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Eurasien
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  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Derniers commentaires



  • easy easy 15 septembre 2011 15:54

    Il y a indiscutablement une crise de confiance en l’Euro.

    Mais tous les Terriens doutent également (avant ou après nous, oeuf ou poule c’est à voir) de toutes les monnaies.

    On peut considérer que s’i l’euro ne plonge pas plus que ça alors qu’il est tellement question de sa fin, c’est parce que toutes les autres monnaies du monde auront égaglement baissé aux yeux de tous les Terriens.

    Dire où a commencé la crise de confiance dans le papier (avec toutes ses problématiques d’adossements incluses) c’est difficile mais mettons que ça ait commencé aux USA en 2008. Peu importe ce détail.


    La première chose à dire, en cas de crise, c’est que la survenue de crises est archi normale. C’est archi humain (ça ne relève pas de la météo) mais oui, dans tout édifice, dans toute transcendance, il y a des crises.

    Et il n’est pas prouvé qu’il soit indispensable de solutionner des crises. Passons sur ce point bien difficile.

    En dehors donc d’une production de riz catastrophique en raison de la météo ou de quelque vermine, l’être humain, organisé en société, ne devrait jamais se rerouver en crise. Mais comme il a la bonne idée d’avoir inventé des transcendances, des énormes pyramides de transcendances, toutes posées les unes sur les autres. Le doute posé sur une des croyances, retentit soit en refuge soit en doute aussi, sur une autre valeur virtuelle.

    En ce moment, il ne faut pas croire que seule notre confiance en l’Euro est entamée. L’édifice des transcendances est tel que nous sommes en train de douter-réfugier de toutes les autres valeurs (les plus sûres de toutes étant les stocks de riz ou de pâtes)



    Primo il n’est pas prouvé qu’en intervenant sur l’objet d’une crise on la résolve (on dit qu’un bon médecin guérit en 3 jours ce que la nature guérit en 5) ou qu’on la résolve plus vite, plus profondément

    Deuxio, il se pourrait bien qu’en soutenant notre foi dans les autres transcendances de l’édifice, nous rétablissions notre gnose en l’Euro.

    En fait, c’est un peu ce qui est en train de se passer. L’air de rien, toutes les autres transcendances étant débattues (Louis Vuitton compris) nous déplaçons nos fois, nous réorganisons nos jeux de cartes et déjà, regénérés par une foi plus forte en quelques autres valeurs de l’édifice : la patrie, la nation, la main sur la Lybie, notre force militaire(c’est quasiment la première fois depuis des siècles qu’on presque-gagne une presque-guerre et surtout qu’on a réussi avec nos sous ; Je signale ici que la guerre d’Indochine avait été financée jusqu’à 80% par les EU. Oui, Dien Bien Phu avait été financé à 80% par les Américains)

    Et c’est parce que nous sommes rassurés sur quelques autres points que soudain la sortie de l’euro ne nous semble plus taboue. Et puis, quelle belle affaire d’abandonner les Grecs au lieu d’avoir à adosser leurs risques !
     
    Si la sortie de l’Euro nous avait semblé catastrophique, c’est simple, nous n’en aurions jamais parlé. C’est ça les tabous.

    Comme nous en parlons, c’est que ça ne nous fait plus peur, et si nous n’avons pas peur, y compris de revenir au Franc isolé, c’est que nous avons repris confiance sur d’autres de nos valeurs (plus nationales of course)

    Mais, bien ou mal je n’en juge pas, tout regain de confiance nationaliste fait le lit d’une confiance en sa capacité à soutenir une guerre.

    Or il y a deux sortes de guerres possibles, interne ou externe.

    Il y a quelques années, à la faveur de quelques feux de poubelles, il avait été envisagé une guerre civile.
    Il se pourrait bien que la défiance sur l’Euro ait provoqué chez nous un déplacement de la rancoeur. Elle serait devenue moins interne et plus externe.



