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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • easy easy 8 septembre 2011 13:51


    Nous aimons les messes et nous aimons aussi les débats.
    Les médias proposent parfois des messes, parfois des débats, parfois les deux.
    Globalement, les Français ont accès aussi bien à des messes qu’à des débats. Nous ne sommes privés de rien.

    Quand à l’intérieur d’un média il est décidé de monter une émission à débat en live, ses orqanisateurs ont le choix entre plusieurs formules dont celle consistant à ne mettre sur un ring que des débatteurs nouveaux et celle consistant à placer face à un groupe de contradicteurs stable, des invités nouveaux.
     
    La formule choisie par Ruquier va à cette seconde option. 
    Semaine après semaine on retrouve donc toujours les mêmes grincheux face à des invités nouveaux. 
    L’avantage de cette option à grincheux fixe c’est que ces grincheux développent leur talent de grincheux et que le meneur de jeu, les connaissant de mieux en mieux, peut jouer du curseur de l’agitation à sa guise. Il peut contrôler la puissance du feu. (Concernant Ruquier, ça n’a foiré que la fois où il avait invité je ne sais plus quelle amie et où il avait donc été malheureux qu’elle se fasse grincher. Cette fois là, il n’a pas pu baisser le feu et il semble que ça l’ait décidé de se séparer de ses grincheux habituels)

    Le contrôle du feu par l’animateur, seul responsable pénal et éthique de l’émission, est indispensable et ce point est très important bien qu’il ne saute pas aux yeux des spectateurs. 

    L’inconvénient de cette option, c’est que les grincheux, devenus très talentueux et experts en quasiment toutes choses, finissent par agacer de plus de spectateurs vulnérables à la jalousie. 
    C’est que quand on regarde une seule émission, on trouve les grincheux parfaits alors que quand on regarde toutes les émissions, on considère de plus en plus leur capacité à grincher de tout et d’avoir sur toute chose une idée originale à émettre. Le spectateur assidu qui est vulnérable à la jalousie finit par avoir l’impression que sur tout sujet, lui-même, le spectateur, peut avoir tout faux face à la même équipe de grincheux.
    Lorsque trop de spectateurs vulnérables à la jalousie ont l’impression que ces grincheux peuvent, sur tout sujet, les mettre à l’envers, ils commencent à les haïr. Cette équipe est donc à remplacer par une autre qui sera soit moins durable soit moins transversale, moins compétente en toutes choses.

    Ainsi, contrairement aux émissions de débats organisées selon la première option où l’on confronte de semaine en semaine différents experts d’avis contraires sur un sujet donné et où le spectateur retient que les débats ne sont accessibles qu’à des spécialistes, les émissions de débats organisées selon la seconde option révèlent aux spectateurs qu’à condition d’avoir une culture transversale, chacun est en mesure et en droit de grincher de tout et de toute chose (ce qui débouche sur les foras de type AVox) 

    Les émissions à grincheux fixes ainsi que les forums comme celui-ci démocratisent et popularisent non le concept du débat mais le concept de l’accès à tous au débat (à condition, mais ça va de soi, de se cultiver transversalement. Où Internet, ses bases et moteurs de recherche jouent un rôle éminent)

    A la place d’un Ruquier, j’envisagerais une formule où il y aurait encore une équipe de grincheux fixes à culture transversale (et travaillant constamment à développer cette culture) mais d’une part je composerais un couple comprenant un analyste et un synthétiste, d’autre part j’ajouterais dans cette équipe et de façon alors tournante, un spécialiste du sujet du jour afin qu’il montre que la connaissance transversale a des limites. 

    Les verticalistes doivent être confrontés à la modestie de leur horizontalitude et les horizontalistes doivent être confrontés à la modestie de leur verticalitude.

    On ne peut pas tout savoir ni être cultivé de toute chose.

     



  • easy easy 7 septembre 2011 11:06

    Lorsque l’homme se débrouillait pour vivre sans même fabriquer de massue, sans même modifier un bout de branche pour en faire une lance, il ne voyait de création éventuelle que dans la naissance d’un enfant. Comme les bestioles en faisaient autant, son concept de création n’était sans doute même pas formé.

    Puis il a créé une lance, une hache. Sans doute s’est alors formé dans son esprit le concept de création et ce concept était alors automatiquement liée à l’historicité. On ramassait un arc qui traînait, on considérait qu’il avait été créé par quelqu’un.
    L’homme se mit à alors à détecter la création-histoire dans tout objet manufacturé.

