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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • easy easy 25 août 2011 19:40

    Ce que je dirais de Lordon et similaires Stiglitz ou Minc compris, c’est qu’il n’est pas transversal. Il est universitaire, fonde son discours sur des autorisations universitaires et quand on l’écoute, on se retrouve enfermé dans l’universitarisme économistique. Ce qui n’a rien à voir avec la vie réelle où intervient par exemple le hasard, la psychologie, le réflexe de chacun de suivre une voie originale (si si ) et où les brouillards de situation jouent en tant que brouillards

    Et comme il devient célèbre par son universitarisme, comme il est attendu en conférences sur cet axe là, il s’y enferme de plus en plus.


    Si les rebelles lybiens avaient attendu les Lordon et autres Attali pour agir en bon ordre, ils seraient encore à tirer des plans.
    Cette guerre a été menée comme bien des guerres dans un brouillard et son issue aura longtemps allure de brouillard avant que par décantation, il n’apparaisse une première évidence stable susceptible d’être gravée dans le marbre.

    BHL, par exemple, il est intervenu et fortement dans cette guerre n’est-ce pas, Mais qu’y a-t-il organisé d’avance ? Rien. Il a très certainement aidé les rebelles en leur offrant son soutien total + le renfort de bombardements et ça les mutins en ont toujours besoin mais c’est dans la plus belle pagaille qu’ils ont attaqué et déstabilisé une situation stable et claire depuis 40 ans.

    Ces derniers jours, malgré tous les organisateurs exellistes qui arpentent Tripoli avec la ferme intention d’être les premiers à décrire clairement la situation, il n’en ressort encore que nuit et brouillard.

    Les nuages ne comptent pas pour du beurre



  • easy easy 25 août 2011 19:07

    LOL
    D’abord c’est vous qui m’avez inspiré. Ensuite ce que je dis n’est que suite ou sauce à vos propos.

    Je me suis senti obligé de prolonger parce que vous aviez parfaitement bien commencé à mes yeux en disant que tout le monde spéculait sur la bourse mais que vous aviez terminé en revenant à
    «  »« Aujourd’hui les bourgeois continuent de privilégier la bourse. Moi, manant, je préfère la vie ! »«  »

    Comme je suis bien placé pour savoir qui y joue, j’ai allongé dans le sens de TOUS.

    (Ma philosophie globale est que nous nous perdons à nous diviser, à nous prétendre divisés ou différents)

    Allez faire un petit tour sur des forums de bourse et en peu de temps vous serez totalement acquis au fait que ce ne sont pas les bourgeois et les bourgeois seulement qui jouent en bourse.

    Plus précisément, dans la catégorie des gens aisés, un cadre supérieur qui bosse chez Saint Gobain va très probablement détenir des actions de cette entreprise. Mais il sera très statique et ne bougera ses positions qu’une fois tous les deux ans. Considérons qu’il fait partie de ceux sur lesquels l’entreprise peut compter en termes de stabilité de son capital.
    D’autres aisés ne bossent dans aucune entreprise. Ils étaient partis d’un capital conséquent et se sont pris au jeu de la bourse. Ceux-là, depuis leur domicile, font toutes sortes de trades, généralement courts voire très très courts (10 minutes) Et bien entendu sur n’importe quel titre et dans les deux sens, long et short (généralement ils opèrent quand même sur un panier de valeurs dont ils connaissent les « habitudes »


    Et en dehors de ces bourgeois (puisqu’ils mènent une vie de bourgeois) il y a bien sûr les très riches mais la plupart du temps, ils sont moins pris par ce jeu du trading stressant et préfèrent le fun de l’aviation, du polo ou du nautisme. Ils placent en confiant leur argent à un trader en qui ils ont confiance.
    Et au-dessus, il y a les multimilliardaires et eux, ils approchent du cas des zinzins, ils achètent dans les creux et conservent dix ans, vingt ans.

    Et sous ces catégories, et bien il y a toutes les autres catégories de population. Manants compris, qui pleurent quand ils ont perdu 2000€

     smiley





  • easy easy 25 août 2011 16:15



    Les dégazages ne salissent pas la mer.

