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Eurasien
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  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Derniers commentaires



  • easy easy 6 janvier 2012 13:07

    J’ai soutenu ce papier dans l’espace de modération parce qu’il me permet d’aborder une idée peu répandue.
    Je ne discute donc pas ici des arguments d’Hommelibre.

    Ce que je veux dire c’est que nous sommes probablement une majorité en France à avoir la conviction qu’il y a une corrélation entre nationalisme ou folklorisme et agressivité internationale donc propension à la guerre.

    Je ne dis pas que des peuples tirant dans un certain nationalisme n’ont jamais lancé de guerres mais si on y regarde de près, on voit que dans le Monde, parce que pour lancer une guerre, il vaut mieux s’assurer d’alliés, il vaut mieux y aller en meute, Agamemnon le savait déjà, les nations qui les ont lancées ont très souvent pratiqué une sorte de fraternité. On voit qu’au contraire, bien des nations aux allures hyper folklorique à os dans le nez et plume dans le cul, ont été à ce point isolationnistes qu’ils n’ont jamais lancé de guerres. 

    Quand un pays pèse démographiquement, géographiquement et économiquement lourd par rapport au Monde, s’il passe nationaliste, il peut, à la moindre contrariété à ses frontières, lancer une guerre. Ce sont donc les gros pays à tendances quelque peu nationaliste qui devraient faire craindre des départs de feu.

    Mais les petits pays qui ne pèsent rien, quand ils virent nationalistes voire fascistes ou épurateurs, c’est histoire de recouvrer un espace de liberté par rapport à la force écrasante des autres pays. 
    Si demain le Lichtenstein virait ses Roms, si toute la presse y était muselée, si tous les courants d’opposition étaient interdits, si à l’école les gosses devaient saluer un führer, ce ne serait pas pour dévorer les autres pays. Ce serait pour faire leur crise de personnalité par l’isolement.

    Notre vision en nationalisme = agression internationale, a bien entendu ses racines au début du XXème siècle mais à force de ne corréler que de cette manière, nous finissons par croire que notre esprit melpotiste n’est que pacifique.
    Ouvrons les yeux et voyons que depuis 80 ans, les pays qui ont lancé des guerres étaient le plus souvent des pays où le pluralisme était, a priori, autorisé.

    J’aurais fui la Serbie de Milosévic, j’aurais fui le Paraguay de Stroesner, le Cuba de Batista et de Castro, le Haïti de Papa Doc, l’Ouganda de Amin Dada, je fuirai la Hongrie d’Oban mais je ne je dirais jamais que ces états aient eu envie de faire la guerre au Monde. 

    Les pays qui lancent des guerres, je les vois le plus souvent du côté des grandes puissances qui ne cessent d’invoquer la paix.

    L’envie de faire la guerre se mesure mieux à l’aune de l’armement, du type d’armement, du type d’entraînement des troupes (quand on est dans un pays sans jungle et qu’on s’entraîne à la jungle, c’est signe d’agressivité) et elle se mesure aussi dans la rhétorique. 
    La doctrine Monroe, si elle avait été strictement etatsunienne, non panaméricaine et si elle avait été rigoureusement respectée, aurait permis de considérer les EU comme étant non agressifs, non impérialistes.

    Enfin les guerres, de nos jours, n’utilisent plus forcément ni uniquement les armes militaires. Elles passent par des biais financiers, économiques et légalistes. Il suffit à une grande nation d’imposer sa manière de légiférer, sa rhétorique et sa manière de calculer les intérêts aux autres pour les bouffer sans qu’ils s’en rendent compte, sans même qu’ils puissent protester.

    Je suis très disposé à aider des réfugiés Hongrois, des petites communautés qu’Orban martyriserait mais, pour l’instant, je ne considére pas la Hongrie comme dangereuse pour les autres nations.