    Mais il vivait encore dans des cavernes non fabriquées, il chassait des bestioles non fabriquées, il mangeait des racines et des baies non fabriquées.

    C’est au fur et à mesure qu’il a fabriqué son habitat, qu’il a élevé du bétail, qu’il a planté des carottes, que son concept de création s’est développé, que le champ de la création-histoire s’est élargi dans son esprit.

    Jusqu’au jour où ce champ dépassa les bornes des productions entendables par son propre clan et où il fallut admettre que des dolmens que son propre clan ne savait créer avaient été créés par d’autres, par des clans dotés de possibilités inconnues et apparaissant magiques.

    Singulièrement, les dolmens ou autres édifices qui avaient introduit dans la pensée de nos anciens le concept de « Choses créées par des pakomnous jusque là inconnus et qui le resteront sans doute » continuent 10 000 ans plus tard, de nous laisser perplexes.
    Même nous qui avons toutes sortes de grues et machines, nous continuons d’être déstabilisés ou romantisés par les Machu Picchu, les pyramides et autres jarres du Laos.


    Aussi bien nos ancêtres que nous-mêmes, nous sommes tous encore fragilisés en termes cataphatiques où les choses doivent être ou ne pas être, par des créations épatantes.
    Elles ont forcément été construites par des hommes mais comme nous ne comprenons pas comment (surtout en termes de transport et surtout depuis que nous ne pratiquons plus les tirages à 3000 personnes autour d’une corde) nous sommes accessibles à la magie.
    Et nous en faisons commerce de la magie, plutôt de plus en plus.
    Il n’y a pas que quand nous ouvrons un livre du genre Lord of the ring que nous suspendons volontairement notre incrédulité pour nous mettre en mode crédule. Même une fois le livre refermé, nous restons en permanence en mode crédule sur des tas d’autres sujets (dont celui de l’amour, celui d’un avenir meilleur ou celui d’une fin de monde)


    Dès que des hommes ont créé des outils, des armes, des dessins, des gravures, des poteries, des pièges et que d’autres hommes en ont découvert les restes par la suite, il y a eu chez ces derniers le développement du sens de l’histoire, du passé et aussi de ce qui le marquait ou le prouvait ce passé, à savoir la création, qu’elle soit aisément expliquée ou pas, qu’elle ressorte triviale ou magique.

    Le développement de cette idée allait forcément frapper non seulement ce qui ressortait commme créations humaines, triviales ou épatantes, mais aussi et de plus en plus largement, toutes les autres choses perceptibles. Non seulement la hutte mais aussi la grotte, la montagne et le mammouth. Non seulement les alignements de menhirs mais aussi les alignements des étoiles. Faut vraiment adorer ou avoir besoin de croire pour voir la Grande ourse ou même un Chariot ou même une Casserole dans le ciel nocturne.

    La Voie lactée s’appelle toujours la Voie lactée n’est-ce pas ?

    Cette extension du créationnisme vers toutes les choses perceptibles et nommables s’est faite d’autant plus facilement que quand on découvre un village abandonné, ce qui va nous marquer le plus ce n’est pas la découverte d’objets banals mais la découverte d’objets épatants. Ces objets épatants seront récupérés, feront l’objet de perpétuels palabres dans le clan qui les a découverts et ils deviendront le cristal ou tabou autour duquel il ne peut pas y avoir de conclusion définitive. Tout bidule bizarre récupéré lors d’une promenade devient le bidule cristallisant une croyance.
    C’est l’inexpliquable qui forme la croyance et développe le goût de l’histoire

    La croyance est utile au clan car elle est le seul sujet devant lequel chaque membre doit se soumettre. Elle développe le OUI et le NON collectif.
    Et le consensus a bien des intérêts puisqu’il permet de développer une force collective, une force qui dépasse chaque individu, une force surnaturelle, une force susceptible de soulever des montagnes, une force magique (Qui fait peur ou qui rassure, selon les circonstances et obéissances). Le consensus fait apparaître, parce qu’il peut former une bande, une équipe ou une meute, un Personnage épatant.




    On ne peut pas réécrire l’Histoire. Or elle a été faite avec des croyances.

