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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Derniers commentaires



  • easy easy 12 janvier 2012 11:22

    Christian B vient d’écrire

    «  »«  »« Ah, Si seulement, et seulement s’il n’y avait que de problème que Sarkozy et ses
    sbires, ce serait facile.
    Mais le problème est plus profond, l’indifférence, Le ’chacun pour soi et entre
    soi’, le phénomène de caste, en gros la lâcheté individuelle, collective et
    étatique, c’est cela qui fait élire les plus médiocres d’entre nous. »«  »"

    En effet.

    Mais les éclairs de cynisme explicite qui jaillissent ici ou là, en particulier dans nos Assemblées qui ne se réclament pas spécialement de la générosité, ne traduisent que les débordements d’une situation globalement délétère dans laquelle nous avons tous des responsabilités, chacun dans la mesure de son niveau de pouvoir et de vote.



    Parce que nous sommes en hiver, par chance plutôt doux, autant rappeler qu’outre l’action célébrissime de l’Abbé Pierre, il y a eu la démarche, sans égale depuis, de madame Hélène Larmier qui avait offert son luxueux hôtel à cette l’opération d’entraide.

    Depuis 60 ans il y a eu pas mal d’autres pélerins au chapeau retourné vers le ciel tels Coluche, Mimi Mathy, Carole Bouquet, Josiane Balasko ou Cantona actuellement. Mais il n’y a plus jamais eu une autre Hélène Larmier (citons l’exceptionnelle générosité de monsieur Odon Vallet). Ca démontre que l’on croit de plus en plus fortement à l’hystérisation médiatique, mais que plus personne ne croit avoir d’abord le devoir d’ouvrir sa propre porte à la solidarité.
    Résultat, nous hystérisons certes, nous tirons tous sur quelque sonnette d’alarme et Dieu sait si AVox offre cette opportunité, mais à l’autre bout de la sonnette d’alarme, il n’y a personne pour agir vraiment.

    Brailler, transmettre les braillements, allonger à l’infini les listes de doléances, oui, nous savons le faire et le faisons de mieux en mieux, mais c’est tout ce que nous savons faire.



    En principe, il faut une vigie pour lancer l’alerte puis mille personnes silencieuses pour porter les seaux.
    Mais de nos jours, avec la Toile pour scène, le smartphone comme tirette et le pouce comme bras, il y a mille vigies pour scruter les horizons, filmer les incendies et lancer les cris d’orfraies, mais en bas, il n’y a quasiment plus personne pour porter les seaux




    Comme ici il est particulièrement question du logement, autant en dire quelques mots plus précisément.

    L’idéal serait bien entendu que chacun ait son logement. Mais quid alors de ceux qui ne pourraient pas s’en payer un, même s’il y en avait pléthore, parce qu’ils n’ont pas les revenus ad hoc.

    Même si l’on savait construire des logements à 50 000 roros, le prix d’un camping car, il faudrait encore que nos sans logis les déboursent.

    50 000 x 3 000 000 ça ne fait jamais que 150 000 000 000, une paille.

    C’est autant de valeur ajoutée qu’il faudrait créer en partant de granit, en le taillant en menhirs et en les vendant

    En attendant qu’apparaisse ce marché, il n’y a pas d’autre solution immédiate et d’urgence que la ligne de seaux d’eau, que l’entraide de solidarité à l’ancienne. Ceux qui ont un logement doivent donc ouvrir leur porte à des dépannages.

    Hélas, surgit un problème qui est né précisément de la belle action de l’Abbé en 1954. Depuis cette époque, il est devenu de plus en plus difficile de dire à quelqu’un qu’on a dépanné d’un logement ou dont on a toléré 6 mois d’impayés, ce qui revient au même, qu’il doit libérer la place.

    Depuis 1954, il y a une légalisation de l’incruste et les pressions sont de plus en plus fortes pour légaliser les squats.

    C’est alors tout le charme du légalisme qui nous explose en pleine figure puisque plus personne n’ose refaire ce qu’avait fait Hélène Larmier

    De nos jours, non seulement le boulot de tireur de sonnette semble être le plus facile et le plus valorisant, on ne compte plus les Imhotep, mais entreprendre de soigner un accidenté sur un bord de route peut aisément nous valoir procès. Je te dis pas s’il y avait à faire un bouche à bouche à une gamine, musulmane de surcroît.



    En aucun cas, sauf à passer au communisme le plus fondamentaliste, il n’y aura de logements et de travail pour tous. Feindre croire que c’est possible sans entreprendre soi-même de fournir des emplois c’est de la mauvaise foi habituelle.

    L’entraide reste et restera indispensable, quoi qu’on braille et qu’on fasse.

    Mais aider est devenu extrêmement périlleux d’un point de vue légaliste dans tout pays bétonné de lois.

    Trop de lois tuent l’humanité car le coeur agit en dehors de tout rigorisme et plus précisément là où la loi échoue. Ce n’est pas Aristides de Souza Mendès qui m’aurait dit le contraire.

    Quiconque a déjà dépanné un inconnu en le logeant chez lui, en lui offrant un boulot, en partageant sa table, sait de quoi je parle.



  • easy easy 11 janvier 2012 20:51

    Nous nous sommes parfaitement compris


    « Je n’en ai déjà pas la nature. Il me faudra donc travailler pour l’apprivoiser. »

    Il me semble que quand on a commencé sa vie en étant secoué tel un Orangina par l’explicite, on se retrouve contraint à répondre, à réagir par l’explicite. On m’accuse alors je contre accuse.
    C’est pour ça que je parlais de l’effet de cliquet.

