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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • easy easy 13 septembre 2011 17:47

    Dès qu’on fait de la plongée, on s’accroche à la névrose de l’apnée. D’abord parce qu’on commence en apnée avant de passer aux bouteilles, ensuite parce que la chasse ne se pratique qu’en apnée et surtout parce qu’il faut envisager les accidents où les dispostions à l’apnée font alors la différence.

    Personnellement, je tournais à 2 minutes en statique et à 50 m de bassin avec palmes

    Sans jamais chercher à performer.

    Un jour, un ami, là, à 50 cm sous l’eau d’une piscine bien tranquille, se lance sous les yeux de mon frère (je n’étais pas présent), dans une apnée statique. Il n’était pas plus pro ou performeur que mon frère et moi. Et il est mort. Là, comme ça. En toute immobilité paraît-il.

    Depuis, je ne laisse jamais personne tenter une apnée vraiment statique. J’exige qu’il bouge un peu. Disons que l’apnée qui a du sens c’est celle où l’on nage.



    (On ne le saura jamais, mais peut-être que des amas avaient tenu des apnées de plus de 10 minutes)



  • easy easy 13 septembre 2011 17:03

    La fascination, quand on est sur place, je pense qu’elle est faible, on est plus dans l’exacte compassion.

    Devant un écran c’est autre chose.
    Le phénomène de l’écran est certes nouveau mais j’ai idée qu’il y aura définitivement une différence entre vivre un évènement sur place et le vivre devant un écran.

    Ce qui est fascinant dans le 11 9 mais idem avec le tsunami, c’est la somme de deux choses : l’ampleur du monstre + le fait de le constater en live sans rien risquer de lui.

    C’est ce qui se passe quand on mate un tigre à 30 cm des barreaux, quand on mate un requin énorme derrière un vitrage.

    On peut donc parler de fascination pour tous ceux qui ont regardé le monstre en étant complètement protégés derrière leur écran. On ne peut déjà plus utiliser ce mot au sujet de ceux qui voyaient sur les écrans le monstre frapper leur conjoint ou leur fils. Et on ne peut pas du tout parler de fascination de la part de ceux qui observaient directement le monstre, même s’ils n’avaient pas de parents directement concernés.

    Cela dit, sur le coup, certains téléspectateurs ont oublié l’interface et ont hurlé, on fait des crises d’hystérie.


    La fascination, il me semble qu’elle n’existe que quand la chose qui nous fascine nous est inaccessible soit par interposition d’une vitre, d’une distrance géographique, soit par hiérarchie (un homme, même libre, peut être fasciné par une femme qui est à un mètre de lui. Cela, parce qu’il la perçoit comme étant inaccessible. Si la perçoit accessible, il n’est pas ou plus fasciné)



  • easy easy 13 septembre 2011 16:11

    Vous abordez un sujet fort complexe
    .
    Le générationnisme existe mais si nous disons que 100 % des gens s’orientent avec, nous généralisons abusivement.

    Les quelques uns qui, parfois, de manière opportune, invoquent des générations (sans doute incités en cela par la névrose statistique qui nous a tous beaucoup trop calculés) procèdent de réification. D’un groupe complexe aux contours mal définis composé de millions d’individus différents, chacun doté d’une psychologie propre, ils simplifient, ils réduisent pour en faire une « génération »
    Tant que cette simplification versait dans le sourire à la baby boom, elle ne gênait personne.
    Ce n’est que lorsque cette simplification par réification sert à porter des accusations, qu’elle fait mal et de manière alors aveugle.
    (J’entends par réification ce biais d’abus de langage très simplificateur par lequel on disait « L’Allemagne fait la guerre à la France »)


    Concernant la dette, les jeunes d’aujourd’hui en perçoivent de deux sortes. Celle qu’ont leurs parents et celles qu’a l’Etat.

    La dette des parents (pour acquérir leur logement) est régulièrement bien perçue par les jeunes. Principes d’héritage faisant, ils vont plutôt à l’apprécier. Jamais les jeunes n’auront autant hérité de biens matériels de la part de leurs parents. Et ils ne risquent pas, contrairement à autrefois, de se retrouver avec des charges de dette sur le dos au décès de leurs parents emprunteurs.

    C’est donc la seule dette des collectivités que les jeunes supportent mal.
    Autrefois, les collectivités enpruntaient aussi mais elles ne s’épuisaient pas en services de dette. Alors que c’est le cas aujourd’hui et qu’on ne voit pas comment en sortir.
    Bien que la cavalerie mise en place récemment reporte les dettes sur des générations encore plus lointaines, les jeunes de 30 ans aujourd’hui ont tout de même l’impression -au seul niveau de leurs impôts- de payer à la place des anciens.

    Et comme ils sont forcément frustrés quelque part sur le plan matériel, ils ont l’impression de payer pour rien, de ne pas en avoir pour leur argent. Ils sont gâtés, transpirent peu, risquent peu leur santé au travail, mais ils sont frustrés de ne pas avoir, dès 25 ans, une décapotable à toit électrique.


    S’ajoute à cela la problématique inédite de la surpopulation, des murs écologiques, qui fait que les jeunes se sentent profondément mal à leur place, exactement au contraire des jeunes du baby boom qui étaient tellement espérés, utiles, indispensables, attendus.

