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Eurasien
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  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • easy easy 24 août 2011 13:50

    «  »«  » Glisse-t-on doucement vers une privatisation des classes maternelles ? «  »«  »

    On glisse vers la très privatisation donc vers la parentalisation de l’éducation des enfants.
    Ca passera, dans un premier temps vers une privatisation d’entreprises éducatives certes mais les risques pour ces établissement seront si grands d’être diabolisés en cas de dérapage relationnel adulte-enfant que ces établissement jetteront l’éponge et in fine, il ne restera plus que les parents pour éduquer eux-mêmes leur progéniture.


    Idem dans la Santé. Plus il sera fait de procès contre les médecins, plus chacun devra se démerder seul pour se soigner.

    Idem dans la Police.

    Idem dans la guerre où l’on est en train de voir que plus une seule Organisation, même internationale, n’a envie d’endosser la responsabilité morale d’une guerre et où ce sont finalement les particuliers qui l’endossent.




  • easy easy 24 août 2011 13:32

    Avant Jules Ferry, une partie (réduite) de la population était intéressée par l’éducation des enfants (en sa seule partie scolaire ou scholê donc intellectuelle, pas trop en sa partie hygiénique physique). Et ces personnes étaient des religieux + des précepteurs en très petit nombre.

    Après Jules Ferry, il y a eu énormément de hussards de l’éducation qui avaient comme objectif profond d’amener les enfants à une vision plus scientifique refusant les superstitions et refusant même les interrogations métaphysiques. Ce combat étant idéologique, il a attiré du monde, fait des vocations tant il y avait soudain des millions d’enfants à instruire et avec des budgets prioritaires absolument inédits.

    Puis, il y a eu la montée de l’hygiénisme, du soin à accorder au corps, à la bonne santé et dans la même école, devenue laïque, on s’est mis à faire du sport la grecque quasiment sans rien réinventer (disque, marteau, javelot, course, saut). On a aussi donné à manger aux enfants.

    Cet hellénisme, que déjà les protestants d’avant Ferry reprochaient à l’université issue du Moyen Age, aura aboutit à un renouveau du culte du corps et les plus laïcistes qu’étaient les socialistes de l’Est auront forcé sur ce culturisme que n’a pas dénié l’arianisme.

    Comme après Freud, il y a eu Dolto et Antier, on s’est mis à considérer fortement la dimension psychanalytique de l’enfant en inversant encore plus le regard sur lui. Autrefois, un enfant était d’abord imparfait et il fallait le rendre parfait. Vers 1950, on était arrivé à une vision inverse où c’était l’enfant qui était un ange et l’adulte un pervers. Frapper un enfant devenait criminel. Exit l’ancien « qui aime bien châtie bien »


    La fonction de l’EN et des éducateurs professionnels a donc fortement évolué et leur trop grande, trop complète, trop profonde implication dans les enfants qui leur étaient confiés aura abouti, dans ce mouvement vers plus de tendresse, à bien des cas d’authentique amour de type Héloïse et Abelard (Cf Gabrielle Russier). Se sont alors ouverts des procès édifiants (qui n’auraient pas pu avoir lieu sous Ferry) où le rôle de l’éducateur devenait susceptible de diabolisation alors qu’ils n’étaient que la conséquence d’une dérive sociale vers le puérilisme.

    Plus l’enseignant était susceptible de passer pour un monstre pour avoir trop aimé son enseigné, plus son autorité a décliné, plus il se faisait petit face à l’autorité morale de l’enfant qui gagnait en puissance. Et cela pendant que les textes de loi punissaient plus gravement quiconque était en position d’autorité officielle.


    Lorsque Bayrou avait gilfé un ado qui lui fouillait les poches, c’est sur cette problématique autorité officielle accordée à l’adulte + politicien Vs autorité morale accordée à l’enfant + pauvre que s’était situé le débat. Sur ce coup, cet adulte « en position de force officielle » s’en était bien tiré mais ça a été limite.
    Une gilfle de plus, par exemple, et il se serait retrouvé dans le trou réservé aux diables
    (le gamin s’en étant sorti sans aucun reproche social)




    Ici, vous exposez une problématique qui s’énonce par le seul biais budgétaire. Or, en 1885, cette problématique pécunaire ne serait pas posée tant chacun était au contraire fier et empressé d’éduquer les enfants. On arpentait le monde pour les éduquer et en faire de bons enfants de la Patrie

    Si de nos jours, il y a des réticences à éduquer des enfants et si ces réticences s’exposent par le biais pécuniaire (en invoquant par exemple le fait qu’ils ne sont pas de la commune), c’est surtout parce qu’il y a des réticences morales et qu’on ne sait pas les énoncer.

