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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Derniers commentaires



  • easy easy 10 septembre 2011 19:43

    Ici, il y a eu dans certains journaux, l’utilisation du terme hystérisant de relocalisation (ça aurait été le terme délocalisation, l’effet aurait été le même)

    Mais il suffisait de n’avoir pas un discours à balancer dès le premier prétexte pour comprendre que le recours à ce terme n’est pas à dramatiser.

    Cette entreprise vend beaucoup de produits qui entrent dans les habitats privés. Elle fait déjà 26% de son CA avec l’Asie où son potentiel de développement est considéré comme étant le plus prometteur.
    Dans ce contexte, demander à la directrice générale Ressources humaines globales et au directeur général Stratégie d’aller passer un an ou deux à Hong Kong n’a rien de stupéfiant.

    (Cela n’empêche évidemment pas qu’il y ait plus tard des délocalisations d’emplois vers la Chine mais pas forcément)

    A part ça, on sait qui détient 30% de son capital mais pour les 70 % qui restent, bin c’est aussi bien des Inuits que des Maliens, que des Californiens que des Chinois.



  • easy easy 10 septembre 2011 19:13

    Je vois deux sortes de cas.

    Soit le patient est très névrosé quel que soit son contexte (pour le dire vite, Samir Nacéri sera à peu près aussi prompt à exploser n’importe où). Et en ce cas une thérapie appliquée à lui seul, surtout s’il a plus de 30 ans, me paraît suffisante.

    Soit le patient n’est hystérisé que dans un certain contexte. Et là, il faudrait, mais c’est très, très délicat, traiter le groupe qui forme ce contexte.



  • easy easy 10 septembre 2011 18:22

    J’ai du mal à suivre.

    Autant la version originelle me semble très pertinente en ce qu’elle parle de nous en tant que membres d’une secte, autant cette version consistant à montrer qu’il y a un sectarisme ou une croyance) intrinsèque à l’individu (puisqu’ici les personnages sont isolés et ne portent rien de clanique) ne me parle pas du tout.

    Je crois mille fois en nos superstitions nées du communautarisme et je ne crois pas un instant qu’un homme né sur une île déserte accède à la croyance, à la superstition, aux délires, aux névroses.

    Par exemple, si un né Robinson voyait soudain 12 étoiles s’aligner en ligne ou en cercle, il n’y accorderait pas plus d’attention qu’en quoi que ce soit d’autre. Et l’instant d’après, il n’y pensera déjà plus.
    Et dès qu’on met deux Robinson ensemble, il se crée quelque chose de géant en plus en chacun d’eux. Cette chose énorme et purement intellectuelle au départ, c’est la foi, l’interprétation, la superstition, la conviction, le doute, la méfiance, la confiance, la morale, la jalousie, l’aigreur, la colère...(et ça se produit aussi entre animaux qui communiquent)

    Dans le Buto, on voit des danseurs relativement isolés, parfois seuls, quasiment nus, mais pas tout à fait nus car couverts de cendre, de la pluie noire d’Hiroshima. Il n’est pas question de considérer l’homme isolé absolument. Dans le buto le danseur seul est dans une histoire humaine, sociétale.

    Et le Sacre du printemps, c’est originellement une histoire d’hommes.



  • easy easy 10 septembre 2011 17:03

    Le principe de l’effacement d’une dette est fondé soit sur l’acceptation du créancier soit sur sa spoliation.

    Les effacements de grandes dettes peuvent exister entre pays et selon ces deux modes, de plein gré ou de force. (Cf l’emprunt russe)

    Les effacement de grande dette interne à un pays peut également se faire selon les deux modes mais ne s’est jamais réalisée selon celui de l’acceptation, toujours selon celui de la spoliation.

    (Les nationalisations étant une des procèdures qui jouent de ces modus opérandi, elles s’opèrent soit avec indemnisation généreuse ou partielle des actionnaires soit par confiscation totale)

    Lorsqu’à la suite de la Révolution, il avait été décidé de spolier des créanciers, ces créanciers n’étaient pas n’importe qui. Ils étaient de ces castes que les révolutionnaires voulaient éliminer. Eliminer totalement ? Pas vraiment. Ils voulaient les domestiquer et en fait, les révolutionnaires, s’ils avaient effectivement saisi des biens appartemant à des castes possédantes, ont versé aux spoliés des rentes tout compte fait, assez voire très confortables (1200 livres par an à chaque curé). Attention, ici je parle des confiscations réalisées en 1789 ou juste après et c’est sutout l’Eglise qui a été compensée. Pour la noblesse les compensations ont été plus discutées.