    S’ajoute encore le fait que les parents seniors ont, c’est nouveau, envie de prolonger une vie de jeune, de vivre une vie de jeunes. Autrefois, passé 50 ans, on s’habillait en manière d’ancien, on se coiffait en manière d’ancien. Aujourd’hui, plus ils vieillissent, plus les parents essayent de se déguiser en jeunes.


    Les vrais jeunes, bien que plus gâtés que jamais sur le plan matériel, se sentent donc à la fois peu désirés par le Monde et concurrencés par leurs parents sur le terrain du jeunisme. (le film Tanguy ne montre pas ce fait mais la moitié des parents divorcent et se remarient en même temps que leurs enfants, avec des enfants et certains retournent même en fac)


    Mais il n’y a pas que les vieux qui jouent aux jeunes. Il y a aussi les très jeunes qui jouent aux jeunes adultes (string, téléphone, drogues, sexe...).

    A l’époque de l’image + sport, c’est l’image du corps qui occupe une place prépondérante. Nous ne sculptons plus le marbre pour en extraire des Venus, nous sculptons directement les vrais corps.
    En Occident, c’est donc sur le secteur 20 - 30 ans que toute la pyramide des âges veut stationner et ventouser. Il y a donc encombrement et bagarre.
    Que ce soit pour l’emploi, pour les loisirs ou pour le look, toutes les générations se retrouvent à jouer sur ce même terrain, celui de la jeunesse gâtée.



    NB Les déficits financiers des parents étant effacés lors des transmissions à leurs descendants, il faut bien que quelqu’un les paie et c’est donc la collectivité.



  • easy easy 13 septembre 2011 09:26


    A propos de grottes

    Nous nous y retrouverons peut-être au regard de notre noeud économico-constitutionnel. Le soir venu, ceux d’entre nous qui y seront, à la lueur du feu et après une journée passée à récupérer des vers et des mouches bourrées de vitamines, continueront probablement de se crêper le chignon sur le 9 11, mais de vive voix, au corps à corps alors.

    Puis il y aura deux grottes, celle des ouiistes et celle des nonistes.



    Je viens de rencontrer des gens qui n’ont encore jamais entendu parler autrement que très vite, de ce 9 11. Ils n’en ont toujours pas vu la moindre image. Et j’ai dû leur rafraîchir la mémoire car d’autres soucis leur avaient mallheureusement encombré les méninges. J’avoue que je n’ai pas osé entrer trop dans le détail des versions de peur de prendre un sale coup.



  • easy easy 10 septembre 2011 20:42

    A mon sens et sauf cas d’anomalies structurelles et biochimiques, je ne crois pas qu’un individu ait des problèmes phychologiques absolument intrinsèques. Un individu ayant passé toute sa vie sur une île déserte ne présentera pas de problèmes comportementaux et ne se sentira souffrir de rien en zone psychologique.

    Toujours à l’exclusion des pathologies physiques, les problèmes psys ne viennent que de la vie à deux, à trois surtout et bien entendu en groupe, en société.

    Je suis convaincu qu’un 100% Robinson, le jour où il voit un navire pour la première fois, il n’y accorde aucune attention et l’a oublié dans la minute qui suit. Idem s’il voit soudain 12 étoiles s’aligner en cercle. Il ne réagit hystériquement que s’il voit un autre homme.

    Ce n’est que la présence d’un autre, d’un semblable, qui induit un énorme univers de pensées et de sentiments dont la peur, le désir, la curiosité, la morale, la confiance, la méfiance, l’abandon, la fidélité, l’amour, la haine, la projection, la générosité, la jalousie, l’introjection, la honte...( Le miroir, la photo, posent bien des problèmes aux primitifs)

    Nos problèmes sont donc d’abord liés à notre enfance et, au fil des années, au continuum de ce contexte originel (et continuum il y a très souvent, par un biais ou un autre. Rien que le fait d’être déclaré orphelin crée une situation continue, définitive)

    Cela posé, parce que les continuités ne sont pas toujours très puissantes ni très continues, une personne peut donc, vers 30 ans, élaborer des relations presque ab nihilo avec d’autres. 
    Si dans ces nouvelles relations, dans ces nouveaux contextes, la personne présente régulièrement des anomalies comportementales rendant ses relations difficiles, considérons que ses problèmes lui sont intrinsèques. Non pas au sens absolu mais au sens où quel que soit le milieu dans lequel on l’installe, elle manifeste les mêmes turbulences (on remarquera alors qu’elle pousse tous les nouveaux contextes à ressembler à son contexte originel)

    Si une personne n’est turbulente que dans certains contextes, peut-être parce qu’ils lui rappellent trop son contexte originel, on dira que son mal est poeu intrinsèque et c’est là qu’on devra traiter le groupe.

    Vous évoquez le possibilité que seuls certains acteurs du système dans lequel baigne le patient acceptent de travailler sur eux-mêmes. Et bien il se pourrait que ce soit déjà une excellente chose.

    En effet, dans un système à 5 personnes, si deux seulement sont traitées et pacifiées, ça peut avoir une influence pacifiante sur tout le groupe par mimétisme. Voir deux membres de sa famille se réconcilier, les voir vivre en préservant leurs marges mutuelles, nous indique la bonne voie à suivre et nul doute que nous la suivons.

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