    A part ça, une monnaie, surtout de nos jours, n’est plus adossée à grand chose de dur. Elle repose surtout sur la transcendance qu’on a réussi à installer dessous à son lancement (c’est rare les lancements de monnaie) ou sur celle qu’on a réussi à entretenir dessus au fil des siècles (Nos amiricains étant champions du genre)

    L’Euro avait été lancé sur une énorme opération de marketing avec, pour fonds premier, la paix entre européens.

    A part donc cette grande valeur qu’est la pacification, l’Euro n’était pas soutenu par grand chose d’autre. D’autant que bien des pays européens l’ont boudé et s’en sont très bien portés.

    Au fur et à mesure que la paix nous aura semblé être acquise en Europe, qu’on sera devenu cul et chemise avec Poutine, L’Euro aura semblé ne plus être porté par quelque autre transcendance relais. Pire, il aura semblé être constitué ou adossé à des valeurs américaines pourries.

    Nous aurons eu l’impression que si nos banques se sont fait avoir par les junk bonds, l’euro l’était aussi.

    C’est comme si on disait au proprio d’une maison en bois qu’il y avait des termites dans son jardin.

    A part Kerviel, nous avons l’impression que les trucs les plus pourris du monde, sur le plan financier, viennent des EU. L’Euro nous semblant contaminé par les pourritures US, nous sommes assez disposés à revenir au franc tellement plus franc.

    Pourtant, après onze ans d’absence, le retrour du franc, en tant que transcendance, pourrait s’avérer douteux. Sur quoi serait-il adossé ?

    Sur Areva ?
    Sur Moët & Chandon ?
    Sur Versailles ?
    Sur l’Histoire de France ?

    Une monnaie, à défaut d’être adossée sur les valeurs sûres, devrait être au moins adossée sur la probité de ses promoteurs, disons de nos Chefs, de nos politiques.
    Avons-nous confiance en eux ?

    Hein, cher Imhotep ?










  • easy easy 15 septembre 2011 14:58


    Merci de réfléchir à ce problème et de proposer une solution. La prison n’en étant pas une ou n’en étant une que pour ceux qui sont certains de n’y aller jamais et qui verraient bien qu’on enferme à vie tous les délinquants.

    Alors banco pour votre idée.

    Mais il y a du ménage à faire d’abord.

    Lorsque cent individus vivent sur 10 000 kilomètres carrés de collines verdoyantes et qu’ils veulent 3% d’amélioration de leur niveau de vie chaque année, ça se fait sans trop de difficultés insolubles.

    Lorsque sur un territoire donné ne produisant pas grand chose d’autre que des carottes et des pommes de terre, des millions d’individus veulent une croissance de 3% , ce n’est possible que par le biais de croyances dans la mousse, dans la mise en transcendance d’idées ou de réalisations abstraites (au sens de non exactement vitales), menhirs, Joconde, Versailles, Tour Eiffel, champagne.

    En dehors d’un peu de blé et de vin, notre pays ne produit rien de dur, de très fondamental. Pour que notre train de vie de nanab perdure, nous avons dû nous mettre à croire dans les bulles, de champagne, de Perrier et de Bull.

    90% des actifs de notre pays gagnent leur vie sans rien extraire de dur de la nature. Ils la gagnent en échangeant de la mousse et en la valorisant (un de nos premiers produits a été « nous sommes la fille de l’Eglise » un autre a été les Lumière, un autre encore a été notre déclaration des droits de l’homme et du citoyen)

    Puisque dans notre pays, non seulement la plupart des actifs ne vivent que de production de danse, de théâtre, de cinéma, de conseils, d’analyse, de sondages, de gouvernance, de gestion, de critique, de médiatisation, de massages, de gardiennage, de diverstissement, mais qu’en plus ceux qui creusent vraiment le sol sont dénigrés, il est fort difficile de convaincre les jeunes de pratiquer autre chose que la voie de la mousse.