    Au fond, il y avait deux options ou idéaux possibles.
    Soit le meilleur des Mondes serait constitué de 200 000 états, chacun cultivant un foklore unique très puriste (Il y aurait donc 12 pays pour les 12 types de Roms. 54 pays pour les 54 ethnies du Vietnam. 100 pays pour les 100 folklores français).
    Soit le meilleur des Mondes ne serait plus qu’un seul pays à un seul folklore melpoté au point qu’en un siècle, une seule musique règnera, une seule sorte de sandwich, une seule sorte de pâtes, une seule monnaie, une seule manière de faire l’amour, une seule sorte de film et finalement, une seule sorte de journaux, une seule sorte de pensée, une seule sorte de droit, une seule sorte de morale




  • easy easy 5 janvier 2012 13:30

    Sujet très intéressant non pas en ce qu’il nous en apprend mais plutôt en ce qu’il nous regarde et confronte. Disons que c’est son côté miroir qui fait tout son effet. Miroir à la fois individuel et social.

    Des sujets présentés en miroir, il n’y en a pas tant que ça sur ce site. Dugué ou Villach semblent avoir cette tendance à nous proposer un miroir mais il est souvent si bricolé par leurs propres filtres et désirs d’influencer que nous ne nous y reconnaissons pas trop.

    J’apprécie donc ce miroir sur la question des poils ainsi que toutes les contributions à la suite puisque toutes enrichissent ce miroir de facettes très personnelles. On voit que les avis sont partagés, ce qui confirme qu’il n’y a jamais consensus total et les mainstreams -qui existent sujet par sujet- ne sont de consensus que relatif.

    Face aux modes, aux pensées communes, on se croit rebelle d’exception alors qu’on n’est pas seul, loin de là. Quand on est dans la minorité réfractaire, on passe au silence, à la clandestinité, à la discrétion, mais on existe.



    Concernant plus exactement le sujet du poil, je veux bien qu’on évoque ou convoque les positivations de l’épilation de type « Avec ses deux lames, Gillette vous rend la peau plus douce »
    ou de type culturisme ou encore de type bas nylon.

    Mais je crois qu’il faut ajouter les négativations du poil.

    C’est une chose de dire « Regarde comme j’ai les jambes douces » c’est autre chose de dire « Regarde les bras de celle-là, c’est sûrement une Portugaise »

    J’admets volontiers avoir vu et entendu beaucoup d’incitations positives à l’épilation (Tarzan, Monroe, Gillette GII...) mais j’ai entendu au moins autant de moqueries et d’insultes négatives sur le poil.

    Ainsi, quand on propose un miroir sociétal, on ne devrait pas zapper les aspects très durement communautaristes de nos comportements. J’ai entendu des centaines de fois des réflexions railleuses sur les poils de portos à l’époque où les Portugaises passaient pour être surtout des femmes de ménache alors que je n’ai jamais entendu quiconque protester de ces moqueries en live. Chacun se joignant bruyamment aux rires en tirant discrètement ses manches vers le bas. C’est exactement à l’instant où une personne a lancé une raillerie poilante contre quelque femme au loin, que ses compagnons de table, qu’ils soient hommes ou femmes, passent à leur tour talibans du poil. Si à cet instant de la moquerie ils ne sont pas capables de protester et s’ils se joignent aux rires, ils passent talibans. On peut donc pousser le raisonnement en posant que seuls les esprits forts à la George Sand ou à la Frida Khalo sont capables de résister explicitement. (Frida avait osé le sourcil épais à une époque où les femmes se l’épilaient complètement pour le redessiner au crayon)




    Sinon, j’ajouterais qu’en plus du marketing positiviste de l’épilation à la Tarzan-Gillette, nous avons eu à traiter en repoussoirs certaines barbes et moustaches à connotation très rétrogrades ou anti modernistes de type Landru, Staline, Hitler, Fidel, les Amish, Yiddish et autres islamistes. Le père Noël ne faisant alors exception que par la blancheur de ses poils.

