Réflexion intéressante mais qui en reste peut-être à un angle trop technique sur les modalités de scrutin. Ce n’est pas seulement le mode d’élection qui fait problème, c’est sa nature même.
En toute rigueur élire une personne ne peut être qu’un processus aléatoire de délégation de souveraineté. Et c’est encore plus vrai quand il s’agit de confier pour 5 ans le destin d’un peuple entier tant sur le plan intérieur qu’international.
D’ailleurs la plupart des candidats à la présidence n’ont de cesse de dire « JE », se présentant non pas pour être le mandaté du peuple, mais comme un homme (ou une femme) providentel(le) qui sera capable d’apporter la solution à tous leurs problèmes, qui compatira à toutes leurs souffrances et assurera leur sécurité.
Les candidats principaux s’adressent au peuple comme s’il s’agissait d’enfants à guider et à protéger et non pas des citoyens responsables. Au point même qu’ils affirment qu’il faut de la « pédagogie » pour s’adresser aux électeurs. Exactement comme un maître d’école qui doit trouver les moyens ingénieux pour faire apprendre des enfants.
Il nous faut d’urgence réfléchir à la manière dont le peuple peut et doit exercer véritablement sa souveraineté.
Vraiment il est des angles d’attaque beaucoup plus sérieux contre Nicolas Sarkozy.
Outre sa proximité avec le MEDEF et les puissants de cette planète, les cadeaux fiscaux qu’ils leur a fait, il a remis la France dans l’OTAN et l’a réduite à la vassalité politique et diplomatique vis-à-vis des US.
Il n’a cessé de porter l’anathème sur les plus pauvres et les plus défavorisée. Que ce soit le misérable « débat » sur l’identité nationale, les propos sur les Roms, l’attaque des solidarités au nom de la lutte contre l’assistanat, il n’a eu de cesse de tenter de satisfaire la frange la plus fasciste de son électorat et celui du FN.
Pour achever le tableau notre « sauveur » de l’Europe, qui a bafoué le choix du peuple français lors du dernier référendum, n’a pu devenir que le toutou de Merkel et le complice de la mise en coupe réglée des Etats par les « autorité » aux ordre de la finance.
Cet homme n’a qu’une ambition, ses propres intérêts.