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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • easy easy 8 décembre 2012 17:15

     @ Michel,

    Vous auriez pu vous suffire de Schweitzer qui, par jaïnisme avait carrément commencé par soigner des animaux avant de soigner les Gabonais.

    Ce même sublime docteur ne pouvant soigner qu’avec des médocs, avait besoin de l’argent que lui envoyaient ceux des Européens qui en avaient et qui pratiquaient, surtout en Alsace, la tradition de la charité héritée des premiers principes de l’Eglise « Pauvres, supportez votre pauvreté et vous serez les bienheureux auprès de Dieu, ne vivez que de la charité » (Principe progressivement abandonné au profit d’une théologie en émancipez-vous)

    Et quand il manquait d’argent, le bon docteur partait faire une tournée de sensibilisation en Europe.

    Or les médocs, les vaccins, sont faits avec des bestioles.


    Mais je vous vois évoquer la fortune de Bartabas la bave aux lèvres.
     
    Sauf quelques Terriens vivant à la manière de Pierre Rhabi qui produisent directement ce qu’ils mangent, tous les autres, nous passons par le biais de l’argent qui fausse complètement notre rapport à ce besoin essentiel qui est de manger. Si bien que tous les argenteurs que nous sommes, vous compris, perdent l’impression de lutter pour manger tant ils ont l’impression de lutter pour trouver de l’argent (qui a l’avantage sur la bouffe directe de pouvoir se conserver et s’accumuler de façon vertigineuse, d’où la naissance de l’hybris)

    Sauf donc à vous lancer maintenant dans une guerre contre le principe même de la monnaie pour nous ramener à la production directe de notre nourriture, tout ce que vous dites sur les biais mêmes que l’argentisme provoque, passera pour incongru ou puéril.

    Le biais argentiste nous déconnecte gravement de la réalité fondamentale de nos besoins alimentaires et nous font faire mille choses qui semblent dingues aux yeux d’un Papou (D’autant que si nous lui expliquons nos soucis de métro, nous oublions de lui préciser que nous prenons le métro pour aller au boulot pour ramener un salaire pour acheter du surimi et que le surimi c’est du poisson et de la farine qui a la goût de crabe)

    Mais, à ces besoins alimentaires élémentaires, s’ajoute tout de même la problématique du logement donc, plus sûrement, de la propriété de quelque chose de lourdingue, de durable (contrairement à la bouffe) et de léguable.

    Du coup, en rapport à cette seconde problématique qu’est l’habitat, l’argent ne ressort pas si bizarre qu’il peut l’être par rapport à la bouffe seule. Un type peut planter ses carottes tout seul mais il ne peut pas se construire un appartement de A à Z dans Paris tout seul, il doit commercer et l’argent est alors indispensable.

    Quand on ajoute le problème du logement à la bouffe, l’argent ressort bonne idée.
    Seul problème alors, il peut s’accumuler de manière folle.
    M’enfin, entre nous ici, je ne vois pas qui en est à nager dans une piscine de pièces d’or. Ici je ne vois que des gueux.


    Posons que Bartabas, dur avec les bestioles, ait une baignoire d’or.
    Il n’est pas le seul à vivre peu ou prou de cette manière avec les bestioles et les autres sont très nombreux à ne pas avoir de baignoire en or.

    Alors, si vous voulez baver sur Bartabas, ne l’attaquez pas sur l’angle de ses rapports aux bestioles tant il y a de miséreux qui sont au moins aussi durs avec elles. Attaquez-le seulement sur sa baignoire en or.
     


    Mais plus profondément, allez plutôt voir un psy ainsi que je le fais moi-même.



  • easy easy 8 décembre 2012 12:14

    Tarrier ?
    Son cas est banal.

    Bien plus rares sont ceux qui, à l’instar de Mauriac, ont opéré un virage (nos visions ont énormément évolué depuis 1800) en reconnaissant tout leur cursus.
    Mauriac, au contraire de Sartre et de tant d’autres ex nihilistes surgis du néant ou de roses sans épines, a dit très explicitement et en substance :
    « Quand j’étais gamin (Il écrivait déjà un roman très critique de sa propre société à 13 ans) j’étais totalement indifférent aux misères qu’on infligeait à Dreyfus parce que ma Famille bordelaise le haïssait. Et ce n’est qu’au fil de mes expériences personnelles (directes, immédiates), que j’ai complètement changé de point de vue en ressentant alors de la honte pour mes visions médiates originelles »



  • easy easy 8 décembre 2012 12:00

    Accorder aux autres la liberté de faire comme ils préfèrent, ça a du sens.

