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59 ans
Eurasien
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  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Derniers commentaires



  • easy easy 9 janvier 2012 15:11

    @ Scual

     «  »«  »«  » Il suffit de changer les règles et le cadre actuel afin que les riches ne puissent plus tricher et alors tout votre raisonnement doit être refait «  »«  »"

    Vous ne semblez pas avoir réalisé que l’écart de moralité entre les riches et les trafiquants est de plus en plus réduit, que ces deux catégories tendent à ne plus en former qu’une seule et que les moyens que cet ensemble utilisent pour s’exonérer du peu de taxes qui devrait théoriquement les frapper, sont les mêmes.

    Si vous savez proposer un mécanisme aboutissant à ce que les dealers paient un IR, un IS ou un IP, surtout ne nous privez pas de nous le faire connaître.

    Ce que de mon côté je vois, c’est que dealers et millionnaires finissent toujours par s’acheter des yachts, des avions, des palais, des bolides et des montres à complications et que c’est à cet endroit de leurs caddie doré qu’on peut très efficacement les taxer. La TVA est donc la taxe la plus incontournable qui soit à ce jour. La masse devrait en adorer le mécanique mais exiger que ses taux soient progressifs. Zéro pour les produits de chez Ed et forte sur les produits de chez Fauchon.

    Comprenez bien ceci. Posons que la TVA soit progressive et selon 5 taux ou même trois (5%, 15% et 25%) frappant selon le niveau de luxe des produits et services. Ca aboutitait, si on colorait les étiquettes en conséquence, à ce qu’il y ait disons trois couleurs : étiqueltes blanches (5%) ; étiquettes bleues (15%) ; étiquettes or (25%)
    Comme ça concernera tous les produits et services, ça fera que par exemple dans Paris, les quartiers riches seraient dorés de la tête aux pieds, les quartiers moyens seraient bleus de la tête aux pieds et les quartiers pauvres seraient blancs de la tête aux pieds.

    Selon cette répartition des taux et des volumes de consommation de chaque catégorie, les quartiers dorés contribueront à hauteur de peut-être 50% du budget de l’Etat, les quartiers bleus à hauteur de 30% et les quartiers blancs à hauteur de 20%

    Alors qu’en ce moment, si on considère toutes les sortes de taxes et tous les volumes des trois catégories sociales, les riches ne contribuent probablement qu’à hauteur de 20¨% du budget de l’Etat pendant que les pauvres, même exonérés d’IS, contribuent, à cause de la très associale répartition des taux de TVA, à peut-être 50%

    Constamment les gens au pouvoir, toujours nantis, se sont arrangés pour que l’attention des gens se focalise sur l’IR. Des milliers de débats ont eu lieu sur les taux et détails d’IS. Quasiment rien n’a été discuté concernant la taxe à la consommation alors que c’est elle et elle seule qui pourrait vraiment combler l’écart des richesses



  • easy easy 9 janvier 2012 14:36

    Le principe des vases communicants est incontournable quand il s’agit de deux vases d’eau reliés en bas par un conduit. Si l’on agit d’un côté avec un piston, ce qui est chassé d’un côté ressort de l’autre. Le circuit étant fermé et répondant à des lois physiques incontournalbles, il ne peut être manipulé. Idem avec un balance à fléau.

    Il a beau nous la jouer avec ses deux mains qui miment une balance, ce que propose Sarkozy qui a de la science une idée très floue, n’a rien voir avec la dureté des lois physiques. Dans l’opération qu’il propose, le liquide qui va être pris d’un côté partira dieu seul sait dans quels obscurs tuyaux et avec des pertes et fuites habituelles aux usines à gaz administratives.

    Qu’à l’autre bout de son labyrinthe les salariés récupèrent 12 € par mois c’est possible avec beaucoup de chance. Mais bien plus inéluctablement, l’augmentation de la TVA, parce qu’elle était déjà non exponentielle et parce qu’elle est désormais encore plus unitaux que jamais (le caviar étant désormais taxé moins fortement qu’avant), va non seulement augmenter de beaucoup plus que 12€ les dépenses incompressibles de la masse mais creuser davantage encore l’écart des richesses pécuniaires entre riches et pauvres.

