• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

easy

easy

59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 21 3431 838
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 230 126 104
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • easy easy 30 août 2011 09:23

    Si Sarkozy avait vraiment promis des « scènes de liesse » il aura abusé
    Si c’est vous qui inventez cette promesse, c’est vous qui abusez



  • easy easy 28 août 2011 12:37

    @ Philaouer

    Mon commentaire va à dire que si l’OTAN manipule ses infos et arguments, Collon fait bien de le dire mais il devrait alors montrer le bon exemple. Il devrait donc tout dire. Il n,e devrait pas occulter le fait que cette maison était celle d’un colonel de Kadhafi, non d’un homme qui ne serait qu’un organisateur de kermesses

    Et de dire alors que ce colonel qui connaît très bien le cynisme total de la guerre a pris une mauvaise décision en n’expédiant pas sa famille ailleurs que là où l’OTAN allait forcément le bombarder.

    Je n’aborde pas ici l’éthique de l’OTAN dont nous savons déjà tous ce qu’elle vaut depuis des années.

    Connaissant l’OTAN comme je la connais, je n’aurais pas fait le même choix que lui.

    [ A moins que, je l’ai dit, avant ce bombardement, l’OTAN ne s’en fût jamais prise à une maison. Auquel cas, je comprendrais un peu mieux le choix de ce colonel. Alors l’OTAN avait-elle, avant ce cas, bombardé des maisons ? Je n’en sais rien exactement mais a priori, il me semble qu’elle avait très vite bombardé tous les lieux où Kadhafi était susceptible de se trouver, lieux militaires et lieux civils ]

    Tout cynisme martial bien compris, ce qui serait extrêmement choquant, même pour nous qui fabriquons des armes terribles, serait de découvrir que l’OTAN, que Sarkozy, que Obama, que Cameron, savaient que cette nuit là, le colonel ne s’y trouvait pas et que ne s’y trouvait que sa famille (non militarisée).

    Michel Collon n’a évidemment pas pu fournir une telle info mais tend à nous y faire croire


    Sans cette preuve de cynisme absolu, nous pouvons toutefois considérer le principe suivant :
    L’OTAN décidait en étant guidée par des renseignements. Ces renseignements lui avaient probablement indiqué non des certitudes de présence mais seulement des probabilités de présence du colonel. Or, à mon sens, le diagramme de renseignement devait indiquer 100% de probabilité de présence de sa famille + 90% de probabilité de présence du colonel.

    Sans donc aller jusqu’à prétendre que l’OTAN savait qu’il n’y avait que sa famille, j’irais bien à dire que l’OTAN savait qu’elle tuerait plus probablement une épouse civile, des serviteurs civils et des enfants, que le colonel lui-même (faisant alors de lui, s’il en réchappait, un kadahfiste jusqu’auboutiste)


    Là, je tiens donc un raisonnement. Complet ou pas, bancal ou pas, je veux bien en discuter.
    Et je reproche à Collon de n’avoir pas tenu un raisonnement similaire pour lequel il lui aurait fallu commencer par nous exposer que Khouildi Hamidi était un colonel et un des plus anciens soutiens militaires de Kadhafi, non un paisible zoologiste.

    Je lui reproche que n’avoir tiré que la très facile ficelle de l’émotion. Exactement comme BHL l’avait fait.
    L’émotion c’est ce qui hystérise et les hystéries, surtout collectives, je sais où elles mènent.

    N’était-ce pas l’émotion provoquée par la reprise en boucle des menaces de Kadhafi contre Benghazi qui avait hystérisé une grosse part d’entre nous au point de la convaincre qu’il fallait intervenir ? 

    Sauf erreur, je pense avoir été le seul à avoir dit qu’il fallait considérer ces menaces comme un cinéma culturel propre aux raïs. J’avais dit qu’il y a dans ce peuple, une tradition de mots forts en manières de chef absolu mais que les raïs adoraient se montrer magnanimes (sur les grandes échelles, pas trop sur les petites). Nous ne devions donc pas hystériser sur le fait qu’un raïs donne de la « grosse voix ».

    C’était déjà à l’émotion et en partant sur le 11 septembre + les bombardements des Kurdes aux armes chimiques + les SCUD et autres « armes de destruction massive » que les EU ont réussi à former une coalition hystérique contre Saddam.
    Et là, on a encore utilisé l’émotion sur la base de « grosse voix » qu’avait faite Kadhafi pour se donner le droit de l’attaquer.



  • easy easy 28 août 2011 00:10

    J’avais oublié un détail.

    Il est fort possible qu’en France on ait préféré ne jamais exposer de guillotine dans un quelconque musée. (Il en traîne probablement une à Fresnes et une autre à Fontainebleau)

    Mais de même que la Veuve qui avait été envoyée Saint-Pierre pour tuer Néel est exposée dans son musée de l’Arche, celle de Nouvelle Calédonie est exposée au musée Bourail et les deux qui avaient été envoyée en Indochine y sont exposées, une à Ho Chi Minh, l’autre à Hanoï



  • easy easy 27 août 2011 22:44


    Personne sur place n’est en mesure de savoir vraiment ce qui se passe et risque sa vie pour essayer d’en savoir un tout petit peu plus.
    Mais monsieur Bidochon trouve scandaleux que la vérité chromée ne lui soit pas livrée sur son écran plasma contre 123 € part an. 
    En fait, il lui faut un seul son de cloche. le bon, ça va de soi. 
    A partir de deux, il est perdu et ne sait plus quoi répéter à la machine à café

    A décharge, faut reconnaître qu’à l’école, on l’a habitué à recevoir la vérité historique dans un livre où la guerre de Crimée fait 4 lignes. 