    A mpoins d’accepter de renvenir à la case Astérix, il nous est strictement impossible de renoncer au biais de la bulle, Or, les jeunes délinquants ont parfaitement joué de la bulle. Aucun, absolument aucun d’entre eux ne se sera compromisà creuser quelque véritable mine dans quelque véritable montagne. Aucun n’aura crée un champ d’endives clandestin. Aucun n’aura monté un atelier de confection clandestin.

    Du blé oui, de l’oseille oui, des patates oui mais pas ceux qui se mangent.




    Dans un pays sans ors ni diamants, il y aurait donc les bonnes mousses et les mauvaises mousses. Les bonnes mousses étant celles qui font que la crème de l’Oréal vaut son pesant de véritable or. Et les mauvaises mousses sont celles qui font qu’une poudre blanche vaut son pesant d’or.
    La crème de l’Oréal étant licite, la neige ne l’étant pas.

    Si la différence entre ces deux productions bourrées de transcendances ne tient qu’aux taxes et impôts, que dans un cas on paye et que dans l’autre on ne paye pas, cela conduira les producteurs de neige à demander à en payer basta.

    Ce n’est pas la taxe ou le côté black qui pose problème. C’est surtout que la neige, quand elle est consommée, tend à tuer physiquement la société. Ce qui n’est pas trop le cas des crèmes de chez l’Oréal.

    Tout en convenant donc avec les jeunes que les adultes BCBG ne produisent que des bulles, il faut convaincre ces jeunes qu’ils peuvent produire des bulles légales (musique, cinoche, comique, basketts...) comme les copains mais surtout, il faut les amener à aimer la société.

    Ce n’est que si l’on aime la société qu’on va lui proposer des mousses non létales.

    Or, dès leur petite enfance, une certaine masse de gamins se sentent mal aimés par la société. Se jeter la pierre les uns les autres n’est d’aucun intérêt. Il y a à voir que beaucoup de jeunes se sentent mal aimés par la société et l’aiment donc mal en retour.
     
    Un tuteur, un éducateur, avec un jeune, oui. Mais ce tuteur devra pratiquer un discours lucide dans lequel il ne doit pas se poser en producteur de véritable or alors qu’il ne produit que de la mousse légale et dans lequel il faut parvenir à un retour en grâce bilatéral société-adolescent.


    (Ce qui avait été délirant dans les débuts de la colonisation, c’est que des religieux qui ne produisaient que de la mousse 365J par an, étaient partis donner des leçons de vie à des gens qui produisaient du charbon et du maïs pendant 360J et qui n’entraient en transe que 5 jours)


    Lorsqu’un peuple est au maïs et au charbon 360 jours par an, il subit la loi de la nature 360 jours par an. Et comme cette loi s’impose à tous d’elle-même, tous les agriculteurs et mineurs sont sur la même longueur d’onde. Ils insultent éventuellement les nuages mais ne s’insultent pas mutuellement.

    Quand un peuple ne produit plus que de la mousse, tous les gens s’agressent, se jugent, s’insultent et s’accusent.
    « Si tu n’es pas avec moi, tu es contre moi »

    Si les gens applaudissent ton bla-bla fais fortune, sinon t’es ruiné.

    Lorsqu’un peuple vit de pub, de vidéo, de chansons, de cinéma, de festivals, de livres et de spectacles, tout cela n’étant que mousse excitant l’esprit et sa créativité, il est tout à fait logique qu’il produise des enfants convaincus de la mousse dès leur petite enfance (yaka voir les gamins stars) 
     
    C’est pour cette raison que la France est la pays des 60 millions de juges, enfants compris.

    C’est parce que notre économie est obilgatoirement fondée sur la mousse qu’elle est obligatoirement fondée non sur les lois de la nature ou la météo mais sur les lois humaines. Comme les lois humaines prédominent et sont finalement à la portée de n’importe quel groupe, il y a autant de lois qu’il y a de communautés. Et peu importe les âges.

