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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Derniers commentaires



  • easy easy 13 décembre 2012 18:39

    à la différence près que les bourgeois de Chine et d’ailleurs font vite de la défense de leur marché intérieur, de leur pré carré, une prétention très facilement mise sous le sceau du patriotisme

    Ah, ouiiii !

    Bien vu Shawford !



  • easy easy 13 décembre 2012 18:34


    A l’heure où j’écris ces lignes, je vois LuCi plus désemparée que jamais ou plus exactement désemparée sur un espace qui ne lui était pas familier, celui d’AVox (ou de tout autre forum)


    J’en parlais hier à Abou Antoum et le cas de LuCi illustre bien le phénomène :

    En gros, bien qu’elle ait déjà eu des frayeur ailleurs, elle est encore toute vierge du mainstream. Disons qu’elle déboule dans la mêlée sans avoir pris la mesure du phénomène mainstream ou en croyant qu’ici il n’existe pas.

    Nous les vieux singes d’AVox, nous le sondons au jour le jour ce mainstream et savons très exactement où nos propos vont inévitablement secouer la bête (qui n’est pas bête du tout mais qui a ses inerties, ses habitudes et ses talibans). Nous savons dire mille choses diverses et variées sans prendre le moindre coup, malins que nous sommes devenus.

    Alinéa il y a quelques jour, LuCi aujourd’hui, bien qu’à âges inégaux, sont peu connaisseuses du courant majoritaire (qui est probablement le même ici que partout ailleurs sur le web francophone). Elles ouvrent leur coeur en toute candeur, elles croient, telles des Jeanne D’arc que leur sincérité sera reconnue et se voient soudain rouées de coups par les flics ou archanges de la pensée collective.

    Outchhh !
    Heureusement que nous sommes dans le virtuel !

    M’enfin bon, elles feront comme nous, elles apprendront vite les bonnes manières, elles apprendront à hypocriser et nul doute que dans quelques semaines, elles louvoieront ici avec la tranquillité de vieilles guenons.

    Elles participeront à leur tour au mainstream et à leur tour elles bizuteront le prochain puceau qui déboulera à coeur ouvert. Elles l’initieront aux bonnes manières (qui consistent déjà à amener de quoi boire et si possible un peu de saucisson).



    LuCi, vous faites partie de ceux qui ont le plus appris le langage universitaire, le logos.
    C’est ce langage (celui du sociologue par exemple) qu’il faut pratiquer en public pour être peinard, c’est lui qui offre les protections, les enveloppes.
    Pas celui de l’ethos-pathos qui est intime et qu’il vaut mieux réserver pour le privé.

    En public, il est risqué de dire Je suis/Je ne suis pas et J’aime/Je n’aime pas.

    C’est pourtant uniquement en déclarant son ethos et son pathos qu’on peut participer à changer le mainstream, la loi, la police. Chacun a le devoir ontologique et historique de participer à ce changement. Heureusement que des Simone Veil et des Louise Michel ont mis le paquet.

    Mais en bonne règle générale (qui rend éclatantes les exceptions) il vaut mieux ne pas mettre tout le paquet sur la table parce qu’en cas de lynchage, on n’a plus aucun recours ni retranchement. Disons qu’il faut disposer d’arrières, en avoir sous le pied comme on dit.



  • easy easy 13 décembre 2012 17:33

    La problématique du lien donné par Alinéa n’est pas mercantile Easy, mais bel et bien de pouvoir à la base et a priori échanger pour autre chose que des considérations marchandes.

    Vous avez peut-être raison.

    Peut-être suis-je trop aveuglé par la considération que depuis deux millénaires, tout ce qui était appelé pouvoir consistait, in fine, à de la vénalité (Eglise comprise)
    Nos livres d’Histoire se sont efforcés d’effacer d’une part le caractère infanticide et parricide de nos grandes figures, d’autre part leur vénalité. Il n’y a pas une seule ligne où est évoquée leur cupidité.
    La raison en est bien simple.
    La jeune troisième république était obligée, face au gueux devenus citoyens censés imiter désormais les aristos déchus par le seul biais de l’embourgeoisement, d’inculquer l’esprit de patriotisme et aussi de légitimité territoriale. Elle devait donner aux enfants l’impression que pendant 2000 ans tous les ’Français’ n’étaient préoccupés que de la santé de la patrie. 

    Cette contre vérité risquait de faire carrément aimer l’ancien régime, mais le risque valait le coup d’être pris. Et le fait est que les Français sont devenus à la fois patriotes comme jamais nos rois ne l’avaient été et qu’ils ont aimé ces rois.