     



  • easy easy 27 août 2011 21:58

    Pus généralement, sur la peine de mort.

    Du temps d’Hammourabi, il existait plusieurs façons de répondre à un assassinat. Parfois en infligeant la mort en manière de Talion, parfois en laissant les parties trouver une solution plus profitable, différemment profitable, plus réparatrice, différemment réparatrice, pour la famille du tué.

    A l’époque, les esprits étaient donc souples et ouverts à différentes formules.
    Si cette habitude s’était perpétuée, nous serions tous aussi ouverts à différentes formules et nous ne serions pas choqués que celui qui a brisé les jambes de notre enfant passe sa vie à le transporter.


    Au lieu de ça, je ne sais par quel biais ou facteur d’influence, nous avons perdu cette souplesse et nous sommes allés vers une considération plus romantique où trônent les infinis.
     

    Dans le code d’Hammourabi, pour des faits très graves et moins graves, il y avait d’une part plusieurs formules de compensation-réparation envisagées et il y avait des exemples de cas (il n’y avait que des exemples de cas faisant comme jurisprudence) où le tarif était fixé en tous cas en sa limite supérieure. On n’y voyait guère d’infinis.
    D’autre part, il ressortait qu’en cas de dommage causé à une personne physique, le coupable ne devait rembourser que la personne blessée ; Il n’y avait donc quasiment que du civil ; Le pénal n’intervenant que pour les dégradations de biens publics.

    De sorte que 90% des problèmes se réglaient entre les gens (en présence d’un arbitre-juge) sans que la masse ait à s’en mêler ou à s’en passionner.



    Ici, de nos jours (je dirais surtout aux USA) il y a plus clairement une voie de réclamation qui est ouverte mais elle n’est pas plafonnée, elle est quasiment tout le temps pénale et du coup, le peuple est invité à se saisir de tous les cas. Le peuple ne fait plus que juger des cas, surtout depuis la médiatisation. Nous passons tous notre temps à nous juger les uns les autres et selon un biais pénal.
    Il est rarissime d’entendre l’un de nous dire qu’un méchant doit désormais nourrir celui qu’il a invalidé mais nous entendons tout le temps qu’un méchant doit subir une torture ou être pendu.
    De sorte que l’intérêt véritable de la victime est récupéré et utilisé par la masse pour satisfaire sa passion pour le sentencisme, pour la condamnation de type pénal.

    Les victimles actuelles, si elles refusent d’être utilisées par la masse romantique, si elles préfèrent être réparées par la livraison de 3 vaches,elles seront dénigrées par la masse frustrée.

    Dans le cirque actuel, en aucun cas, jamais jamais, la masse n’appelle à la réconciliation des parties. Tout au contraire. 

    C’est la foule de médiaspectateurs qui décide ou essaye de décider via toutes sortes de marches, de manifestations et de pétitions, comme dans les jeux du cirque, de la mise à mort d’un coupable ou désigné comme tel.

    Forcément qu’un tel contexte conduit à des exécutions par pleines charrettes.

    Et le peuple râle alors lorsque le Président use de son pouvoir de grâce.




    Abolition de la peine de mort : 1981

    En 1969, Gabrielle Russier, amoureuse de son élève, accusée d’avoir eu avec lui des relation sexuelles, bien qu’encore aimée par son jeune amant, se suicide.
    Elle avait senti non pas le doigt accusateur de sa « victime » mais celui de la société (avec qui elle n’avait pourtant jamais couché). Elle avait senti que cette société réclamait une sanction infinie, sa mort. Elle s’est donc exécutée en considérant que Pompidou n’oserait pas s’opposer à la volonté de la masse.

    Et elle avait bien vu. Car si Pompidou avait vraiment cherché à pister cette histoire et à voir comment il pourrait aider et qu’il a été surpris par la décision trop rapide de Gabrielle, il n’avait pas osé dire, après ce suicide, que les exigences de la société étaient délirantes, hystériques. 
    Une fois que la société s’est coagulée autour d’un mot d’ordre de pendaison (ou de très longue peine d’emprisonnement, ce qui revient au même) plus rien ne peut l’arrêter, la censurer, la modérer


    De la soi-disant démocratie, nous ne constatons que les hystéries de foule, tant devant une star que devant une nouvelle console que devant un fait divers.

    La démocratie comprenait deux gros volet : un qui permettait à chacun de s’exprimer, l’autre qui faisait que 51% décidait.
    Puisque l’expression individuelle est écrasée par la majorité quant aux décisions suprêmes, c’est la coagulation à des 51% qui devient déterminante quand on parle et chacun ne s’exprime alors plus que dans ce majoritisme.
    Ce qui forme le mainstream, juge suprême.

    Nous nous sentons tous mal dans cette société jugiste et pénaliste alors nous devons calmer nos angoisses par tous moyens.

    Ce que nous appelons individualisme n’est pas du tout le sentiment de chacun de n’en faire qu’à sa tête et de manière égoïste, non, c’est plutôt une attitude tenant de la lâcheté devant la masse majoritaire. Tous les tests de Milgram qui seraient non probants sur des Papous, sont probants sur nous, les démocrates.

    L’individualisme est en fait une attitude consistant à abandonner tout bouc émissaire à la foule hystérique, à ne jamais oser prendre parti pour quiconque serait pilorisé.

    Louis XIV, Kadhafi, Saddam, faisaient peur aux individus.
    De nos jours, la masse a remplacé ces monarques et c’est d’elle que nous avons peur. Nous avons donc peur quasiment de nous-mêmes.

    Or les peurs conduisent les individus à se comporter en très méchants délateurs. Nous le savons tous. Alors nous avons encore plus peur.

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv