Mais le plus étonnant est que l’on parle des gens de couleurs comme s’ils étaient interchangeables.
Qu’ils soient l’objet de jugements positifs ou négatifs, ils n’ont droit ni à une individualité , ni à une personnalité. Ce n’est pas un tel ou un tel qui est jugé mais une catégorie supposée homogène.
Le racisme commence dès qu’une personne est considérée dans sa seule appartenance ethnique : si Monsieur Durand commet un crime, ce ne sont pas les Français qui sont criminels potentiels. Si Monsieur N’Diaye ou Monsieur Hassan commettent le même acte, ce sont les noirs et les Arabes qui sont criminels !
En caractérisant en bloc les gens de couleur (ou les jeunes de banlieue ou les Roms, etc... ) on leur dénie leur humanité.
Mais qu’est-ce que ce « populisme »
sans cesse convoqué pour nous conditionner à associer le peuple aux
idées d’extrême-droite ?
Cette association est en fait un
moyen d’occulter la dérive libérale et capitaliste des partis
sociaux démocrates en particulier en Europe.
Dégrader
tout point de vue de classe en le qualifiant de populiste permet de
mettre ensemble les « extrêmes » gauche et droite. Le peuple
n’aurait qu’un choix raisonnable entre les héritiers de Thatcher et
de Bush et les rejetons de Blair et d’OBAMA !
Toute velléité d’affronter le
désordre financier mondial et ceux qui en profitent serait aussitôt
discréditée et taxée de populisme
Il ne faut pas trop
s’étonner de voir la percée du FN au sein des couches populaires
dans une telle confusion idéologique : si défendre le peuple
contre les puissants et les exploiteurs au risque de déséquilibrer
les montages du FMI et consort est une grave dérive « populiste »,
que peut véritablement espérer le peuple dans un pays où les
inégalités de fortune ne cessent de se creuser.
Vous mélangez tout pour éviter le combat principal. En mettant sur le même plan les responsables et les victimes, c’est la victime qui est visée : salauds d’étrangers, salauds de pauvres !
Encore un pavé dans la mare de la démagogie de Madame Le Pen.
Mais, vous savez, au train où la finance mondiale armée des agences de notation va nous conduire, les candidats à l’immigration en France risquent fort de se réduire d’eux-même.
L’Espagne redevient déjà terre d’émigration de jeunes, à qui le tour ?