    D’un bout à l’autre de son quinquennat il n’aura fait que favoriser le creusement de cet écart.




  • easy easy 9 janvier 2012 13:41

    Je me suis pourtant donné la peine de rappeler que l’IR et l’impôt sur le patrimoine, parce qu’ils sont déclaratifs, parce que la mondialisation et la virtualisation permettent toutes sortes de tricheries, ils offrent aux riches et évidemment aux trafiquants en tous genres, la possibilité de ne pas les payer.

    Vous n’avez pas saisi qu’en concentrant toutes les taxes et impôts sur la seule TVA et à condition que celle-ci soit exponentielle, taux 0% pour un pain ou une voiture basique, taux de 200 % pour un pain ou une voiture de luxe, tous ceux qui consomment des produits basiques ne paieraient aucune taxe pendant que les flambeurs paieraient le budget de l’Etat.
    Lois européennes et modus vivendi international obligent, on ne peut installer une aussi large fourchette de taux mais en exploitant bien la fourchette maximale permise (de 5% à 25%) on pourrait déjà parvenir à un très fort lissage des inégalités de fortune.

    Aucune autre sorte de taxe ne pourrait être aussi lissante, ou nivelante ou compensatrice ou sociale qu’une taxe exponentielle sur la consommation.


    Je me doutais que la problématique de la TVA, parce que seul les gestionnaires d’entreprise en envoient les montants vers le fisc, les autres, les salariés et conommateurs lambda ne se rendent pas compte de ce qu’elle est et de ses mécanismes.


    On ne peut pas tricher avec la TVA en raison de son principe de réaction en chaîne où chaque acteur économique est tracé-repéré par les acteurs qui lui sont amont et aval.
    Et cette extraordinaire mécanique serait tout à fait incontournable si l’on faisait du règlement électronique le seul mode de règlement possible.




  • easy easy 8 janvier 2012 15:41



    «  »«  La Géographie ça sert d’abord à faire la guerre »«  »

    Il y a de ça

    Dessiner une carte, un plan de maison, c’est d’abord miniaturiser. Pour les maisons, passé le moment de leur construction, les plans passent aux archives. Mais pour les régions, les miniatures sont constamment indispensables même sur un plan fantaisiste ou capricieux.

    Il était souvent apparu aux empereurs de Chine, peu voyageurs à part Gengis Khan, qu’ils étaient les maîtres d’un pays immense, bourré de richesses mais qu’ils ne parvenaient pas à jouir idéalement de tant de merveilles toujours hors de leur vue. Alors progressivement, ils ont été ouverts aux solutions que leur ont proposées leurs eunuques à savoir, leur placer sous les yeux le Tout en miniature.
    Il n’y avait ni photos ni vidéos et les miniatures étaient un concept génial. La cité interdite miniaturisait les sphères d’influence de l’Empereur (en veillant à séparer ce qui devait l’être et à intriquer ce qui devait l’être). Le Palais d’Eté, l’original détruit par les Anglais et les Français, représentait la géographie du pays en miniature. Et les artisans ont même poussé le bouchon en offrant à l’Empereur des miniatures de tous les meubles et sculptures de son palais bien trop grand pour être entièrement vu. C’est ainsi qu’on en est arrivé à écrire des encyclopédies sur un grain de riz.

    Concernant ces miniaturisations de la Chine, on peut constater que les pays environnants ou lointains étaient à peine représentés. Les Chefs chinois n’ont jamais été intéressés par l’au-delà de leur déjà immense pays et se seraient souvent gardés d’aller voir ce qui s’y passe, leur réflexe allant plutôt à s’enfermer dans une énorme muraille.



    L’impact psychologique de la miniaturisation et désormais de la vue satellite 3D du Monde est énorme.

