, aucun des parents ne se vexe et chacun consent à se taire avec soulagement. Les parents se sentent enfin chaperonnés non par une belle-mère non pas un beau-père mais par un tiers neutre qui les rassure et les déshystérise.




    A part ça, le mot ’crépuscule’ est autant lié à la fin d’un jour qu’à son début







  • easy easy 14 janvier 2012 15:22



    Je vous rejoins sur le fond et pour la faire courte, c’est parce que les Français sont les plus intelligents qu’ils sont les plus fainéants.

    Cette intelligence est bien entendu complexe à analyser. Mais pour synthétiser au plus vite, elle est désormais telle dans l’esprit de chacun, que chacun s’efforce à édifier, à encourager, à consolider, à renforcer un Corps social tel qu’il permet à ce chacun (à cet individu qui se considère isolément ou enrichi de ses proches) de survivre sans se casser le cul.

    Rapporté à des abeilles de ruche, tout se passe comme si chacune devenait si intelligente qu’elle réduirait son effort personnel tout en feignant s’affairer, son véritable boulot consistant désormais à prôner plus que jamais le collectivisme et le devoir de solidarité afin d’en tirer le meilleur profit de paresseux.

    Dans la réalité d’une ruche, il est sans doute difficile de feindre produire, mais dans nos sociétés hiérarchisées et compartimentées où le secret est un droit voire un devoir, il est tout à fait possible de feindre. Nos députés en savent quelque chose.

    Le problème de cette intelligence supérieure c’est qu’elle aboutit à une situation où tout le monde feint produire des réalités et qu’il ne s’en produit plus aucune.

    Il y a vraiment à s’interroger sur le pourquoi de cette spécificité française à la paresse (Pour autant qu’elle soit réelle. Pour ma part, je pense qu’elle l’est)





    La productivité :
    Si on la calcule en mesurant (boulot d’abeille devenue rusée) les temps que mettent deux carreleurs de pays différents pour poser proprement 100m² de carrelage, on aura un résultat pertinent en termes de mesure de productivité manuelle, laquelle peut produire, à elle seule, des biens matériels, tel du pain et des maisons.

    Si on la calcule en mesurant ce que deux avocats de pays différents génèrent comme chiffre d’affaire ou marge nette, on aura un résultat pertinent en termes de productivité intellectuelle, laquelle ne produit jamais, à elle seule, le moindre bien matériel, la moindre carotte. 

    Il me semble que l’INSEE ne calcule d’aucune de ces deux manières.
    Il me semble que l’INSEE ne calcule qu’à l’échelle nationale. Elle prend le PNB et le divise par le nombre d’heures travaillées en France telles qu’elles ressortent des livres compables des entreprises par le biais de lURSSAF. 
    A la limite, dans un pays de supernintelligents, il n’y aurait plus que des gens produisant de la pensée. Le rapport entre le PNB et les heures de travail montreront une productivité très forte (Dieu n’est pas le seul à savoir que les honoraires des penseurs sont chers) pendant que le pays ne produira strictement rien de concret, qu’il ne vendra rien à l’étranger et devra absolument tout importer.




  • easy easy 12 janvier 2012 15:12

    Il est indéniable qu’une TVA gigantesque sur les produits de luxe fera bouger ce secteur.
    Mais attention, là vous ave dit que l’augmentation de la TVA profitera in fine aux commerçants et que la baisse de TVA sur la restauration a également profité aux commerçants.
    A se demander alors si le statu quo sur la TVA ne leur profite pas doublement.

    Ce qui me semble essentiel c’est que même sur un radeau, nous nous sentions plus logés à la même enseigne.

    Si donc une forte TVA sur le luxe réduisait le volume des produits affichant un luxe ostentatoire, on atteindrait cet essentiel.

    Sans aucun doute, une TVA exponentielle provoquera un bouleversement avec des conséquences paradoxales.

    Par exemple, mettons donc qu’il y ait des étiquettes dorées ou des magasins dorés, chacun sachant précisément que quiconque s’y fournit contribue très fortement à alléger la charge des pauvres. Et bien il se produirait des cas où une fauchée dira à son amie riche :

    « Je t’en prie Marie-Chantal, laisse donc les étiquettes blanches aux fauchés comme moi et fais-moi le plaisir d’acheter doré comme il te revient » Et voilà nos deux amies de classes très différentes à faire les magasins ensemble selon ce principe.
    Fin de la culpabilisation de classe



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