    Cela pendant que le bouddhisme et l’Extrême Orient passaient en vogue. On ne peut pas dire que Brucle Lee et Crying Freeman aient promu le poil que déjà la BD avait fortement réprimé (à l’exception d’un certain Astérix)

    Enfin, il y a eu un certain report du poil vers le cheveu et le cil. L’Oréal nous a bien matraqués avec les longs cheveux ondulés des femmes, avec leurs cils les plus longs possibles pendant qu’elle proposait de nous épiler les aisselles et les jambes. Danse avec les loups avait fortement soutenu le cheveu long pour les hommes en signe de liberté d’avant colonisation. Gonzague Saint Bris, BHL et mille artistes soutenaient le cheveu long pour marquer comme une corrélation entre la liberté de leur pensée et la longueur de leur coupe dans le vent.

    Ce n’est qu’à la suite d’une très grosse pression des esthétiques hygiénistes (surtout pas de cheveu dans la soupe) que nous avons avalé la couleuvre skin head pour passer tout de même au crâne rasé.

    Comme par ailleurs la Police nous trace sur nos méfaits par le poil, il n’est pas difficile de prédire qu’il va continuer de se faire petit.

    Je viens d’évoquer la pression hygiéniste sans la détailler parce qu’elle est très connue. Mais il a existé également une pression sécuritaire moins connue.
    En particulier dans le secteur de la machine (fraiseuse, tour, rectifieuses) il avait été remarqué un grand nombre d’accidents survenus du fait que l’ouvrier aux cheveux longs au vent et trop penché sur la pièce à usiner, s’était fait happer par la machine. Il y a donc eu dans tous les ateliers du Monde des affiches et recommandations interdisant les cheveux longs. In fine, l’ouvrier devait avoir le cheveu et l’ongle court pendant que l’intellectuel arborait ongles et cheveux longs.

    Ajoutons un détail : il n’était pas bien vu d’avoir un poil dans la main.


    Il était fatal qu’à une époque à maillot de bain, à exposition de corps sur plages et à stars systématiquement dénudées, toute la problématique du poil atteigne les zones les plus intimes. Il était logique que tout le discours social porté par le poil sur la tête aboutisse à un discours avec son partenaire porté par le poil sur le cul.

    Nous arrivons même au moment où chaque prosélyte du pubis glabre cherche à signaler par le haut qu’il ne supporte pas le poil sur le bas. Ainsi, un moindre tatouage visible à tous peut servir à avertir qu’on ne tolère le poil nulle part. Car imaginons bien le choc et la déconvenue pour celui qui serait d’une école de découvrir au dernier moment qu’il est face à un partenaire de l’autre école.


    Tout cela aboutit à ce que si autrefois on corrélait la sagesse à la longueur de la barbe, on n’aurait plus l’idée d’en faire autant de nos jours. Du reste, dans les régions occidentales et occidentalisées, on n’a plus idée de représenter la sagesse. Il semble qu’il y ait eut, depuis Jules Verne, un transfert de la transcendance qu’on accordait à la sagesse vers une transcendance qu’on accorde à la liberté associée à la connaissance et à l’innovation prométhéenne.

    Mais bon, comme nous nous voyons maintenant dans un cul-de-sac, épilé ou pas, je me demande sur quoi nous allons transférer cette transcendance.

    Mah, nous verrons sans doute mieux notre nouvel avatar après le 21 décembre prochain.



  • easy easy 3 janvier 2012 23:04

    Usine à gaz ?


    Je rappelle qu’actuellement il y a dejà 3 taux et qu’autrefois il y en avait 5 et on se cognait le boulot comptable à la main.

    Mais même si les taux les plus faibles étaient accordées aux produits de première nécessité ce qui était déjà assez social, même si le taux de 33,33 % dit de luxe frappait les hôtels de luxe, on se retrouvait avec des huiles d’olive ordinaires à 4% et des huiles d’olive de luxe à 4% aussi.