    Les déballastages la salissent et ils sont de deux sortes.
    Une des deux sortes est liée à des procédures d’équilibrage du navire vide et commencent à être résolues par une nouvelle architecture de navires
    L’autre sorte est liée à l’utilisation de carburant (très brut, très lourd et pas cher) pour les moteurs des navires. Ces carburants hyper lourds sont centrifugés-séparés à bord avant la carburation et il y a donc une boue grasse à éliminer.

    Sur ce point, il sera bien plus efficace d’exiger que ce fuel très lourd soit traité à terre avant de remplir les citernes (carburant) des navires. Ca obligera les navires à acheter pour leur moteur, du carburant plus proche de celui que nous utilisons dans nos chaudières ou camions.



  • easy easy 25 août 2011 13:30

    Vos évocations d’empire ne sont pas à rejeter complètement puisqu’elles apparaissent automatiquement dans les pensées de tout le monde. Mais seulement comme sorte de bruit de fond et aussi histoire de pouvoir poser quelques mots ou réflexions sur ce qui se passe. Comme en manière de pouvoir dire qu’on voit le Grand Jeu, le plus grand jeu possible.

    En réalité, même si Sarkozy et BHL ressentent un frisson impérialiste par moments, ils ont un minimum de réalisme qui les amène à considérer les choses déjà à plus petite échelle d’espace et de temps

    Dans l’immédiat, il s’agissait de sauver la réélection de Sarkozy.

    Et on peut retourner ce problème dans tous les sens, le mieux que Sarkozy avait à faire en ce moment et en fonction des marges ultra étroites dont il dispose (marges étroites qui viennent en droite ligne de son programme de 2007+ la crise mondiale, à la fois morale, économique et financière) c’était d’apparaître en chef de guerre, de faire de son avion un Air Force One. Ca fait un siècle que les Présidents Américains la jouent chefs de guerre et leur peuple aime ça. (Chez nous, le dernier du genre ayant été De Gaulle)
     
    Ca a toujours réussi à tous les autoritaires d’endosser l’habit militaire. Car le peuple a alors l’impression forte que son chef engage toutes ses forces à défendre le pays (voire à attaquer à un autre pour y piller des richesses)

    Il reste alors à vérifier si cette guerre contre Kadhafi (et peu importe les palinodies ./. aux attitudes amicales précédentes. Elles ressortent détails au regard des grands problèmes du monde) a quelque allure de défense de la France d’une part et de pillage lucratif d’autre part.

    Si ces deux points sont vérifiés, même selon un jugement très positiviste, alors Sarkozy aura fait au mieux ; Ca ne veut pas dire qu’il sera réélu mais il aura fait au mieux à cette fin.

    Il est évidemment toujours trop tôt pour établir si ses électeurs vont voir dans la guerre qu’il vient de décider une défense + un profit, mais j’irais à dire qu’il existe des arguments en ce sens.

    Ils ne sont pas en béton ces arguments et sont bien provisoires mais nous pouvons toujours en papoter en manière de comptoir.

    Défense ?
    Oui un peu au sens de la problématique non pas terroriste, mais islamique qui se pose à la France, en tous cas à certains Français (à ceux de son électorat en particulier)
    Maîtriser la question de l’islamisme en France est acrobatique étant donné notre Constitution. Alors la maîtriser quelque peu sur un territoire off-shore avec lequel nous allons commercer peut ressortir comme un biais consolateur.
    Sans trop préjuger de la future constitution lybienne, posons provisoirement qu’elle ne sera pas aussi islamiste que celle de l’Iran. Réussir à influer sur la constitution d’un pays musulman de telle sorte qu’il ne passe pas islamiste sera certainement perçu comme un point positif par l’électorat de notre président.
    On peut partir de cette vision positiviste pour considérer que ce pays d’islam modéré, plus moderne sera alors une tête de pont pour influer, même par procuration, sur le reste du monde islamique pour lui éviter l’islamisme. Mais là, on spécule déjà trop. N’allons pas si loin.

    Profitable, en raison de commerce privilégié avec un pays qui détient des ressources naturelles ?
    On peut voir ça. Mais ça ne fera pas un grand tremblement à mon sens.
    Jusqu’alors nous y avions accès à ces ressources et ça ne nous a pas empêché de nous trouver en plein marasme. On peut considérer qu’à long terme, l’accès à ces ressources sera de plus en plus précieux mais comme nous vivons une crise immédiate sans rapport direct avec un tarissement de ressources, une amitié renouvelée avec la Lybie ne changera pas la donne immédiate.


