Cet article montre bien la philosophie de l’écologie politique institutionnelle.
Pour la plupart des dirigeants verts , la principale cible n’est pas constituée par les responsables économiques et politiques des dégâts environnementaux, mais par les citoyens souvent les plus modestes. Ces nouveaux délinquants ne font pas l’effort d’isoler leur logement, de rouler dans des véhicules de dernière génération ou d’utiliser les transports en commun lorsqu’ils habitent à plus de 50 km de leur lieux de travail. Ils ont également l’outrecuidance d’utiliser trop d’énergie et de substances toxiques dans leur vie quotidienne. Pourquoi ne lavent-ils pas à la main les couches des bébés ou ne font-ils pas pipi sous la douche le matin ? Je n’ai rien inventé de ces lubies « écologiques ». Je passe sur la culpabilité d’aller s’approvisionner dans des hards discount alors qu’il existe des magasins bio.
Et il ne faut surtout pas troubler le repos de ces bobos par du bruit ou de la lumière en ville. Haro sur la pollution sonore et lumineuse qui empêche de jouir du chant des oiseaux ou de scruter les étoiles au centre des villes. Les jeunes qui veulent s’amuser devront le faire en silence ou ailleurs.
Ce courant politique se constitue en véritable police des moeurs pour faire oublier leur refus de combattre les véritables responsables de la crise sociale, économique et environnementale que nous subissons.
Je frémis à l’idée qu’un tel courant soit majoritaire et légifère pour faire de la vie des gens et surtout des plus pauvres un véritable enfer.
Même si je trouve vos observations pertinentes sut la « réaction » ultra rapide de Madame Pulvar, permettez-moi de ne pas partager votre conclusion.
Ce n’est pas parce qu’une journaliste aux ordres utilise des procédés que la déontologie du journalisme ne peut tolérer que cela dédouane Madame Le Pen de sa démagogie et de son racolage électoral de bas niveau.
Madame Le Pen essaie de capter un électorat populaire pour élargir l’assise qui lui permettra avant tout de réaliser ses ambitions personnelles : constituer un grand parti d’extrême-droite et assurer la légitimité d’une politique fondée sur le racisme et l’exclusion.
Jamais cette dame n’a proposé de luttes populaires, elle est tout-à-fait dans le système actuel qui réduit le peuple à donner sa voix à une personne « providentielle ».
Cet article important m’incite à une réflexion un peu personnelle sur la manière dont sont rapportés les événements en Libye et en Syrie.
Lorsque la crise a éclaté en Libye, j’avoue que je partageais le point de vue dominant : un tyran excentrique, sanguinaire et terroriste avait décidé de tirer sur son peuple. Il fallait à tout prix éviter un bain de sang (air connu signé BHL).
Puis j’ai voulu m’informer un peu sur ce pays dont le chef d’Etat dictateur voulait la misère et la mort de son peuple.
Quelle n’a pas été ma surprise de m’apercevoir à la lumière de statistiques tout-à-fait officielles que la Libye avait non seulement un PIB très élevé, ce que chacvun peut comprendre en raison du pétrole, mais que ce pays occupait le premier rang pour l’indice de développement humain en Afrique.
De deux choses l’une, soit Kadhafi est un monstre qui a voulu s’accaparer les richesses de son pays, mais vraiment sans succès ! Soit on nous a servi une fable grotesque pour justifier l’intervention armée de l’OTAN aiguillonnée par l’association de malfaiteurs français : Sarkozy et son ministre des affaires étrangères d’occasion, BHL.
Mais le plus stupéfiant c’est que tous les grands medias ont repris cette fable au point qu’il devenait quasiment obscène de vouloir émettre la moindre objection. Les principaux partis politiques ont emboîté le pas de manière non critique, à l’exception de quelques individualités.
Ensuite, exactement le même scénario a été utilisé en Syrie sans que jamais il n’y ait débat à des heures de grandes écoutes ou dans la presse.Sur ces sujets l’opinion est littéralement tétanisée par une seule
version, celle qui correspond à la position des US et de ses alliés.
Nous avons même droit tous les matins depuis des mois sur France-Inter à la chronique de Bernard Guetta qui bégaie inexorablement les mêmes imprécations pour alimenter un lynchage médiatique et justifier une intervention armée en Syrie.
Serions-nous devenus des citoyens « embedded », complices obligés d’une stratégie internationale jamais mise en débat ?
Cela ne m’étonne pas que les ouvriers soient très largement abstentionnistes et cela me rassure sur la qualité de leur jugement politique.
Qui peut croire aujourd’hui que les élections présidentielles offrent une alternative crédible à la situation désastreuse dans laquelle se trouvent les ouvriers et plus largement les Français pauvres ?
Ce ne sont jamais historiquement les élections qui ont changé la vie, mais les luttes qui ont arraché les premiers congés payés, la limitation du temps de travail, (je ne parle pas des 35h qui ont été un moyen déguisé d’institutionnaliser la baisse des salaires), le code du travail, si décrié par les élites économiques et sociales.
Probablement que la seule chose qu’on puisse attendre de cette campagne est sa dénonciation au nom même de la souveraineté du peuple.
Peut-être devrait-on élire un candidat qui aurait l’intelligence et l’à-propos de se présenter pour dénoncer l’escroquerie démocratique d’une élection qui somme les français d’abdiquer leur souveraineté en confiant à une personne l’essentiel des choix pour le pays tant sur le plan intérieur qu’extérieur.
Mais cela ne suffirait pas : comment sortir de l’ornière dans laquelle on se trouve à être obligé de choisir au second tour entre deux candidats d’autant plus rivaux qu’ils se disputent sur le même terrains et qu’ils sont les valets des mêmes maîtres ? Et je n’évoque pas le seul duel attendu, la présence d’une Le Pen ou d’un Bayrou au second tour ne changerait rien à la problématique de ce scrutin.
Et puisqu’en France les votes nuls ne sont pas comptabilisés, une abstention massive ne serait pas à exclure.
Et qu’on ne me rétorque pas que s’abstenir est une insulte à la démocratie : l’absence d’une alternative réelle est beaucoup plus grave. Comme a été beaucoup plus grave le déni du dernier vote référendaire sur le TCE.
J’apprécie votre commentaire à mon égard mais ce n’est pas la& maturité du candidat qui est en cause pour moi. C’est le principe même de l’élection d’un Président de la République au suffrage universel direct. Donner ainsi un chèque en blanc à une personne durant 5 ans c’est faire abdiquer de fait la souveraineté populaire. Nous vivons une forme moderne de bonapartisme.