    Eduquer ou rééduquer un ado, c’est lui avouer que toutes les lois que nous utilisons à longueur de temps pour nous accuser mutuellement ne sont qu’humaines donc relatives. Aucune ne peut prétendre à l’absolu, à la vérité, à l’universel.
    Et partant de là, lui faire aimer les lois du groupe social qui préfère renoncer à la délinquance ordinaire en lui montrant qu’il peut y produire une mousse plus viable.

    Ou, pourquoi pas, du véritable travail.

    Mais en ce cas, il faut cesser de réserver le vrai travail aux tôlards et de le très mal payer.

    Le ménage consiste donc, tout en continuant de ne produire que de la mousse, de dire ce fait. Bien entendu que c’est paradoxal car comment continuerons-nous de faire croire que Perrier c’est génial si nous disons que c’est de la mousse ?

    C’est certainement paradoxal mais nous ne sortirons pas des dérives de notre bullisme si nous ne le disons pas. Le dire ce n’est pas le dénoncer et encore moins le condamner, c’est seulement le dire, c’est accéder à la lucidité.

    Nous sommes bien parvenus à lire des ouvrages liucides sur la pub, nous avons bien réussi à lire notre ami Paul Villach sans pour autant que la bulle pub ne s’effondre n’est-ce pas ?
    Alors, lorsque nous faisons la leçon aux ados, nous devons être lucides et sincères sur ce que nous sommes avant de les traiter de diables ou de fumistes.

    C’est en toute mousse Perrier, en toute mousse champagne, en toute mousse Ferrari, en toute mousse immobilière, en toute mousse silicone, en toute mousse des crédits, en toute mousse des conseils que nous devons conseiller nos ados. Nous ne devons pas le faire déguisés en archanges ou en bons samaritains.



  • easy easy 15 septembre 2011 09:04

    Bonjour Titi,

    Vous faites partie des très rares Français à piger que notre économie, (la nôtre en particulier) a besoin de bulles dans son sang financier.

    Lorsqu’une des bulles enfle trop vite (elle enfle rarement seule, elle entraîne souvent d’autres bulles avec elle) notre croyance bullissime en elle n’a pas le temps de prendre racine, beaucoup sont sceptiques et elle peut se dégonfler brutalement. Larmes et cendres alors. Amertume alors. Et là on dénonce les bulles, on les péjore, on insulte tous ceux qui ont fait cette mousse.

    Et pourtant, il nous en faut de la mousse désirable puisque nous ne produisons ni or ni diamants ni perles.


    Parmi les choses que dans notre vie fortement consumériste nous parvenons à conserver, il y a deux ou trois bijoux de famille, un peu de billets de banque, une maison, un faux Matisse.
    Ceux d’entre nous qui, en toute irresponsabilité (car à mes yeux, la lucidité n’est pas une affaire de connaissance mais une affaire de responsabilité) dénigrent les faiseurs de mousse, les ponziditateurs, qui hurlent qu’il faut les enfermer 135 ans en prison et même les pendre au bout d’une grue, ont leurs propres avoirs fondés sur une croyance, sur une mousse.

    Dans le bruit, il existe un phénomène de masque. Le bruit le plus fort couvre le bruit le plus faible et ressort alors comme seul bruit.
    Ce phénomène de masque existe dans toute notre psychologie. Toutes nos croyances, que les agnosistes ignorent avoir, fonctionnent selon un principe de masque où la croyance la plus forte domine nos autres sentiments (dont des croyances inverses, plus prudentes) et cela de manière alternative, tantôt une croyance domine, tantôt une autre.
    Pendant que nous hurlons qu’il faut pendre les ponziditateurs qui ont raté leur mousse dorée, nous dénions que tous nos biens reposent sur du moussage. Nous dénions également, qu’à moins d’avoir fourni aux gens du charbon, de la farine et des oeufs, nous n’avons, le cul sur notre chaise à 5 branches roulettées, fourni que de la mousse.