    Sur un sujet donné, entre des protagonistes donnés, une fois l’explicite lancé, si ce n’était la chance de l’oubli, ce que la vidéo empêche malheureusement, on ne peut plus revenir à l’implicite.

    Il nous est arrivé à tous de nous voir en train de prier pour qu’un implicite ne soit pas déchiré par le débarquement d’un explicite. Nous avons tous ressenti la grâce de l’implicite. Et cette magie a très souvent été interrompue lorsque l’un de nous, le plus nerveux peut-être, a dégainé son verbe pour lâcher sinon un explicite, du moins un pré-explicite lourdingue qui ne pouvait appeler qu’une cascade de réactions de plus en plus explicites, contraignantes et aliénantes.



    Il me semble que nous commençons notre vie en pratiquant l’implicite et que c’est en particulier à l’école qu’on nous enseigne le pouvoir à tirer de l’explicite, pourvu qu’on soit le plus habile à le manier.

    Par exception, Le cercle des poètes disparus montre un prof qui enseigne préférentiellement, l’implicite.



  • easy easy 11 janvier 2012 18:21

    Je suis tout à fait d’accord sur le fond de ce que vous dites ici.
    J’enfoncerais le clou en disant que dans un système où les Chefs sont élus, ils sont aussi des boucs émissaires bien commodes à la masse.


    Oui nous sommes entièrement responsables.

    OK donc pour le fond.

    Pour la forme, la manière d’en parler, je ne serais même pas allé à marquer un chiasme avec l’articulation : 
    « Mais quel rapport avec la crise et notre éventuelle part de responsabilité vous dites-vous ? J’y viens »

    J’aurais plus simplement poursuivi la description miroir de ce que nous sommes, de ce que nous faisons. Ca m’aurait semblé suffisant
    Et je n’aurais pas choisi un titre aussi explicite de nos responsabilités, aussi orienté en « Je nous mets le nez dans notre caca »

    Toute comédie de moeurs de type La vérité si je mens, Un éléphant ça trompe énormément, Les bronzés font du ski, Les Ch’tis, 37°2 le matin, La graine et le mulet, La vie est un miracle, raconte ce que nous sommes et expose donc, forcément, au moins implicitement, nos responsabilités.

    Le problème relationnel essentiel survient quand on veut passer de l’exposé implicite de nos responsabilités à leur exposé explicite.
    Ce passage de l’implicite à l’explicite fait toute la différence entre le monde apophatique et le monde cataphatique


    Exemple :
    Dans un village, il y a une fête, tout le monde danse.
    A cause du bruit que fait chacun, les cris au secours de quelqu’un sont inaudibles. On le comprendra plus tard quand on découvrira le cadavre.
    Là, en général, arrive le silence. Personne n’ose la ramener.
    En fait chacun convient in petto avoir une responsabilité dans ce drame. Cet implicite là, que chacun sait très bien partager avec les autres, est puissant d’effet (chacun se sera enrichi de cette expérience et modifiera son comportement) Mais ce constat de responsabilité ayant démarré sur un implicite, les changements seront également implicites (Sans que personne ne précise pourquoi, chacun fera désormais des fêtes moins bruyantes)

    Et il peut se produire, au contraire, que quelqu’un dans le village, sans doute parce qu’il n’avait pas été invité à la fête, se mette à passer aux responsabilisations explicites. Il va lancer des accusations en responsabilité de manière très formelle. Et là ce sera la guerre, la bataille rangée qui commencera.


    Vous venez d’affronter plusieurs retours de flamme parce que vous avez fait le choix de mettre en relief de manière très explicite nos responsabilités. L’explicite provoque toujours des réactions tout aussi explicites.
    L’écho du silence est le silence, celui du verbe est le verbe.


    Chacun use de la stratégie rhétorique qu’il veut et je n’ai pas de conseil à donner.
    Les uns, rares en France, considèrent que l’implicite suffit amplement et qu’il est même plus efficace de changements car il ne contraint personne à une posture, ni en accusation ni en défense. Il ne provoque pas de raidissements, il offre à chacun de la souplesse du coup il permet les évolutions.
    D’autres, très nombreux en France, ne voient rien à tirer de l’implicite, ils le croient mort, pas suffisamment rapide ou évident. Et ils préfèrent largement l’explicite qui crée des effets cliquets, qui engage et qui met donc le feu aux poudres.

    (Freud ayant fait partie, après les philosophes et les pamphlétaires, d’une nouvelle catégorie d’expliciteurs)



  • easy easy 11 janvier 2012 16:07

    «  »« 6 décembre 2011 : Philippe COURROYE, procureur de l’affaire BETTENCOURT, ami de Nicolas SARKOZY, des mains duquel il a reçu la légion d’honneur, est déclaré avoir violé la loi sur le secret des sources par la cour de cassation. »«  »

    Une cour de cassation ne juge que de la bonne forme des cours de première et seconde instance



  • easy easy 11 janvier 2012 16:06



    «  »«  6 décembre 2011 : Philippe COURROYE, procureur de l’affaire BETTENCOURT, ami de Nicolas SARKOZY, des mains duquel il a reçu la légion d’honneur, est déclaré avoir violé la loi sur le secret des sources par la cour de cassation. »«  »"

    Une cour de cassation ne juge que de la bonne forme des jugements de première et seconde instance

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