    Même quand on croit démonter une croyance en la péjorant voire en l’interdisant, on passe en fait à une autre croyance.
    Si un clan, un peuple, ne montre plus jamais de consensus, c’est qu’il n’a vraiment plus de croyances ou que ceux qui en ont encore sont très minoritaires.

    Un peuple qui peut encore réunir 30% de sa population autour de la croyance qu’un chef peut l’aider à vivre, peut lui permettre d’exister, peut lui permettre de faire des choses surhumaines, peut défendre ses intérêts face à de grands dangers, est un peuple qui a encore le goût pour les croyances. C’est grâce à un panier de croyances assez massivement partagées que se forme un peuple. Peuple et croyance sont indissociables.

    Les Livres sont des détails, des exemples, des cas qui illustrent ce phénomène coagulateur. Les théâtres, les médias et télés, idem.

    Y a-t-il, dans un peuple, des individus non croyants ?
    Je pense que tout individu qui vit en société, même celui qui se planque dans ses égouts, croit en la Personne-masse, croit en une Personne capable de prodiges (blancs ou noirs). Il est donc croyant.


    Posons que Diogène de Sinope se soit efforcé d’être agnostique, refusant d’être épaté par le prodigieux Alexandre. 
    Une nuit, observant par hasard le ciel, il y voit 12 étoiles, plus brillantes que les autres, alignées et semblant disposées à intervalles réguliers, ou alors 3 comètes. Si son regard passe dans la seconde suivante à l’arbre qui est devant lui, à l’oreille de son chien, au caillou qui est devant lui, s’il ne pense plus à ces 12 étoiles alignées, s’il n’y repense pas plus qu’à son dernier pipi, alors il est vraiment invulnérable à la croyance.



  • easy easy 1er septembre 2011 20:06


    Je réagis uniquement à la vidéo sur les ARVs


    Un ancêtre commun en raison de ces similitudes génétiques oui.

    Mais il existe au moins deux manières d’avoir un ancêtre commun.

    Une bestiole portant tous ces gènes+ ARVs et appartenant donc à un seul groupe a muté pour donner une lignée différente mais comportant tout de même les mêmes ERVs, Ca c’est l’hypothèse qui colle avec le darwinisme. (Mais il faut y ajouter aussi le facteur de l’élimination des modèles non compétitifs)

    Ou il y avait deux groupes distincts mais semblables, l’un comportant tous les ERVs, l’autre n’en comportant aucun et un jour, patatras, il y aurait eu copulations croisées, disons de 10 humains avec 10 singes, d’où il serait né plusieurs enfants, les uns ressemblant plus à des humains de premier rang mais modifiés, les autres ressemblant plus à des singes de premier rang mais modifiés, tous ayant les mêmes ARVs



    Les mutations spontanées, oui, il faut compter dessus (encore qu’on en n’observe pas des masses)
    Mais je trouve qu’on ne compte pas assez sur les croisements « interdits »

    Il circule une vidéo où l’on peut voir un chien essayer de sauter une poule. Et des chiens essayant de sauter des humains, ça se passe dix mille fois par jour rien qu’en France.
    Ca n’aboutit à rien. 
    Les espèces étant trop différentes.

    Mais nonobstant ces différences qui sembleraient suffire à faire barrière, on doit constater qu’il y a un instinct qui fait que parfois des bestioles copulent hors piste et ici ou là, il peut résulter des petits viables.

    Je trouve singulier, mais tellement humain, que nous ayons pu créér des centaines de sortes de poires, de pigeons et de chiens en croisant la petite variété qui existait déjà, mais que nous écartions systématiquement dans nos hypothèses sur la variété des espèces, le fait que les bestioles, une fois légèrement différenciées par une mutation sur un détail, aient tout de même cherché à se recroiser avec la souche source donc avec des « un peu différents »

    Comment peut-on imaginer qu’une souris naisse spontanément avec des yeux verts et que cette souris bizarre, plutôt solitaire, n’ait pas cherché à copuler avec des souris normales ?


    Des copulations avec des très différents il n’y en a sans doute pas eu beaucoup et elles auraient très souvent raté mais des copulations avec des « un peu différents » soit en remontée de source soit en écartement de source, il a dû y en a avoir des milliards.



