Merci pour un soutien qui me conforte dans mon effort de parler raison, même si pour cela, il faut affronter une opinion probablement plus bruyante que majoritaire.
PS : « Cela signifie qu’on a le droit de règlementer ou d’interdire toute pratique religieuse qui dépasserait les bornes »
Jusqu’à nouvel ordre « passer les bornes » n’a aucune valeur juridique, ce n’est qu’une opinion que l’on est pas jusqu’à nouvel ordre contraint de partager !
Vous
avez une bien curieuse conception de la laïcité : dans le droit
français et la Constitution, la laïcité est ce qui garantit la
liberté de croyance ou de non croyance.
C’est le régime
sarkozien qui s’est mis en tête d’ inventer des "valeurs
républicaines" et des moeurs républicaines auxquelles il
faudrait se soumettre, établissant une confusion détestable entre
la coutume et le droit.
On ne peut en toute intégrité
légiférer que sur des actes ou des comportements qui portent
atteinte aux droits ou à l’intégrité des personnes et ce, quelles
que soient les justifications idéologiques ou religieuses des actes
concernés.
A titre d’exemple, une secte peut être
condamnée si on prouve que c’est une association de
malfaiteurs.
En revanche cette loi sur le voile, outre le
fait que le port du voile n’est ni obscène, ni criminel vise
explicitement un religion . Je gage qu’on ne poursuivra pas une
assistante maternelle qui porterait un foulard en cas de rage de
dents ou de maladie de peau.
Si cette loi est votée, la
France va rejoindre les US depuis qu’Obama a ratifié récemment la
dernière loi sur la défense autorisant poursuite et détention sans
limite de temps et d’espace de personnes soupçonnées de
terrorisme : ces deux Etats seront des Etats de non droit.
Et d’élections en élections... la révolution républicaine promise par Mélenchon risque fort de déboucher toujours sur le même scénario : une campagne présidentielle avec promesses de monts et merveilles au premier tour pour rallier au second un parti qui nous promet de ne rien changer de fondamental et de se maintenir dans le camp libéral. Puis, quels que soient les résultats des présidentielles le même scénario se produira dans la foulée pour les législatives pour se renouveler un plus tard aux municipales. Enfin, rebelote au prochain quinquennat ! La révolution républicaine, ce n’est pas l’espérance du grand soir mais l’attente de la Saint Glinglin !
A ce rythme, les électeurs « révolutionnaires » risquent fort de déserter. Et Mélenchon aura beau continuer à tonitruer, cela ne lui donnera pas plus de poids dans le combat politique.
Sans oublier que les grandes conquêtes sociales sont presque toujours sorties des combats et de luttes qui ont dépassé les calculs des états-majors politiques et syndicaux.
Quand vous dites que JL
Mélenchon ne pouvait prévoir ce qui allait se passer après le vote
de l’ONU, je pourrais peut-être l’admettre. Qu’en revanche il n’ait
pas jugé bon de s’informer sur la situation de la Libye avant
l’intervention de l’OTAN est beaucoup plus étonnant pour un homme
qui aspire à diriger la politique extérieure de la
France.
Vous-même avez-vous essayé de vous informer sur ce
pays qui était tout-à-fait officiellement classé au premier rang
de développement humain pour l’ensemble du continent africain ? Ceci
était parfaitement connu. Il vous suffit de suivre ces quelques
liens et d’en rechercher d’autres par vous-même.
Comment alors peut-on concilier cette
réalité sociale et économique avec la fiction d’un tyran qui
dépeçait son peuple au profit de sa famille depuis plus de 40
ans ?
Que les responsables politiques proches
des US aient lancé cette croisade par la falsification la plus
éhontée de la situation en Libye est compréhensible. Mais qu’un
candidat qui se prétend résolument à gauche n ’ait même pas pris
la peine d’exercer son esprit critique face à un tel décalage entre
la réalité libyenne et le récit que les grands média en ont fait
est pour le moins inquiétant. Mélenchon Président, la France
serait-elle embarquée contre la Syrie, l’Iran ou que sais-je dans
la même aventure que pour la guerre du Golfe ? On se prend
parfois à regretter le discours courageux fait à l’ONU par de
Villepin.