    Comme la géographie de l’Europe est particulièrement péninsulaire en mi-continents mi-îles, les nations y ont été très remuantes et curieuses des horizons lointains. Ici on s’est assez rapidement mis à se concurrencer sur la cartographie lointaine surtout depuis Colomb-Copernic-Galilée.
    Et comme les explorateurs curieux avaient besoin de fonds, ils fascinaient les rois et reines en dessinant sur leurs cartes des choses merveilleuses au lointain. On présentait une carte miniaturisant le Monde à un roi, on y avait dessiné des éléphants et des femmes girafes, on enflammait leur gourmandise et on obtenait un budget.

    Et sur le plan militaire, il était très vite apparu aux conquérants que la possession de bonnes cartes était cruciale. A lire alors les aventures d’Andrew Waugh pour dresser la carte de l’Hymalaya

    Dès les Grandes Expositions (1844) le jeu des états consistait à montrer de mille manières les mondes qu’ils dominaient par le biais de la miniaturisation. Les publics étaient fascinés de voir regroupés sur seulement 1000 hectares, les plus beaux monuments du monde qu’ils gouvernaient.

    Et les livres de géographie, avec les livres d’Histoire, tous deux parfaitement orientés dans l’esprit de la colonisation et de l’impérialisme, ont très fortement contribué à installer dans l’esprit de tous les enfants, le concept de gourmandise et de possession du Monde que le bon Blanc se devait de maîtriser. Cet esprit de possession Occidentale est allé si loin qu’on en est même venu au concept de responsabilité du Blanc au sens de charge, au sens de « devoir pénible à accomplir mais à exécuter quand même » (Cf Le fardeau de l’homme Blanc par Kippling)


    La géographie ne suscite pas directement le sentiment guerrier mais celui de la curiosité, de l’émerveillement pour la découverte lointaine puis celui de la possession et de la gourmandise. Ce n’est qu’en conséquence de ces excitations, tentations et légitimations, que se produisent des compétitions donc des guerres.
    N’empêche que mener une guerre, même des étoiles, sans maîtriser la géographie en toutes ses dimensions (en quel endroit, à telle heure, se tiennent combien de soldats sous quelles conditions climatiques et logistiques) reviendrait à entrer sur une arène avec les yeux bandés.




    Sinon, concernant le fond du commentaire de fn2009, en effet, le début de la colonisation française en Algérie a été assez nettement génocidaire, plus que dans ses autres colonies et je n’entrevois qu’une explication à une telle différence de traitement. 

    Je rappelle d’abord que dans l’Hexagone, il y avait pendant tout le XIXème siècle une énorme tension entre les coqs divisés en deux camps : Révolutionnaires républicains d’un côté et Royalistes ou bonapartistes de l’autre. L’ambiance entre ces coqs n’était pas du tout aux politesses et jamais les femmes n’auront autant souffert que pendant ce siècle (ce n’est que depuis 1789 qu’on ne voit plus jamais de femme au sommet politique, sinon pour récupérer les pièces jaunes et faire pot de fleur) 


    Dans un tel contexte extrêmement favorable aux duels, les artistes dont on sait qu’ils ne sont pas portés par l’usage de la force, sont passés orientalistes. Même Eugène Delacroix, qui avait semblé branché par la révolution de 1830, dès qu’il découvrit l’Algérie, changea de ton pour passer à la simple sensualité. 

    Autour du combat acharné entre Républicains et Monarchistes, croissait un autre pôle activiste,celui des bourgesois entrepreneurs qui s’industrialisaient

    En dehors de ce trio hyperactif inaugurant le besoin de tranquilisants réparateurs, se situaient les artistes et penseurs qui ont alors connu leur plus grande épopée.

    L’activisme des Républicains et des Monarchistes s’accommodait bien de l’activisme de la bourgeoisie mais les artistes trublions ressortaient au yeux du trio comme de lâches profiteurs (Courbet s’était retrouvé accusé d’avoir renversé la colonne vendôme alors qu’il n’y était pour rien). Et comme ces artistes à la Dumas versaient dans un orientalisme où les sultans ne voyaient comme idéal que de caresser de belles femmes, avant de verser dans le dématérialisme à la Turner (la lumière, rien que la lumière), le trio des excités nourrisaient quelque rancoeur jalouse pour enterrer leur coupable concupiscence devant les charmes de la peau odalisque.