    Nous ne sommes pas loin du moment où toute personne bossant avec des enfants sera soupçonnée de chercher avec eux quelque relation non prévue au Programme.


    L’éducation de l’enfant est devenue une patate chaude tant pour les profs que pour les maires que pour les parents.


    Si l’on persiste dans la voie du puérilisme angélique, plus personne ne voudra se charger d’enseignement (sans jamais avouer que c’est en raison du trop grand risque de déraper et d’être alors diabolisé)
    Si l’on revient à la voie dure qui marque une grande distance affective, on sera taxé d’autoritarisme, de conservatisme ringard ou de retour aux âges des cavernes.

    Le film « Le Cercle des poètes disparus » montre que si un prof se compromet un tant soit peu dans l’anormalisme, il risque gros en cas d’accident. (Dans ce film, on ne voit pas le prof finir en prison et tout finit sur une scène de solidarité avec lui de la part de ses élèves-libérés mais c’est en principe le sort qui l’attendait)









  • easy easy 24 août 2011 11:50


    Ce que vient de dire le bureau du procureur ne blanchit effectivement pas DSK mais fait ressortir un principe :
    Il y a des gens qui ont tendance à afficher leurs vices et c’est le cas de DSK pendant qu’il y a des gens qui s’obstinent à paraître des anges alors qu’ils ont les mêmes vices que tout le monde + celui de la dissimulation.

    Quand un individu ne se gêne pas pour mater ou caresser ou dire sur le cul de l’autre sexe, il s’expose certes à avoir une réputation qui peut le planter gravement en cas de plainte.

    Mais lorsque la plainte porte sur un fait où l’on ne peut juger que face à un jeu de parole contre parole, ce satyre réputé peut finalement ressortir bien plus sincère qu’une plaignante qui aura passé sa vie à s’afficher en ange.

    Afficher son goût pour le pouvoir, il l’a fait notre DSK (c’est de toutes manières le fait commun de tous les politiques et nous votons pour qu’ils nous représentent, c’est dire)
    Afficher son goût pour le luxe, il l’a fait notre DSK (c’est de toutes manières le fait de tous nos gens déjà riches et de ceux qui essayent de le devenir, Yaka voir les queues au Loto)
    Afficher son goût pour les femmes en enfilade, il l’a fait notre DSK (C’est de toutes manières ce que font des millions de gens, hommes et femmes, Siffredi, Bond, Mitterrand, Clooney et Carla en tête)

    Hypocrite lui, menteur lui, falsificateur lui ?
    D’autres le sont clairement plus qui se cachent bien plus que lui pour vivre ces excès.
    D’autres le sont clairement plus qui font tout pour passer pour des anges

    La Justice, quand elle n’est ni de l’ordalie ni du duel au pistolet, exige que les parties s’insultent et se dénigrent, hélas. On a constaté cela lors des divorces et on a installé il y a des années, une procédure dite amiable pour réduire ce phénomène. Mais il a repris de plus belle avec la question de la garde des enfants et des pensions. 

    Dans la Justice réalisée via un Organe qui juge (roi ou jury), la réputation compte beaucoup et il est capital d’avoir une excellente réputation (il peut tenir de ce phénomène que nous soyons si nombreux à avoir de nombreux « amis » interchangeables grâce aux réseaux. On s’y fabrique une bonne réputation faite de vents)

    Le fait d’avoir une mauvaise réputation, comme celle de DSK, quand on est accusé de viol et que tout va se jouer en parole contre parole, est évidemment très pénalisant en premier abord (on peut facilement être lynché sur le champ et DSK n’en est pas passé loin)


    Mais parce que la réputation est devenue très importante, il y a toujours, dans ces affaires de parole / parole, deux temps :
    Le premier où le réputé sulfureux est lynché sur le champ
    Le second où l’angélité de l’accusation est mise à mal suite à la fouille approfondie de sa vie.