    Sur les deux points que sont la défense et le profit, seul le premier me semble donc avoir une petite pertinence au regard de l’enjeu de l’élection présidentielle.



    Il existe d’autres points secondaires comme par exemple le fait qu’en faisant fonctionner nos armes, nous les valorisons et les vendons mieux mais je trouve ce point très mineur.
    Il y a aussi le fait que notre président ressort (de manière très ad hominem, comme dans toutes les allures martiales) comme plus important qu’avant aux yeux des autres Chefs d’Etat. Mais ce point me semble également de peu d’impact.






    Autre sujet, plus philosophique.

    Cette guerre, effectivement décidée depuis Paris même si sur fond de soulèvement en Cyrénaïque, est de formule inédite. 



    De même qu’il y a 60 ans on a fait des Français des sortes d’esclaves-péones des entreprises de production et de négoce ainsi que des banques et que ces Français salariés consommateurs avaient l’impression de devenir bourgeois alors qu’ils devaient absolument tout faire, cette guerre est la première de l’Histoire où les gueux ont tout fait tout seuls au sens des risques de se faire tuer d’une part et au sens de l’endossement moral de la charge que représente le fait de tuer. Ce ne sont pas des soldats qui ont tué, ce sont des civils agissant de manière très bordélique.
    Et pour faire bonne mesure, leurs ennemis, les kadhafistes n’étaient quasiment pas des militaires réguliers non plus (on ne les aura jamais vus en images)

    (En 1789, en France, dès le lendemain du 14 juillet, il s’est mis en place une organisation révolutionnaire en uniforme et agissant de manière plus militaire contre des royalistes eux aussi organisés en armée ou armées)

    Au support d’artillerie près fourni par des coalisés, les salariés-consommateurs lybiens sont donc devenus des salariés-consommateurs-soldats-ambulanciers-logisticiens tirant sur des presque civils.

    Et alors que les US ont sur le dos la charge d’Hiroshima et de Nagasaki, les coalisés qui ont cassé le régime de Kadhafi en faisant des morts par bombardement, ressortent quasiment sans aucune charge assassine sur le dos. L’essentiel de l’initiative de la guerre et de la charge de la tuerie revient aux Rebelles.

    Il y a peut-être déjà eu des cas dans l’Histoire de coup de main offert à un tiers par feu d’artillerie à distance mais de cette ampleur, je pense que c’est la première fois que ça se produit.


    Du coup, les Rebelles qui se sont vus être des consommateurs-salariés-soldats-coupables-libérateurs-fondateurs vont avoir des ambitions probablement beaucoup plus larges qu’auparavant.

    Je vois mal les trois générations de Lybiens (dont des gosses) qui ont participé à cette guerre de durée très acceptable (pour l’instant) redevenir de dociles pousseurs de caddie.
    Je les vois mal faire la queue sagement pour accéder à un guichet d’administration. je les vois mal se défaire de leurs goût pour les armes.


    Je vois mieux que chacun devienne un Fouquier Tinville, un Saint Just, un Bonaparte, un Che. En Lybie ou ailleurs.



  • easy easy 25 août 2011 11:52


    «  »«  »«  »«  » Ceux que j’appellent ici « les bourgeois modernes » sont les spéculateurs, détenteurs de produits boursiers, qui souhaitent gagner davantage en plaçant leur argent, dans la bourse ! Qu’ils soient ouvriers, cadres moyens ou supérieurs, chef d’entreprise ou agriculteurs, médecin ou boucher, artistes ou chanteurs, et etc. ou avocats, ils sont les artisans de la bourse ! 
    «  »«  »«  »«  »«  »« 

    Oui, il y a effectivement de toutes les catégories de population parmi les spéculateurs. Même des RMIstes, même des personnes fauchées et n’ayant jamais travaillé (Il faut dire que le sens du verbe travailler s’est beaucoup élastifié depuis un siècle).
    Oui, tout le monde, comme au sujet du Loto, plus largement qu’au sujet du Loto


    Mais après avoir réalisé cette grande vérité, il est indispensable d’en réaliser une autre.


    Dans un pays où l’on pratique par exemple le combat de coq, celui qui met le doigt dedans, en un éclair ne voit plus que le jeu et l’excitattion qu’il procure. Idem pour le poker, la course de lévriers, le casino, pour absolument tous les jeux.