    Il y a probablement eu un ancêtre commun aux singes et aux hommes (idée déjà difficile à supporter pour certains idéaliste). Puis un jour, par seule mutation, il sera né un individu bizarre. Cet individu aura s’abord essayé de copuler avec les normaux mais rejeté par eux, il aura peut-être essayé de copuler avec une espèce différente mais pas trop. Et ensuite, dans les générations suivantes, il y aura eu encore bien des croisements et recroisements en remontée de source ou en diversification

    Au fil du temps, deux groupes trop différenciés se seront détachés, n’envisageant plus de se mélanger car de sensibilité trop différentes mais pendant des milliers d’années, avant cette séparation des sortes hommes et des sortes de singes ont dû régulièrement se mélanger.




    Les Occidentaux sont trop analytiques et insuffisamment synthétiques.
    La vie est une affaire ultra compliquée que les visions trop analytiques ne peuvent saisir. Elles peuvent s’aveugler de voir très fortement une chose et rater alors de voir un peu l’ensemble.

    Cette focalisation s’observe par exemple dans les situations de guerre ou les batailles. Le chef focaliste va tout faire selon une vision, une hypothèse, un projet, et se retrouve étonné que les choses ne se passent pas du tout comme il l’avait imaginé et claironné.

    100% des chefs qui avaient visité la base de Dien Bien Phu avaient dit leur enthousiasme pour cette réalisation. Ils partaient tous d’un postulat selon lequel en aucun cas Giap ne pourrait faire venir là plus d’une division et encore moins y faire venir des canons. Il est possible que de simples soldats aient eu des sentiments moins catégoriques mais comme la règle dans l’armée, veut que les chefs tiennent un discours confiant et que les soldats à la foi vacillante se taisent, le plan merveilleux des chefs sûrs de leur coup a viré au désastre total avec un effet domino négatif de si grande ampleur que toute la politique de la colonisation a vacillé.

    La Vie c’est infiniment plus compliqué qu’une guerre qui l’est déjà beaucoup. Je doute qu’on saisisse la formation de la Vie et de la variété en s’enfermant dans une théorie trop simple à comprendre et à formuler.

    A mon sens, pour expliquer la variété, dont celle qui a fait les humains et les chimpanzés il faudrait au moins considérer les mutations, les éliminations compétitives, les copulations entre différents, l’effet des déplacements géographiques et des modifications environnementales d’un point de vue climatique et cosmique








     



  • easy easy 1er septembre 2011 13:28

    DSK a une responsabilité de tout premier rang dans ce qui s’est passé.
    Mais après ces minutes fatales, il n’a pas eu la main sur son destin alors que ND a tout fait pour la prendre (en toute légitimité)

    En toute légitimité, ND a constamment cherché à contrôler sa prise en main du destin de DSK et a donc constamment -parce qu’à notre époque, nos procédures de Justice l’exigent- maîtrisé son image. Disparitions et apparitions comprises.

    100% des images qu’on aura vues d’elle ont été contrôlées par elle ( part les phots d’elles récupérée en Afrique). Ce qui aura échappé à son contrôle ce sera le reste, donc son passé. C’est cette volonté de contrôler son image, d’ange donc, qui l’a coincée. Car il faut encore le rappeler la procédure judiciaire de notre époque l’exige, surtout quand on entreprend de briser l’image d’un prince.

    Et pendant ce temps, exception faite de la location d’une maison très luxueuse offrant alors une image hystérisante et à mon sens désastreuse, DSK n’a rien contrôlé de son image. Chaque fois qu’il a été photographié et filmé, c’était à son corps défendant et c’était pendant qu’il était en très mauvaise posture (A la fois en raison de sa responsabilité de premier rang et aussi en raison des menaces délirantes, 130 ans de prison, auxquelles il était soumis)

    Les images qui ont été prises de lui, volées ces images qui sont encore utilisées et qui vont l’être pendant des décennies, ne montrent que l’expression d’un homme qui se retrouve menacé de toutes les morts à la fois et qu’il est déjà tué sur bien des plans.

    Avant l’abandon des charges, ce que les images volées montraient c’était donc l’expression d’un homme mené à l’échaffaud.
    Après l’abandon des charges, ce que les images encore volées montrent, c’est le soulagement d’un homme qui apprend qu’il échappe à 130 ans de prison.

    Mais les foules hystérisées voyant le bouc échapper au volcan sont folles de dépit et enragent de le voir soulagé, de le voir sourire. Elles vont donc à qualifier ce sourire de diabolique.