    A rappeler que l’activité du trio infernal n’a fait que succéder -officiellement en 1834- à la très puissante activité de l’Eglise qui s’exerçait jusque là par le biais de l’Inquisition

    A rappeler aussi que cette soudaine explosion activiste en Europe avait provoqué un gap de richesse entre ses habitants et qu’il était apparu de lourdes crises dues à la saturation des marchés intérieurs donnant fortement l’impression que l’Europe était devenue trop petite pour les Européens.

    D’un bout à l’autre de ce XIXème siècle, les artistes de France avaient essentiellement valorisé l’hédonisme oriental, amérindien et subsaharien. Ils semblaient constituer archives pour un monde valable qui allait être balayé. Et les rares écrivains qui n’exploitaient pas cette veine partaient vers une idéologie en retour à la nature.

    Orientalistes et naturalistes exprimaient indirectement leur effroi devant la Machine qui s’emballait. Seuls de rares Marx ont pris le parti de l’explicite pour dénoncer la folie du trio ; Jules Verne poussant au contraire à adorer les bâtisseurs enfiévrés ; Kippling, en la fin de ce XIXème étant en position intermédiaire.
     
    Pendant ce très violent XIX ème siècle, la confrontation des prométhéens modernistes avec les peuples les plus installés dans une idéologie de continuité tranquille, nonchalante et sensuelle tout en étant accomplie, raffinée et luxueuse, a conduit les Blancs les plus fébriles à concevoir des génocides.
    Faute de pouvoir argumenter correctement des vertus du changement vers la modernité, il faut exterminer le contradicteur.

    Et l’Algérie, tout près de la France, représentait la paradigme de ce que le trio infernal avait à abattre et à remplacer. Même Henry Dunant avait commencé, avant de découvrir la bataille de Solférino, par croire qu’il fallait transformer l’Algérie puisqu’il avait entrepris d’y moderniser sa campagne profonde.
    Même Victor Hugo, qui n’a jamais voyagé, s’était laissé à écrire que la jeunesse de France devait partir conquérir les espaces infinis, inépuisables, du Monde.



  • easy easy 8 janvier 2012 12:00

    @ Aldous,

    Dans ce que j’ai dit ici, je suis essentiellement allé à mettre en évidence le fait que les procès, tous les procès, ne sont pas des débats et sont parodies de justification d’une vengeance ou d’une domination.
    Un procès, quand une condamnation s’ensuit, c’est un simulacre, une comédie humaine parce qu’il est la scène sur laquelle triomphe le Pouvoir en place
    C’est par le biais d’une guerre victorieuse qu’un Pouvoir et Système s’impose à l’extérieur et c’est par le biais de sa Justice qu’un Pouvoir et Système s’impose à l’intérieur.
    Alors toute loi n’existe que pour asseoir l’autorité du Pouvoir et Système.

    Plus ce Pouvoir et Système se sent intérieurement contesté, plus il pond de Lois et met sa Justice en surchauffe. 


    Cette Loi de plus, anti négationniste en l’occurrence, ne traduit que la préoccupation de ses initiateurs de conserver quelque envergure.
    Au-delà du contenu de notre nouvelle Loi, cette légifération de plus nourrit la légifération, justifie la légifération, justifie l’existence pesante de nos Assemblées

    Ainsi, cette Loi confirme le principe qu’il faut des Lois et confirme que la Turquie a bien raison d’avoir les siennes, quitte à ce qu’elles soient inverses.


    Prétendant être le pays de la liberté d’expression, nous aurions dû nous abstenir de légiférer à tour de bras même sur la parole, même sur des pensées supposées, singeant ainsi constamment un Dieu légiste inquisiteur et karchériseur de l’âme.
     
    Nous aurions dû n’accorder de place qu’aux libres débats d’idées d’où il ne sort jamais de jugement tranché, d’où il ne sort que mouvements de pensées, souplesses, foisonnements, fertilités et diversités.

    Le plus bel exemple de liberté que nous aurions pu donner aux autres peuples aurait consisté à démontrer qu’ici on n’interdit aucune pensée, aucune parole.

    Toute loi sur les avis pétrifie la pensée de ceux qui y sont soumis.

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