    Lorsque nous spolions des créanciers nous avons à considérer qui ils sont.
    Soit ils ne sont constitués que de Bettancourt et autres Dassault, et cela voudra dire qu’on veut faire une révolution dans la révolution en éliminant les riches.
    Soit ils sont constitués de riches, de petits bourgeois mais aussi de minuscules épargnants et cela voudra dire que nous allons spolier 80% d’entre nous.


    La Révolution avec ses spoliations n’affectant que quelques castes numériquement peu nombreuses, visait à rétablir une situation en manière de « une fois unique, une fois pour toute » . Etant alors considéré que les difficultés du trésor provenaient du régime antérieur et qu’elles ne se reproduiraient donc plus. L’ablation ne pouvant pas être reproduite d’année en année.


    Notre problèmatique budgétaire actuelle est-elle liée à un régime que nous venons de décider de quitter définitivement ou plutôt au fonctionnement courant du régime que nous voulons perpétuer voire renforcer ? 



  • easy easy 10 septembre 2011 16:01

    C’est une bonne chose de parler de nous. Merci de l’avoir fait.


    En ce qui me concerne, je ferais d’autres réflexions. Oui, Internet aura joué énormément, essentiellement en termes d’interactivité mondiale, en termes d’anonymat possible (donc de plus grande liberté de parole) et en termes d’immédiateté.



    Mais il s’était déjà passé des choses très fortes qui en avaient jeté les bases.

    D’abord le démocratisme absolu (et non à la grecque antique).

    Avec un pendant dans notre secteur occidental, le Républicanisme, c’est-à-dire la foi dans le dieu « Nous tous ensemble ». Doù la confiance dont vous parlez car c’est vrai, nous avions confiance en nos institutions républicaines donc

    Ensuite, quelques années après les Danton et autres Robespierre, le coup du « J’accuse » de Zola où,de manière éclatante et soudaine, un individu presque banal se constituait une voix géante par le biais d’un média et cela, pour contrer carrément une de nos institutions centrales.

    De là, chaque clampin, s’il avait soudain une raison de ne plus avoir confiance en nos institution, se voyait le bon droit de hurler sa déception (Mégaphone, micro, média...)

    Il devint de plus en plus clair qu’on n’existait que si l’on émettait une critique à haute voix.



    Puis, il y a eu la guerre du Vietnam où il s’est passé quelque chose de très singulier.
    Avant Internet donc, voilà que des photographes sont autorisés voire aidés par les Ricains pour tout filmer et tout montrer.
    Presque en temps réel, le monde entier a donc vu des images difficiles mais, c’est important à noter, elles étaient positivement commentées.
    Disons que ça donnait dans « Bonjour Paris, ici Danang, Alors voili voilo, nos soldats font du bon boulot, mais que c’est fatigant, mais que nous finirons par vaincre, mais que nous avons raison » et pendant que le journaliste commentait de cette manière positive, le spectateur voyait des images qui le troublaient. Le commentaire positif du journaliste ne suffisait pas à calmer l’angoisse qui naissait de la vision d’images violentes

    C’était comme si la télé montrait une scène où un type était torturé pendant deux heures avec les commentaires positifs et convaincus de l’équipe qui lui arrachait la peau.

    Le spectateur découvrait alors qu’il pouvait y avoir un monde entre le ressenti d’un bourreau ou d’un journaliste et le sien propre.
    Je ne sais pas comment exactement les spectateurs choqués se sont coagulés mais ils ont fini, faute de disposer d’Internet, par descendre dans la rue pour hurler tous ensemble que ces images présentées comme OK étaient à leurs yeux des horreurs.

    (Et on peut supposer que si les Anglais avaient vu les images de l’intérieur d’un navire négrier, ils auraient aboli l’esclavage bien plus tôt. C’est du reste en organisant des visites à bord de navires négriers que Wilberforce avait fait basculer des opinions. Il commentait certes négativement, mais l’aurit-il fait positivement que ça aurait pareillement dégoûté tout le monde)


    Ainsi des images dures, même si elles sont positivement commentées, interpellent les spectateurs dans leur intimité et ils y réagissent généralement négativement.


    Internet a donc surtout permis à chacun et à tout sujet, de faire des commentaires négatifs là où règnent les commentaires positifs.


    Mais il est probable que ce soient les démocratistes (qui espèrent toujours et malgré tout dans leurs institutions qui se prétendent fraternelles) qui commentent le plus négativement ce qu’ils voient.

    Nous ne sommes déçus que de nos illusions.

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