    J’ai trop connu ces phénomènes en Indochine.
    Aussi bien sous les Français que sous les Américains, lorsque les Rambo avaient capturé un rebelle (qui était, doit-on s’en étonner, terrorisé mais s’efforçait de dominer ses tremblements), ils étaient très agacés quand ils remarquaient une sorte de sourire sur son visage.
    J’ai vu une scène concernant un Viet qui avait à mon sens de Blanc, l’irréductible défaut d’arborer, quels que soient les coups qu’on lui infligeait, une sorte de sourire. Hélas, mille fois hélas pour lui qui ne pigeait pas cet effet et qui ne savait pas comment en sortir, son sourire bizarre a rendu les Rambo complètement fous de rage et il a subi ds horreurs pas racontables.


    Là, je cite le cas assez spécial pour nous les Blancs, que représente ce sourire à l’envers des Viets (il me semble que les Peaux-Rouges n’avaient pas ce « défaut » ; les Algériens et les Noirs non plus, sauf exceptions)

    Or DSK n’est pas un Viet doté de ce « défaut ». Il est habitué à notre sens du sourire et il ne sourit pas à l’envers.
    Mais partant de l’exemple atroce que je viens de vous raconter sur le Vietnam, nous devons réaliser que nous accordons une beacoup trop grande importance au sourire, et plus encore en situations hystériques. (Si le capitaine Dreyfus avait sourit pendant la scène hautement symbolique de sa dégradation publique, jamais personne ne l’aurait défendu)

    Remarquez qu’à part la Joconde, les sourires étaient très rarement représentés sur les peintures et les représentations de Boudddha étaient à nos yeux des étrangetés.

    Pendant des décennies, les premières photos montraient des gens au visage fermé ou triste dirait-on aujourd’hui.
    Et puis, je ne sais pas bien pourquoi, peut-être sous l’effet de la période hygiéniste, gymnastique, disons aryenne + congés payés, il devint cultuel d’arborer un sourire sur les photos.
    Une photo sans sourire devint rapidement ratée.

    Prenons conscience que nous hystérisons donc beaucoup sur le sourire depuid un siècle seulement et que ça nous conduit forcément à lui accorder une valeur surnaturelle.

    N’importe quel Blanc apprenant qu’il échappe à 130 ans de prison, bien que déjà tué sur bien des plans, exprimera un sourire de soulagement, de contentement et pourquoi pas de victoire au sens intime.
    Il faut être devenu hystériquement braqué contre lui pour voir en ses sourires de soulagement quelque insulte ou provocation adressée à la masse qui voulait une pendaison.

    Il faut être en pleine fièvre délirante pour coller sur ces sourires de libération des pensées de portée plus amples. 

     
    Les hystériques n’ont pas obtenu le sang giclant dont ils avaient besoin. Frustrés, ils essayent de remettre le couvert en accordant toutes sortes de pensées susceptibles de relancer l’hystérie contre ce DSK qui leur échappe alors qu’il aurait fait un si beau symbole à clouer.

    Cela dit, c’est plutôt maintenant et au-delà donc de ses sourires spontanés de libération, qu’on pourra voir, dans les mouvements longs de DSK, comment il considère les choses et ses responsabilités.

    A sa place, mais je n’y suis pas, je quitterais toute vie politique. 
     

    En attendant, je trouve que votre article, cher Paul, met encore et encore de l’huile sur le feu.
    Vous surexposez la manoeuvre de N Dialo en éludant complètement la responsabilité première de DSK (à la fois dans ces 7 minutes et à la fois dans son entreprise de longue haleine pour devenir un personnage important donc susceptible d’hystériser les masses)


    Il ne suffit pas de dire que N Dialo nous aura hystérisés. Il faut profiter de ce cas pour dire comment nous hystérisons et ce qu’on pourrait en déduire de manière générale et dans tous les domaines.

    Ce qu’avait fait Zola en se portant au secours de Dreyfus de manière aussi symbolique constituait une contre hystérie aussi hystérisante que la première.
    Je ne sais si à l’époque certains ont choisi de dire les phénomènes hystériques en général en prenant exemple de ce cas mais l’Histoire n’aura pas retenu leurs interventions et n’aura retenu que les deux hystéries. Celle qui était archi contre et celle qui était archi pour.

    Et il en est résulté des guerres. A croire qu’au fond, nous en ressentons le besoin.