    Banon, idem que Dialo. Cette jeune blonde s’imaginait pourvoir profiter de la sale réputation de DSK, s’était ennivrée de cette certitude mais voilà que des gens exposent des détails sur sa vie qui ne plaident pas pour sa position d’ange.


    Tout ça n’est dommage que pour ceux qui préfèrent croire que la Justice permet de distinguer entre méchants et gentils.
    Mais ce n’est pas dommage pour ceux qui croient que la frontière est floue entre les deux espèces et que l’intégrité absolue n’existe que chez ceux qui vivent isolés de tous (Diogène de Sinope en étant alors un des très rares exemples).




    Tous ces procès intentés sur des cas frontaliers nuisent aux procès intentés sur les cas absolument durs où il y a un véritable méchant et une véritable victime qui en cet instant de la chose, n’était vraiment pas dans un jeu relationnel avec son agresseur.


    Une femme fait un footing, elle est agréssée par un inconnu. Elle n’était dans aucune sorte de jeu relationnel avec lui. Elle est archi clean dans cet épisode. A cette femme violée par un agresseur sorti des bois ou par une bande parfois armée, il faut rendre justice car elle a subi une relation alors qu’elle n’était pas du tout à la recherche d’une quelconque transaction ou commerce. Disons, d’une autre manière, qu’elle ne cherchait en aucun cas à séduire pour quelque affaire que ce soit.


    Une femme qui va interviewer un homme de pouvoir dans un endroit privatif est dans un jeu relationnel avec lui. Elle demande et espère un certain commerce avec lui.

    Une hôtesse de l’air est également dans un jeu relationnel avec tous les passagers et surtout avec les hommes. Le nier serait dénier.

    Une femme de ménage de 90 kilos, de 1,80m, de 32 ans n’est pas physiquement ridicule face à un DSK de 62 ans. Elle fait le ménage, il déboule nu. Si elle est une sainte, elle décampe dans la seconde et aucun DSK ne pourrait l’en empêcher à cette vitesse là (Car il faudrait aussi qu’il ait eu envie de sexer avec elle dans la même seconde). Si par extraordinaire il avait tout de même empêché cette sortie, elle aurait pu hurler. Elle n’est pas de voix fluette. Elle aurait ensuite pu se battre, griffer, frapper, bousculer. Enfin, elle aurait pu mordre ce qu’elle avait à portée. Elle n’a rien fait de tout ça. Elle est donc entré dans un jeu relationnel avec lui. Elle a essayé de négocier quelque chose



    L’existence du jeu relationnel, du jeu de transaction ne ressort jamais dans les premières pièces d’un procès et même entre ex conjoints où celui qui se plaint élude ou dénie ce jeu.
    Mais il finit par ressortir au fur et à mesure de l’instruction.



    La Boétie peut nous aider à piger et à affirmer l’existence d’un jeu de transaction entre des gens, même entre un maître et un esclave devenu important.
    Nous ne vivons pas en société sans développer une disposition permanente aux transactions (que seuls les autistes et similaires refusent)


    Dans un CHR, hôtel, restaurant, café, il existe une principe de transaction entre le personnel et la clientèle (qui s’établit de façon formelle au niveau des pourboires). Parmi les boulots que les personnels y exercent, il y en a qui sont les moins transactionnels (plonge, lessive, cuisine). Et il y en a qui le sont nettement plus (portier, groom, concierge, ménage). Quand on bosse en CHR et qu’on refuse toute transaction avec la clientèle, on n’accepte que les postes qui ne permettent aucune rencontre. Quand on préfère les transactions, on bosse aux postes qui permettent les rencontres. 

    Toutes les femmes et tous les hommes qui bossent près des chambres, près des lits où passent une clientète sont ouverts à une transaction. Et il s’agit alors d’une transaction conçue pour être adaptée au rythme du turn over de cette clientèle, rapide donc.

    Ne pas admettre que dans les hôtels où se croisent des gens très riches et des gens très pauvres, où le principe des pourboires est acquis, où le principe des services visant à satisfaire de façon improvisée, discrète et tous azimuts une clientèle réputée exigeante, c’est dénier un élement essentiel en cas de litige.

    Dans la grande Histoire de l’« hôtellerie », il y a eu l’épisode très marqué des hôtesses de l’air pendant les années 50-60.
    Ce qui s’était passé dans les avions, tant avec les passagers qu’avec les pilotes (très bien payés) et alors que ces professionnels de l’air étaient loin de leur domicile, que les hôtesses étaient obligatoirement célibataires, jolies et avenantes, alors que ces personnels passaient la moitié du temps à se reposer dans des hôtels avec piscine et dans des régions à valetaille très bon marché, a déterminé les principes de l’hôtellerie grand public en général.