    Mais en ce cas, on aurait également dû laisser les esclavagistes et les cannibales faire comme ils l’entendaient.

    C’est vraiment un problème difficile que celui du droit d’intervenir en tiers-archange-sauveur. Car si ce droit était carrément indiscutable, chacun irait constamment à intervenir chez les autres pour leur reprocher d’être le bourreau de quelque victime y compris si la victime est une personne morale ou un concept abstrait (par exemple la révolution, la liberté, l’égalité, le progrès, la religion, la science...).

    Je rappelle qu’il a existé des esclaves et des colonisés qui se sont offusqués que des tiers viennent les libérer. Lesquels tiers ont alors inventé le concept de syndrome de Stockholm afin d’invalider les protestations de ces victimes qu’ils entendaient délivrer.
    Le sauveur ne supporte jamais que le prétendu sauvé refuse son sauvetage.

    Il y a vraiment un difficile problème autour de la servitude volontaire et il ne doit pas être éludé car pour l’instant les gens sont quasiment tous asservis aux volontés d’une entreprise dont ils ne sont qu’un des rouages.



    Laissons donc le très difficile cas de l’homme esclave, exploité, colonisé, asservi de côté et passons à celui des animaux.

    Là, en tant qu’archange, on se retrouve dans une position plus sûre puisqu’aucun animal ne proteste « Bin, arrêtez donc de me libérer ! Je suis très content de mon sort dans ce zoo »
    Bien que l’archangisme pro animal soit plus sûr pour cette seule raison, l’archange doit tout de même s’interroger et se freiner. S’il ne se freine pas dans sa démarche de sauveur, il peut s’enivrer de son rôle et finir par s’imposer donc soumettre des gens à sa volonté. S’il ne se censure pas, s’il se pose en irréfragable, incontestable, le sauveur ne peut que devenir abusif, potentat (Cf les sauveur d’un certain tombeau). Le rôle de sauveur est le plus enivrant qui soit et il n’est quasiment aucune profession qui ne cherche à s’en blasonner (ce ne sont pas les ONG et les Greenwasher qui me contrediront).

    Le sauveur des animaux devrait toujours dire « Je lève la main pour dire que je trouve cruel le sort que vous infligez aux bestioles mais moi-même, je ne suis pas sûr d’être un ange. Il me semble que je suis également nuisible à quelque chose quelque part et que ma présence sur terre s’impose forcément à quelque créature animale ou végétale »
    S’il ne pose pas cette ambivalence, il s’enivre de son droit d’imposer sa volonté. 
    (Hitler avait libéré les Sudètes, il était aussi le sauveur de l’Allemagne comme les EU sont les sauveurs du monde)

    Si les sauveurs en herbe ne savent pas dire qu’ils ont le devoir de se censurer, si la pratique de cette auto censure des sauveurs ne se généralise pas dans le peuple au niveau de sa base, il n’y a aucune raison que les gouvernants de tous ordres ne profitent pas de cet extraordinaire biais pour s’imposer partout et à tout propos puisqu’il y a toujours quelque chose ou quelque cause à sauver.

    L’Eglise n’avait pas su se censurer de son archangisme. Maintenant que par la grâce de la Révolution chaque gueux se croit le devoir de décider de tout, il oublie à son tour qu’il doit se censurer.




  • easy easy 8 décembre 2012 11:08

    Ce qui est hystérique en l’occurrence c’est, dans cette vidéo, l’attitude des jeunes qui l’interrogent.
    Car ils ne l’interrogent pas, il déversent leur amertume, leur vomi.

    Je comprends très bien ces jeunes et du reste, j’aurais aussi branché Bartabas à peu près comme ils l’ont fait (mais pas en ouverture de la conférence).

    Mais après la réponse qu’il a livrée, je l’aurais remercié et je me serais tu.

    On a ici la chance rare d’avoir un aficionado qui répond franchement sur sa vision du taureau. Il ne donne pas dans le maniérisme, il dit qu’il ne ressent rien envers le taureau qui est hystérique de naissance. Et bien ça m’aurait suffit. Je me serais dit « Il a une empathie sélective, p’tet que moi aussi. Le ban est clos. Il continuera à trouver la corrida chouette et moi je continuerai de la trouver odieuse »

    Je n’aurais vu aucun intérêt ni à continuer de le harceler après sa réponse, ni à expliquer ma vision (parce que le public n’était pas venu là pour découvrir ma vision, sinon je l’aurais fait)

    Continuer à l’accuser comme l’ont fait ces jeunes c’est très proche d’une situation de lynchage où l’on n’a plus qu’une obsession qui consiste à éliminer celui qui nous déplaît en l’ensevelissant sous son vomi (vomi et pierres c’est pareil).