    Lorsque l’archange torture le diable, il a besoin que ce diable lui dise, au moins par son expression du visage, qu’il torture justement.
    « Oh oui, Archange, que tu as raison de me torturer. D’autres ont tellement tardé à le faire, bénis sois-tu, toi qui a eu le courage de me torturer ! »
    C’est pour ça qu’il nous est indispensable d’obtenir les aveux les plus accablants avant de pendre quelqu’un et que les révisions de procès sont si difficiles à obtenir lorsqu’un individu a déjà été « justement » torturé d’une manière ou d’une autre.

    Concernant les aveux du diable, ils ne nous semblent jamais suffisamment profondément accablants. Ca vient du fait qu’on vise à lui faire subir les pires tortures.

    Quand on vise à ne faire subir à quelqu’un que de 3 minutes au coin, il nous suffit qu’il avoue avoir eu envie de se servir de confiture sans permission.
    Quand on vise à le lyncher, on a besoin qu’il avoue avoir eu des visées démoniaques. Et si par cruauté notre cible refuse d’avouer de telles intentions, on s’évertuera à lui en accorder quand même. Pour réussir cette manoeuvre, il suffit de s’y mettre à plusieurs (Cf Chevalier de la Barre, condamné à une mort aussi complexe qu’atroce à 19 ans grâce à une convergence de témoignages accablants quand à ses intentions. Idem pour Jeanne d’Arc et Jésus)


    Ce qui a été en jeu dans l’affaire DSK et qui va le rester encore longtemps, c’est essentiellement l’énormité de la peine. C’est son infinité qui fait symbole et qui hystérise.

    Infinité de la souffrance d’une violée + infinité de la souffrance du violeur = hystérisation automatique.


    Et sans vous en rendre compte sans doute, cher Paul, lorsque vous nous refocalisez sur les oeuvres prodigieuses, infiniment Bien de Le Bernin, vous participez à notre culte des infinis. Vous entretenez les rouages et ressorts de nos hystéries collectives.

    Il ne peut pas y avoir de standing ovations sans massacres. Il ne peut y avoir de fans sans fanatiques.



  • easy easy 1er septembre 2011 11:22

    Je ne vais pas prétendre que JFKennedy n’est pas devenu un symbole et que comme tous les symboles, il n’a pas servi de cristal à nos besoins d’hystériser. (Mais s’il en est un des champions sur le terrain des accomplissements politiques, d’autres personnages servent aussi de cristal mais sur d’autres terrains)

    Il va de soi que des millions d’hommes et de femmes, surtout des Blancs orientés en politique, seront allés à en refabriquer des avatars ou sortes de copies de JFK.
    Et DSK pourrait, comme bien d’autres, avoir été tenté et poussé à lui « ressembler » quelque part.

    Mais quitte à désigner lequel des Français s’efforcerait le plus d’évoquer JFK (en ce qu’il avait de charismatique) ce n’est pas DSK que j’aurais choisi.

    De même que N III ne pouvait ressembler à son oncle tout en cherchant à l’imiter en son charisme, il me semble que sans jamais parvenir à ressembler à JFK, NSKozy recherche davantage cette ressemblance évocatrice que DSK.

    Concernant la compagne, JFK pouvait fortement considérer que c’était lui qui avait fait le charisme mondial de Jackie, ce qui est le cas de NSKozy. Alors que c’était quasiment l’inverse dans le couple DSK Sinclair.

    JFK avait mis en scène ses enfants et ça a continué après sa mort.
    Il avait également mis en scène sa fratrie.
    Il avait du goût pour les faits d’armes.
    Il adorait fabriquer sa symbolique.

    Rien de ça chez DSK alors que c’est une constante chez NSKozy

    DSK, s’il cherchait à évoquer un autre symbole, ce serait plutôt celui que représentait Mitterrand.

    DSK s’est retrouvé sur une haute trajectoire mais il était certainement de tous les princes, celui qui avait le moins la rage de devenir roi. Il était certainement le moins manipulateur et le plus manipulable des personnages de son rang.

    JFK et NSK ont utilisé les services de l’Etat pour contrôler leur espace libidineux récréatif. Alors que DSK ne l’a jamais fait et n’a confié les clefs de cet espace directement à sa femme qui en avait accepté d’emblée la charge quand elle avait décidé de vivre avec lui.


    Mais ici que nous jouons à des comparaisons entre figures ou symboles, prenons nos responsabilités et rappelons bien que ce jeu participe entièrement au symbolisme et donc aux coagulations.

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