    De sorte que les problèmes éthiques ou moraux que pourraient soulever ceux qui sont hors jeu, sont ignorés et si rappelés, repoussés.

    Par exemple, à une époque où il existait un jeu excitant consistant à porter des manteaux de fourrure extraordinaires, les réserves que soulevaient les hors jeu étaient très largement oubliées ou repoussées. Et BB a galéré pour se faire un peu entendre (pendant un moment seulement)


    Il est très difficile, une fois qu’on a été happé par un jeu quelconque (dont celui des relations sexuelles en queue leu leu) de rejoindre le regard critique de ceux qui sont en dehors de ce jeu.

    Concernant donc le jeu, il y a deux aspects principaux à considérer : Son aspect addictif (dont on peut démontrer les aspects négatifs mais également positifs puisqu’après tout, ils canalisent une énergie). Et ses conséquences sur le support de ce jeu. 

    Le support d’un jeu est par exemple un ensemble de 52 cartes de carton coloré ou un ensemble de boules numérotées. Les conséquences sur ce genre de supports, tout le monde s’en fout.

    Le support peut être le joueur lui-même quand il prend des risques pour escalader à mains nues un gratte-ciel. Les conséquences sur ce support ne regardent alors quasiment que lui, sa famille, les actuaires de sa compagnies d’assurance et les comptables de la sécurité sociale

    Le support peut être des chevaux, des lévriers (qui ont à courir à se blesser), des coqs, des chiens ou poissons (qui ont à combattre entre eux) , des boxeurs, des cyclistes, des pilotes de course, des actions d’entreprises par le biais de la bourse.
    Les conséquences sur ce genre de supports sensibilisent alors beaucoup de personnes qui sont hors jeu et parfois même victimes involontaires de ce jeu. Ce qui est clairement la cas si on est salarié d’une entreprise dont les actions servent de support à un jeu. On peut perdre son emploi si l’entreprise est jetée ou bradée par ceux qui en détiennent les titres.


    La bourse existe depuis longtemps. Il y a toujours eu, chez les intervenants de la bourse, des visions froides non excitantes, tristes même, et des visions plus excitantes, joyeuses. Un marinier pouvait ressentir une constante tristesse quand il opérait sur la bourse des péniches du quai d’Austerlitz pour décrocher chacun de ses contrats de transport pendant qu’un autre opérateur pouvait ressentir une excitation joyeuse en ayant fait un bon coup sur un contrat future, toujours dans cette même bourse.
    Les intervenants de la bourse sont donc de natures et de motivations fort diverses. Certains subissent, d’autres en jouissent. Et la roue tourne.

    Puis, au fur et à mesure que l’ouvrier ou paysan d’avant la Guerre a eu le sentiment devenir riche pendant les Trente glorieuses, de s’embourgeoiser en parvenant à s’acheter une maison Phénix ou un logement clapier, il s’est mis à rêver de plus. 
    Le »toujours plus« a alors commencé et le Club Med + le Concorde en étaient des accomplissements ou paradigmes.

    Chacun a alors cherché à avoir plus, beaucoup plus. La voie du jeu à gros lots a démarré. Il y avait toujours eu des loteries mais à la fin des 30 Glorieuses, pile en 1976, au moment où soudain l’espoir de devenir plus riche par le travail s’estompait en raison d’un début de crise, on a proposé le Loto qui était une super loterie où l’on pouvait devenir très riche.


    Et en parallèle à ce jeu vraiment trop hasardeux, s’est ouverte en grand la voie de la bourse (avec les épisodes de nationalisation-dénationalisation) où le moindre clampin pouvait se prendre pour le baron Empain ou Rothschild.

    Avec l’arrivée de l’informatique, l’explosion des médias, de la société du spectacle, tout cela a fait que toutes sortes de gens se sont mis à jouer sur la valeur, sur le capital, sur la réputation des entreprises qui cocufiaient (on peut utiliser les mots spéculer ou investir selon qu’on voudra péjorer ou non).