    Ce que ces jeunes ont fait n’est pas du tout une entreprise où l’on essaye de convertir l’autre en lui montrant comment on voit.
    A part exprimer leur dégoût, ces jeunes n’ont montré comment ils voient le taureau et le cheval. Ils n’ont pas fait comme Victor Hugo qui nous avait montré comment il voyait une Cosette -regard inédit à l’époque. Ils n’ont pas fait comme Zola qui nous a montré comme il voyait le mineur -regard inédit à l’époque.

    Ces jeunes ont été non pas convertis à la compassion envers les animaux (qui n’est absolument pas innée de l’homme) mais sont nés dedans.
    Ils sont nés dans un contexte cultivant déjà la compassion envers les animaux (que l’on voit) et qui inclut encore qu’on trouve rigolos les dauphins prisonniers des parcs aquatiques. Ces jeunes ont le tabou inné de la chose et ont la nausée qui leur vient aussi naturellement que devant du cannibalisme (alors qu’ils trouvent la fellation, la sodomie, le piercing, le siliconage, le remodelage des nymphes, tout ça très banal).

    Mais ils ignorent le cheminement de cette compassion envers les animaux dans notre société, son histoire et ignorent le mécanisme de l’installation des tabous.
    Ils ont le tabou en eux mais sont incapables de recréer à leur tour le discours compassionnel. Ils ne savent pas inventer le tabou, ils ne peuvent que le subir donc vomir.

    Le discours de BB, l’air de rien, fallait l’inventer (et s’inspirer alors du discours des Schoelcher). De nos jours ça peut sembler évident aux jeunes mais à son époque BB a dû inventer de toute pièce un discours, une symbolique. Rien n’existait dans le genre avant elle.
     
    C’est bien d’être né avec ce tabou qu’on doit à BB mais encore faut-il savoir on est ainsi fait désormais et comprendre que d’autres, surtout les anciens, puissent ne pas avoir ce tabou en eux de manière aussi racinaire. 

    Pour les jeunes, la tauromachie est un tabou qui les fait vraiment vomir. Ils ne pigent donc pas que tout le monde ne vomisse pas.
    Or Bartabas est de la génération qui a dû se convertir. Donc comprendre d’abord les arguments, puis effectuer le virage ; ce qui est un vrai travail et qui oblige de renoncer d’anciennes visions. Il a déjà sacrifié de ses racines plus dures mais il ne peut pas tout abandonner pour se reconnaître et conserver un sens historique

    Bartabas a beaucoup plus travaillé son regard et son historicité que ces jeunes qui n’ont jusque là fait que vomir, qui n’ont ni travaillé leur regard ni appris comment il s’était construit.

    Bartabas est né dans une époque où l’on était très dur envers les animaux de zoo ou de cirque (et le personnel humain), allant à les remplacer dès leur mort d’épuisement. Mais il a bien compris qu’il devait changer son attitude première afin de ne pas choquer tout le monde et il est un fait que même s’il a conservé des racines dures, il a attendri des millions de jeunes sur la cause des chevaux.

    Mettons qu’au pire il mange en secret du cheval tous les jours.
    Et bien ce sera tout de même lui qui aura très fortement participé à la ruine des boucheries chevalines.
    Bartabas aura ruiné bien plus de boucheries chevalines que ces jeunes qui vomissent sans savoir pourquoi.




    Par ailleurs, depuis Hugo Zola Bardot, les gens ne savent plus avoir comme posture (sur tout sujet) que celle d’archange dans une relation triangulaire à trois pôles. Le bourreau, la victime, et l’archange qu’ils sont évidemment.

    La plupart des papiers sur AVox sont des mises en scènes en triangle de Karpman où l’auteur se place en archange. Il y en a très peu où l’auteur se place en victime (alors que chacun le pourrait) et encore moins où l’auteur se place en bourreau.
    Ils sont rares les papiers où un auteur vient dire que, cycliste, il s’est vautré sur une piste cyclable parce que des inconscients y ont cassé des bouteilles de verre. Les auteurs préfèrent faire comme Chalot, pousser à des indignation en faveur de je ne sais quelle victime de je ne sais quel vilain tout en n’étant que spectateur depuis quelque hauteur, en sorte d’ange observateur.