    Quel pays au monde contient autant de citoyens conseilleurs ?
    Psys, pharmaciens, enseignants, coach, avocats, notaires, décorateurs, agent immobilier, banquiers, trader, négociant, marchand d’armes, designer, architecte, écrivain, politicien, éditorialiste, journaliste, plublicitaire, qui n’est pas conseiller ?

    90% des actifs français ne produisent rien de plus que du conseil, donc très exactement de l’agent moussant ; « Prenez cette crème, ça vous rendra plus belle » Et voilà la crème devenue dorée.


    Le bon conseil français, l’avis français a donc de plus en plus prévalu dans l’Hexagone, surtout depuis Louis XIII, Gutenberg, Ferry, et les Français l’ont également très bien vendu à l’étranger (c’est le fondamental du racisme où un Français écrivait « Non seulement il est laid et marche mal, mais en plus il respire mal, le nègre »)

    Et notre problème, depuis la mondialisation et la décolonisation, c’est que notre agent moussant ne ressort plus aussi doré qu’autrefois, c’est qu’il y a d’autres agents moussants dans le monde qui prennent la main et c’est que nous n’avons vraiment plus rien d’autre à vendre.

    Lorsque Pompidou avait -premier président à le faire- voyagé dans le Monde en Concorde, il produisait exactement de la bonne mousse française « Gagnez du temps, gagnez de l’argent, en prenant le Concorde. Croyez dans le génie français » (Bon, on taisait que cet avion était glouton de pétrole non hexagonal)

    Lorsque Giscard récupèrait des diamants (il y en avait très peu et c’était broutille mais ça a fait grand bruit) il tuait notre moussage car il faisait apparaître que ce qui vient du sol vaut plus que ce qui vient de nos Lumières.
    (L’impact de la place Vendôme, qui valorise trop les produits miniers, est bien plus négatif que celui du festival de Cannes où l’on ne vend que de la vision, que du charme)

    Comme nous n’avons rien comme ressources minières, nous devrions, sous les yeux du monde, jeter à la mer tout ce que les autres produisent de dur qui vient de leur sol, en manière de crânerie. Faute de faire ce genre de geste, nous avouons que le dur vaut plus que le léger qui sort de notre cerveau.

    A l’ONU, Villepin allait à montrer au monde que nos Lumières valent plus que le pétrole.

    Là, BHL vient de prouver le contraire.

    Le plus sûr moyen de faire s’effondrer toutes nos valeurs, Tour Eiffel comprise, Areva comprise, Avenue Foch comprise, Perrier compris, Champagne compris, c’est de nationaliser nos organes qui produisent des bulles.

    La Russie possédait pourtant d’immenses trésors durs dans son sol. La Chine aussi. Mais malgré cet avantage indéniable, leurs nationalisations n’ont permis à leurs gens qu’une vie très misérable et finalement, ces Etats communistes ont été contraints de reconnaître qu’il fallait, si l’on voulait vivre luxueusement, fabriquer quelque mousse. 

    Un peuple qui n’a rien de dur à vendre ne doit surtout pas virer communiste. A moins d’avoir envie de repasser par la case Astérix et d’y rester.
    Monaco, Luxembourg, Hollande, France, ne doivent surtout rien faire qui évoque le communisme où il est interdit de fabriquer des bulles.




  • easy easy 14 septembre 2011 17:27

    Laissons de côté un instant le décroissancisme et ses bonnes raisons.

    Oublions également les misèrables du monde comme d’habitude.