    Jeanne d’Arc’ (car ce n’était pas son nom), même en acceptant de considérer que ce qu’elle appelait France et qui n’était que l’Ile de France représentait un éventuel territoire « à nous », même elle, n’était pas animée d’un esprit patriotique
    Elle était portée par « Cette terre revient à mon seigneur Charles VII »
    Ce qui est sensiblement différent de « Cette terre est à nous »

    Ce n’était pas du patriotisme qu’elle ressentait (ce concept étant inconnu au Monde) mais du féodalisme bien aimé (comme quoi il sait plaire)

    Le concept de « terre à nous tous » a commencé à germer à partir de 1789 devant la menace étrangère mais il ne s’est épanoui qu’en 1880 avec le ferrysme (pour être contrarié par la privatisation des sols jusqu’au moindres bosquets, et même des plages).

    Ce concept de patrie étant très jeune et ayant été dépassé par le multinationalisme de la bourgeoisie (à laquelle nous avions tous le droit d’accéder) n’a, je le crois, aucune valeur pour ceux qui ont le pouvoir économique et même pour ceux qui ont le pouvoir politique (Je ne puis apprécier à quel point chez les Le Pen on a vraiment le sens de la patrie)


    A mon sens, une conférence entre gens de pouvoir politique ne peut avoir d’autre finalité que mercantile, surtout si elle se tient à Dubaï. Mais je peux me tromper.



  • easy easy 13 décembre 2012 16:47

    Easy, c’est hors sujet, mais au cœur de cet oignon, on n’est pas un peu à l"étroit et coupé du monde ?
    On ne pourrait pas vivre plus simplement ?


    J’ai remarqué que nous avions passé 9 mois dans un oignon dont nous étions le précieux. (Et j’ai vu cela alors que mes professeurs m’ont enseigné l’embryologie en toute froideur).

    Il me semble que nous y étions à l’etroit et qu’une fois nés, nous sommes souvent sujets au vertige (trop d’espace). Pour être plus précis sur ce point de l’espace, le seul que nous supportons assez bien est celui qui est horizontal puisque premier (ou élémentaire)

    (Ce qui est étrange c’est qu’un poisson poursuivi reste à la même profondeur. Peut-être en est-il de même pour un oiseau poursuivi, je n’ai pas pu le vérifier)



    Et pendant que nous étions le germe au centre d’un oignon, nous échangions via une étonnante barrière : le placenta. Lui même recevant des nutriments venus parfois de loin.
    Je ne serais donc pas étonné qu’une fois expulsés de l’utérus, nous n’entrepenions plus que de reconstituer ce contexte.



  • easy easy 13 décembre 2012 16:31

    «  »« pour moi le fascisme réside davantage dans l’utilisation du mot « primitifs » que dans mes questionnements au sujet du mariage homosexuel.  »«  »

    C’est bien vu sur le fond et si le mot primitif est considéré en son ancienne acception.



    Le sens de primitif a beaucoup changé depuis 1950.

    Il reste encore des gens pour l’employer de façon arrogante mais il y en a beaucoup qui l’utilisent, faute de mieux, pour ne pas faire de simagrées, avec une acception bien plus respectueuse. Pendant que d’autres tentent de le remplacer par premier.

    J’ai passé 10 ans avec des primitifs avec qui j’ai ressenti un certain type de bonheur. J’ai pour ceux que j’ai fréquentés de l’affection et ils me manquent.
    Je peux dire d’eux qu’ils sont des primitifs de manière générique, sans me contorsionner à utiliser un autre néologisme, mais en majorant son sens dans mon propos.
    Je crois que c’est la meilleure manière de démonter la péjoration qui lui était associée. 

    Je recours au même procédé majorant avec les mots « Sauvage » « Nègre » « Monstre » « Mongolien » « Gueux » « Concierge » « PD » ’Bougnoule" etc.

    Lon inversion de sens pose des problèmes de communication lorsque mes interlocuteurs focalisent sur le mot qui leur est aposématique et ratent alors de voir mon propos. Ça provoque des méprises ou quiproquos mais ils peuvent s’éclaircir avec des explications.

    Ce nettoyage du goudron et des plumes dont on avait barbouillé ces mots est un travail-moment qui permettra, au fil du temps, de purger ces mots du mépris qui leur était attaché. Si nous ne nous fatiguons pas à ce travail d’inversion directe, ces mots (qui ne s’effacent pas des livres anciens) continueront de blesser indéfiniment leurs cibles et de nous déshonorer.

    Je ne suis pas pour qu’on évite de les utiliser mais pour qu’on les utilise avec un sens inversé ou au minimum neutre.



    Le racisme, sans que j’y sois pour rien, a déjà changé de sens pour beaucoup de gens. Pour au moins la moitié des Français, il est désormais moins attaché à l’aspect physique de la cible et plus rattaché à ses moeurs, à sa mentalité. Ce n’est pas forcément mieux mais ce n’est déjà plus aussi physique qu’autrefois.
    Il y a également le mot naïf qui a changé de sens ou qui a un sens plus large

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