    Sur les foras ou les conférences, les gens ne viennent pas témoigner d’une relation directe (immédiate) à deux personnages Lui-Moi comme Alinéa vient de le faire. Ils préfèrent largement faire les metteurs en scène en plaçant différents acteurs à qui ils attribuent un rôle pendant qu’ils apparaissent eux-mêmes comme n’ayant aucun rôle dans le drame. Ils racontent un drame mais n’en sont pas.

    A se demander sur quelle planète ils vivent alors.
    Bin sur Media.
    Ils ne sont ni les protagonistes ni les spectateurs, ils sont la caméra, le caméraman, le reporteur, le journaliste, toutes choses prétendument neutres alors qu’elles ne le sont pas, ne serait-ce que parce qu’elles cadrent et focalisent. Le caméraman, quand il est seul à tout faire, est le metteur en scène, même quand il ne fait que sélectionner parmi les scènes qui se produisent sans son intervention. Le seul cadrage fait déjà la mise en scène.

    Bartabas est un puissant metteur en scène-cadreur qui a des racines très dures. Il manie le fouet, les rênes, la longe, les étriers, à longueur de temps. Il ne sait que s’imposer.

    Mais ces jeunes ont également très fortement cadré en se montrant le plus durs possible, ainsi que l’auteur de ce papier.


    Les Bisounours dénient d’où ils proviennent, ils sont nés dans les roses sans épines. 





  • easy easy 7 décembre 2012 12:23


    Notre première problématique est la bouffe.
    Et au quotidien.

    Pour l’obtenir nous passons par tant de biais que nous finissons par être obsédés par les biais et oublions qu’au fond, c’est la bouffe qui nous angoisse (avec l’abri, tout de même pas loin derrière)

    Ces biais pour se procurer de la bouffe posée juste là, à 40 cm de soi sont obligatoirement plus lointain puisque tant que la bouffe n’est pas devant notre bouche, elle est plus loin. Il y a donc une obligation de regarder plus loin, de repousser les horizons de considération.

    Cette obligation de préoccupation au-delà des collines (que les brigandages mutuels n’amoindrissent pas) finit par nous obliger à toujours regarder-flipper au lointain.
    Même quand on est parvenu à obtenir de la bouffe devant soi. Car déjà on se préoccupe de la bouffe de demain. Ce stress permanent sur le lointain (parfois 40 ans à l’avance, par exemple sur le sujet de sa retraite) est très logique et même normal puisque c’est le lot de tous mais à force, beaucoup d’entre nous accumulent des montagnes de noisettes pour mille hivers et que ça a pour conséquences de rendre les relations ou le commerce entre individus de plus en plus tendu.

    Il est donc capital que chaque conjoint, que chaque personne dépendant d’une livraison de bouffe, se dise non seulement rassasiée, mais mieux, se prétende no-bouffe. « Moi, la bouffe, je n’en ai pas besoin » 

    C’est exactement ce que fait Alinéa incidemment. 

    Elle ramène la problématique de la vie à l’eau fraîche. 
    Elle dit, « Toi, là, en face de moi, tu suffis amplement non seulement à la survie mais aussi à mes passions, à mes enfollements ». 
    Elle dit « Je n’ai rien à faire de la bouffe que tu me livres, je peux me nourrir rien que de ton haleine »

    Pour réduire le stress des Scrat que nous sommes, pour réduire les tensions et compétitions entre nous, il n’y a pas mieux que ce genre de déclamation.

    Cette déclamation produit déjà un effet considérable dans l’intimité.
    Mais comme les messes aussi produisent des effets, il n’aurait pas été dommage qu’à Rome, qu’à Persépolis, qu’à Carthage et Lutèce, des femmes déclament publiquement se suffire de l’odeur de leur compagnon. Ce qui sous-entend que les noisettes déjà livrées sont amplement suffisantes et qu’on peut se détendre.

    Sont-ce les hommes, sont-ce les femmes qui nous rendent de plus en plus Scrat ?
    Mettons que ce soit à part égale de responsabilité par effet de mise en résonnance mutuelle.
     
    Mais dans ce contexte scratiste, il est indispensable que des hommes et des femmes fassent régulièrement des déclamations en « Tu me suffis, faire l’amour me suffit » pour nous apaiser les uns les autres. 
     