    Raisonnons croissanciste rien que pour nous.
    Une croissance de 2 ou 3% ressort comme nécessaire pour continuer à vivre grassement (services sociaux inclus).
    Une croissance impose, c’est incontournable, en plus du sang financier habituel, du sang financier supplémentaire. Il nous faut donc 3% de sang de plus par an

    Il se produit dans les 2300 T d’or par an. A 44 000 € le kilo, ça fait 100 milliards de plus par an. Le PIB mondial fait 46 000 milliards €
    3% de 46 000 c’est 1400 milliards.
    La production d’or couvre donc 3% seulement de la croissance. Manque 97% de véritable or de plus chaque année.

    L’année N, il faut donc, pour que l’économie mondiale puisse produire 103% du PIB de N-1, qu’on ajoute aux 3% de part de croissance que fournit l’or, 97% de papier en plus. Aux 2300T d’or vrai remontés de terre chaque année, il faut ajouter 74 000 T d’or faux fabriqué en papier.
    L’année N+1, à production d’or égale, c’est plutôt 74 200 T d’or faux qu’il faut encore ajouter.
    Au terme de 10 ans, face à 23 000 T d’or vrai remonté du sol, on aura ajouté 800 000 T d’or bidon sous forme de papier (en vraie monnaie papier ou monnaie électronique, titres, obligations, CDS, tout ça inclus)

    Etant donné la masse très importante des Terriens qui PIBent et qui ont besoin de 3% de PIB de plus par an, la production d’or ressort comme étant très insuffisante. Même en y ajoutant les diamants et autres minéraux précieux qu’on peut conserver (et non brûler comme le pétrole ou le gaz) il est indispensable de créer à peu près 30 fois plus de valeurs plus« légères ».

    L’or est superbe, il fascine des tas de gens, beaucoup ont tué père et mère pour lui. Il s’en produit 1400 T de ce produit qui file la fièvre et rend fou mais il nous faut encore inventer des bidules plus légers qui nous fassent 30 fois plus fasciner. Et cela chaque année, sans jamais faiblir d’inventivité.
     
    Sans ces ajouts de valeurs légères (Billets, monnaies, titres, actions, certificats, toutes choses dont la valeur doit flamber sinon plouf) il ne peut pas y avoir de croissance par rapport à l’année précédente.

    Disons que si on ne produisait pas ces valeurs légères, le sang économique ne devrait croître que des productions de valeurs dures (Or, platine, argent, diamants, rubis) Ce qui, si on y allait d’un seul coup, nous ferait régresser (par manque de liquidités) vers le Moyen-âge voire Astérix.
    Puis, de cette situation en Astérix et toujours compte tenu que nous sommes au moins 3 milliards d’humains sur les 7 à vouloir de la croissance, nous devrons ensuite nous contenter d’un taux de croissance de 0,03% / an. Ce qui fait à peu près un menhir ou un pont de bois de plus tous les 8 ans mais pas les deux à la fois.

    Si nous ne voulons pas de ça, il nous faut forcément créer chaque année 74 000 tonnes-équivalent-or de valeurs légères.

    Ce que nous savons faire, avec l’aide des géniaux amiricains.

    Le problème c’est que par moments, peut-être pour avoir créé un peu trop vite trop de valeurs légères, surtout carrément fondées sur des productions futures (crédit inconséquent) on se met à douter de la vraie valeur de ces 74 000 tonnes-équivalent-or annuels.

    Oui, critiquons les banques qui ont inventé tant de valeurs légères appuyées sur tant de non véritable travail ou sur du travail à venir qui ne sera jamais fourni because chômage.
    Mais une fois ces reproches faits, on fait quoi ?
    Comment est-il possible de fabriquer de telles quantités de valeurs légères nouvelles chaque année qui soient définitivement sûres ?

    Il n’y a pas de solution les amis. Nous sommes allés trop loin, beaucoup trop loin déjà. Ca fait trop longtemps que nous nous vautrons dans le confort sans avoir transpiré, rien qu’en ayant tapé sur des touches de clavier, rien qu’en ayant écrit des livres, rien qu’en ayant chanté, dansé, rien qu’en vivant à crédit.