    En effet, les entreprises cocufiaient de plus en plus clairement leurs salariés et aussi les consommateurs à qui elles livraient de plus en plus d’erzats. On n’était plus dans l’entreprise paternaliste à la Menier ou Cognac-Jay. On passait au cynisme et donc à l’interchangeabilité avouée des salariés devenus bétail à tout point de vue

    Les joueurs-parieurs-investisseurs-spéculateurs de la bourse pouvaient adopter tous les discours depuis le plus sérieux et responsable du genre »Moi je ne suis pas un rigolo, j’investis sur du long terme et je suis fidèle« au plus cynique du genre »Moi j’achète une entreprise la matin, je la revends à midi et je rachète sa concurrente le soir« en manière Tapie.

    Par dessus le marché, est arrivé Internet où strictement n’importe qui peut jouer sur ce support que constitue le capital des entreprises.

    Les entreprises auraient très bien pu exiger de sortir de ce jeu à haute volatilité donc à hauts risques car très sensible aux rumeurs.
    Très peu ont décidé d’en sortir. La plupart ont estimé qu’elles y trouveraient tout de même plus d’avantages que d’inconvénient. Car c’était avec une incroyable facilité que les introduction en bourse levaient des capitaux.

    Même Hermès, dont on se dit qu’elle aurait pu s’abstenir de s’exposer en bourse, a fait le choix d’y entrer afin de multiplier plus vite son développement. Afin d’implanter des magasins partout dans le Monde.
    La valeur de cette entreprise a centuplé depuis son introduction en bourse en 1993.

    Si sa valeur venait à être divisée par cent dans les années qui viennent, est-ce que ce sera encore une autre folie ou la fin de la folle valorisation actuelle ?


    A mon sens, si l’on ne s’est pas plaint d’avoir fait coef 100 en 20 ans, on ne doit pas se plaindre de faire coef 0,01 ensuite.
    Et ça vaut pour tout le monde, actionnaire familial, actionnaire au long cours, spéculateur de court terme, day trader (qui s’en fout totalement que ça monte ou que ça baisse) , employés, clients, vendeurs, épicier du coin, tout le monde. Tout le monde a profité de la bulle, tout le monde doit assumer son éclatement quand elle se produit.

    Et c’est à l’intérieur de cette histoire que se situent les chômeurs cocus des entreprises ou les chômeurs-consommateurs cocus du système qui ont renoncé à travailler et qui boursicotent depuis leur litière.


     »Tu te rends compte, être RMIste et pour autant acheter Sony le matin et le jeter comme un kleenex le soir, quelle sensation de puissance ! " Voilà en gros comment les échoués ou laissés pour compte du système se consolent. 

    Et bien entendu, entre ces joueurs très pauvres et les joueurs très riches de type Buffet, il y a toute la gamme des cas intermédiaires.


    On peut donc tout dire et tour faire dire des gens qui jouent sur le capital des entreprises. Mais globalement, quand ils perdent, les parieurs prennent un ton sérieux, responsable et très sévère à l’encontre de tiers. Quand ils gagnent, ils deviennent au contraire des gamins devant une voiture de pompier et hurlent partout qu’ils sont été les plus malins ou inspirés du monde.



    Ca c’est la bourse ou le jeu sur les actions des entreprises.

    Or, il existe des tas et des tas de paris sur des tas de choses qui se pratiquent avec les mêmes outils (informatique+ Net+com)
    Sur les vaches laitières, sur les monnaies, sur les guerres, sur les matières premières, sur les naufrages, sur les divorces, sur les mariages, sur les procès...

    Des gens peuvent parier par exemple sur l’incendie de votre maison sans que vous vous en doutiez.
    Ou sur l’issue du cancer d’un acteur, sans qu’il s’en doute 






    A mon sens, parce que le jeu est nécessaire pour canaliser les frustrations sinon c’est la guerre civile, on pourrait conserver le jeu de la bourse mais sur un support corellé aux valeurs des entreprises sans les toucher réellement 
    Un peu comme si entre dix potes, on pariait sur la valeur future de Total sans jouer en bourse. On met chacun 100 balles sur la table et celui qui aura vu le plus juste emportera la mise. Aucun achat, aucune vente d’action. On les regarde, on les suit mais on n’y touche pas. (Seuls les spéculateurs au long cours pouvant réellement acheter ou vendre les actions)
    Tout le monde sait que cette sorte de bourse virtuelle est possible. Mais les entreprises aiment trop profiter de l’argent que procure le boursicotage et ne désirent pas s’en isoler (ou seulement à la baisse, ce qui est pour le moins puéril).

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