    Imaginons que par je ne sais quelle règle de vie millénaire, chaque individu ait toujours eu à se procurer son bol de riz par ses propres moyens et qu’il le mange seul. Chacun n’aurait alors eu comme souci premier que de se nourir, il n’aurait subi que sa propre pression. Et je vois mal pourquoi il se serait sur-pressurisé.

    Pour X raisons, sont rarissimes les cas de Diogène
    Les gens vivent au minimum par deux et avec charge d’enfants à nourrir. Chacun se retrouve alors à subir sa pression propre plus celle que les autres lui infligent. Et il ne serait pas faux de dire que la pression totale est souvent plus forte sur le garçon que sur la fille (qui a cette exclusive d’enfanter et d’alimenter au sein)

    Lorsque le couple vit 40 ans, la fille a la charge d’allaiter pendant 20 ans puis meurt. Le garçon a la charge d’alimenter sa compagne pedant 20 ans puis meurt. Il y a égalité de souci alimentaire et le garçon n’est pas inéquitablement surpressé.

    Lorsque le couple vit 100 ans, la fille passe 60 ans sans avoir la charge d’allaiter pendant que le garçon continue d’avoir la charge de la nourrir (C’est surtout éthique, traditionnel, culturel, car concrètement, surtout de nos jours, la fille a ses propres ressources de noisettes)

    De nos jours, parce qu’on vit encore très souvent en couple, parce que la vie en couple passe encore pour idéale, il est indispensable que, passé 40 ans, les filles déclament se suffire de câlins.

    De nos jours, surtout en France, parce qu’elles ont leur propre stock de noisettes, les filles de plus de 40 ans ont objectivement la possibilité de prétendre se suffire de câlins. Si elles ne le font pas, c’est très, très stressant pour le garçon et il ne peut être qu’agressif.

    Je décris là un schèma situationnel tant de l’individu que du couple que de la société et les réalités de chacun sont différentes mais ce schéma en sorte de moyenne des cas, est bel et bien celui que nous avons en tête. Il se dessine une tendance à l’individualisation des vies mais ce schéma est encore largement valable.

    Comme en dépit de cette tendance à l’individualisation des vies (célibat), chacun convient au moins in petto, qu’il faut (globalement) d’une part faire des enfant, d’autre part se mettre à deux parents pour les nourrir pendant 20 ans, même les plus célibataires conviennent que ce schéma ne peut que perdurer, du coup son éthique perdure et la tension qu’elle implique perdure.

    Les déclamation a-stomacales ou a-Scrat telle que celle d’Alinéa sont donc préciosissimes et les filles de plus de 40 ans devraient piger qu’elles ont la responsabilité d’en faire d’équivalentes (à moins qu’elles apprécient notre surtension).

    Il me semble tout à fait possible que la tendance homo soit née de cette problématique que j’ai schématisée. Car à scratisme égal, il vaut clairement mieux former couple homo pour réduire le déséquilibre des charges garçon/fille.

    Que le couple soit lesbien ou gay, qu’on y ajoute un enfant surgi ex nihilo et on aura deux adultes en situation éthique tout à fait équitable. Je ne vois pas en vertu de quelle éthique un des conjoint homo pourrait infliger à l’autre -explicitement ou implicitement- une obligation scratiste, les deux modéreront donc leur scratisme et si le monde entier passait couples homos (avec échanges de bon procédés pour faire des enfants), le scratisme mondial diminuerait, la tension globale diminuerait.

    Je vois dans le monde des milliers de couples hétéros ayant scraté à la manière du couple Ben Ali mais je ne vois aucun couple homo ayant eu besoin de tant de noisettes. Je pose l’exception YSL et Bergé mais vous conviendrez que leur fortune est directement fruit du génie artistique d’YSL allié au pragmatisme de Bergé. On est loin des couples voraces.

    J’étonne peut-être quelques uns en faisant ressortir ici la problématique bouffe, en la posant en base de tout, mais je crois que c’est précisément parce que nous avons fini par oublier que tout vient de là, que nous ne comprenons plus rien à ce qui se passe en dépit des tsunamis de discours.
    (Ce que des Parisiens disent de leur problématique -où il n’est jamais question de peur de manquer de bouffe- sera incompréhensible à un Himba alors qu’il pigera probablement ce que j’en dis)

    Si nous ne savons pas faire comprendre nos problèmes à des Himbas, c’est que nous sommes aveuglés par nos empilements de biais.

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