    Dans les peuples primitifs, il n’y a pas de gens qui passent 365 jours par an à chanter et danser, à faire de la psychanalyse, à réfléchir sur la politique, sur les étoiles, sur DSK, à clavioter sur les forums en maudisant tout ce qui bouge et respire.

    Rien qu’en France, c’est facilement 20% des gens dits actifs qui ne produisent que du vent toute leur vie (sans rotation, sans chacun son tour). Quant aux inactifs...Quant à ceux qui à 30 ans n’ont encore « travaillé » qu’à leurs chères études...



    Par chance, figurez-vous que malgré la défiance actuelle, il reste encore un paquet de cinglés qui adorent essayer de se faire de la thune en bourse. et le seul fait qu’il y ait beaucoup de joueurs passionnés par ce jeu, fait automatiquement gonfler les cours de tout ce qu’ils tripotent, ce qui crée de la valeur légère. Beaucoup de valeur bidon.


    Lorsqu’un pays produit des valeurs dures, de l’or ou même du pétrole (il ne se garde pas mais peut s’échanger directement contre de l’or), il peut nationaliser. Pas de boursicoteurs, pas de survalorisations, pas de bulles, mais ça suffit à condition de produire 3% de produits miniers de plus par an, ce qui est faisable pour certains pays 

    Kadhafi, Saddam, Chavez, pouvaient donc nationaliser.

    Un canal comme Panama, Suez, oui, ça peut se nationaliser puisque c’est un passage obligé pour le monde entier, c’est quasiment du dur.
    Versailles, Cnatilly, le Louvre, oui, ça peut se nationaliser, c’est relativement rare, c’est un peu dur.

    Mais à part ces quelques châteaux, quelques bancs d’Arguin, quelques Joconde, quelques vaccins, quelques carrés de soie, que produisons-nous de vraiment dur, de rare et surtout de plus chaque année ?

    Rien.


    Sans les Ponzi, sans les bulles, chers amis, c’est retour à la case Astérix.

    Nous étions, il y a très très longtemps de vrais travailleurs. Nous sommes devenus des croyance-dépendants. Nous ne vivons plus que de croyances (au nombres desquelles il y a nos Lumières, nos Idées, nos Idéaux, nos Musiques et nos Théories). Alors dès que nous croyons moins, plouf.

    Nous avons encore bien de la chance que quelques millions de vrais travailleurs soient fascinés par nos foulards Hermès.
    Nous avons encore bien de la chance que tant de gens aient besoin des armes que nous fabriquons et qu’ils aiment autant la Tour Eiffel.

    Prions, chers croyants, prions pour que les autres continuent de croire le plus longtemps possible en nos valeurs légères. En Brigitte Bardot, en Cannes, en Rodin, en paris plage, en Areva...


    Ce qu’on peut faire de pire pour flinguer cette croyance des autres en nos valeurs légères ?

    Nationaliser nos usines qui les produisent.





  • easy easy 14 septembre 2011 13:54

    Il me semble que l’Histoire est une très grande chose et que l’école ne devrait que nous en donner le goût.

    Je veux dire qu’il y a tant et tant de choses à apprendre de l’Histoire, qui ne doit pas être que de France, qui ne doit pas être que d’Europe, qu’il est impossible de l’enseigner à l’école. C’est un très grand sujet que chacun doit apprendre et travailler, je dis bien travailler, toute sa vie, sans arrêt.

    Que par une formule ou une autre, l’école inculque la passion de l’Histoire aux jeunes, ce sera très amplement suffisant. Chacun se débrouillera ensuite.
    D’une manière générale, sur pas mal de matières à enveloppe infinie (biologie, littérature, géographie, philo, politique, histoire, arts, psychologie..) j’estime que ce qui est capital c’est de passionner un enfant. Le reste se fera tout seul et chacun fera à sa manière (ce qui évitera la pensée unique)

    En somme, je suis dans l’esprit du Cercle des poètes disparus.

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