    Les différents taux de TVA, surtout à notre époque toute électronique et automatisée ne poseront aucune difficulté aux caissières ou aux patrons des commerces de détail. La seule difficulté est d’établir les critères de luxe (ça peut sembler facile entre une Twingo et une Bentley mais ça pourrait s’avérer plus difficile de déterminer le niveau de luxe de la Nutella) 

    Je suis très surpris que les gens trouvent tous normal de payer des impôts dont le taux est augmente avec la hauteur des revenus mais ne trouvent pas normal de taxer les produits selon des taux différents en fonction de leur niveau de luxe

    Par tout un tas d’astuces, les riches parviennent à ne pas payer les % élevés qu’ils devraient payer sur leurs revenus. Leur faire payer des % élevés sur les produits de luxe qu’ils adorent serait une excellente compensation.

    Si on trouve normal que la TVA soit de même taux sur toutes les gammes de produits, on devrait trouver normal que tous les Français paient le même pourcentage d’impôts sur leurs revenus. Par exemple 19,6 % , comme la TVA pour faire simple


    Selon moi, le principe de taxe à taux proportionnel au niveau de luxe aurait dû être mis en place depuis longtemps. A mon sens une transaction immobilière sur la residence principale devrait être frappée d’une taxe à taux très faible et celle sur une résidence secondaire par une taxe à taux plus élevé, celle sur une résidence tertiaire encore plus élevée...



    Sinon, le principe de la flat tax où seul le détaillant impute la taxe sur le produit qu’il aura acheté net de taxes à son grossiste, parce qu’il simplifie la gestion des maillons primaires, a son intérêt.
    Le problème essentiel de cette TVa en seul bout de ligne c’est qu’il se produit un gros marché noir car des consommateurs vont s’approvisionner directement aux maillons primaires et que les produits importés en sont exonérés.
    Je vous rappelle en ce sens le principe des guinguettes. Les bateaux et péniches descendaient la Seine et la Marne les cales pleines de vins free tax. Et ne devaient payer l’octroi qu’à l’entrée de Paris (maillon final donc). Alors les bars ont fleuri en amont de la capitale et on se saoulait free tax.

    A ce sujet, il se trouve qu’en France il y a un assez grand respect des circuits. Il n’y a que très peu de court circuitage des maillons. Les entreprises intermédiaires évitent nettement de vendre aux consommateurs. Dans l’intérêt des comptes étatiques, il ne faut rien faire qui pourrait entamer ce sérieux. Or la taxe sur le seul maillon final l’entamerait.




  • easy easy 3 janvier 2012 21:26

    Même à situation constante (en excluant donc toute plongée vers quelque pire) les Français souffrent de constater depuis dix ans la trop grande richesse de certains.

    Si l’on prétend verser dans le social, on doit résoudre ce sentiment d’injustice de classe.

    Quand on prétend installer une TVA sociale, on doit faire en sorte que cette nouvelle TVA comporte un éventail de taux frappant différemment les produits ou services en fonction de leur niveau de luxe, qu’il s’agisse de sucre, de montre ou de coiffeur

    II sera toujours possible, sur la base de cette TVA vraiment sociale, de l’ajuster de sorte qu’elle compense un allègement des charges liées aux salaires. Ce qui constitue la seconde façon d’augmenter les impôts des riches, sur leur consommation cette fois.

    Ainsi ce seront ceux qui mangeront le plus de caviar qui participeront le plus aux allègements de ces charges salariales.



  • easy easy 3 janvier 2012 20:50

    La Chemise Lacoste, qui a un fond de catalogue très stable + une gamme mode, joue sur les deux tabeaux et produit donc aussi bien en France qu’au Maroc.




    Il existe encore d’autres inconvénients aux productions off shore et aux transports internationaux.
    D’abord une problématique connue mais constante de contrefaçon
    Des problématiques de microbes-champignons-moisissures-insectes-larves
    Des problématiques d’air salin
    Des problématiques de chocs thermiques
    Et des problématiques de T° trop élevées qu’atteignent des containers exposés en plein cagnard

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