    L’Hôtellerie à l’époque de Sissi et du Titanic était une chose déjà spéciale mais elle était limitée à une clientète rare.
    Dès le développement du voyage accessible à tous, l’hôtellerie a appliqué les principes jusque là réservés aux princes à tous les bidochons du monde qui l’exigeaient.
    La devise du client roi s’était appliquée dans l’hôtellerie avant tout autre endroit et tous azimuts (car dans la couture, quand on fabriquait une robe ou un costume, cette devise valait aussi mais seulement sur le plan de la fabrication du vêtement).

    [C’est cette devise qui, dans les ex colonies, et exercée à l’échelle nationale, aboutit au tourisme sexuel]




    J’insiste sur le fait que par rapport à une justice réalisée par la voie de l’ordalie ou du duel, la justice qui passe par le jugement d’un Organe (roi, Cour ou jury) oblige que les décisions ou conclusions soient tranchées et diabolisantes contre une des parties.
    Et si la plupart du temps c’est l’accusé qui est diabolisé des orteils aux cheveux, il arrive parfois mais très rarement que ce soit le plaignant qui ressorte diabolisé.

    Là, on se retrouve face à un de ces très rares cas. Pour abandonner ses poursuites (qui exigeaient une diabolisation de l’accusé), le bureau du procureur est obligé de diaboliser l’accusatrice.

    Comprenons donc que cette extraordinaire diabolisation de Nafisatou est le pendant des constantes diabolisations des accusés.

    Les diabolisations que nous aimons tant, dont nous ne savons plus nous passer (yaka voir notre large consommation sur ce forum), si elles frappent le plus souvent les accusés, frappent parfois, mais très rarement, les accusateurs. Et le tout, à due proportion des médiatisations.
    Dans le contexte actuel, ceux qui préfèrent limiter les diabolisations, choisissent le silence médiatique.
    Et même si 6 990 000 000 personnes se sont tues, le bruit qu’auront fait les 10 000 000 de diabolistes l’a emporté.






  • easy easy 22 août 2011 18:50

    Oh punaise, j’adore ce que vous venez de dire et de proposer là. !

    Et je ne peux rien rajouter du coup , snif



  • easy easy 22 août 2011 18:15

    «  »«  »«  »Pardon alors pour les expressions meprisantes.«  »«  »
    OK, c’est pardonné en toute fraternité égalité



     «  »«  »«  »Sur le glamour d’un metier, je pense qu’on aurait pu rendre les metiers manuels plus glamours «  »«  »

    Bin oui,

    Oui Oui et ReOui

    Plus glamour par le voie du salaire, je passe, ce n’est pas intéressant. J’ai un fils qui pourrait gagner beaucoup en exerçant son métier de livreur d’usine, il trouve plus glamour de faire du théâtre où il gagne 126 € par mois. Je vous l’ai dit et admettez que ce n’est pas rare du tout, les jeunes visent souvent plus le genre de boulot que le salaire (et souvent ils acceptent un job sans oser demander le salaire quand c’est dans le glamour. Parce que ça ne compte plus)



    ---- « grace a une dé-routinisation de ces metiers. »« 

    Oui, est c’est pour ça que j’ai évoquer Mac Giver. Il y a donc un job industriel que les jeunes adorent, c’est le transport exceptionnel, les interventions exceptionnelles (et ça va jusqu’à Black Water)



    ------ »«  » - et enfin grace a la maniere dont l’institution, notre culture, l’education, perçoit les metiers manuels.«  »
    Oui, c’ezt surtout à cet endroit qu’il y a quelque chose à faire et vous avez posé de bonnes propositions.


    Il nous faut une industrie. Mais il faut ramener les jeunes à ce secteur en le rendant attirant (et pas forcément par le fric)


    De toutes manières, le dégonflement financier que nous subissons en ce moment c’est comme une sanction de 40 années de bulle informatique et virtuelle. Il se peut qu’au fur et à mesure de cet effondrement qui commence, on revienne naturellement aux potager et à l’établi.
    (Limiter Internet pourrait s’évérerer positif en ce sens)








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