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Elliot

Elliot

Philologue. Acheteur retraité de la sidérurgie. Belge de nationalité, francophone par le hasard de la naissance et francophile par choix politique.
 
 
De Gauche et marxiste. 
" Une des grâces de la France qui en a tant, c'est qu'elle n'est pas seule mais entourée de plusieurs Frances. Elle siège au milieu de ses filles, la Wallonne, la Savoyarde... 
" La France mère a changé, ses filles ont peu changé. C'est chose touchante de revoir la mère toujours jeune en ses filles, d'y retrouver,en face de celle-ci, sérieuse et soucieuse de garder la vivacité, la gaieté, la grâce du cœur, tous ces charmants défauts dont nous nous corrigeons et que le monde aimait en nous avnat que nous fussions sages.
Il est juste de dire que la Meuse est française tant qu'elle peut. Elle tourne à Sedan, à Mézières comme pour s'éloigner du Luxembourg. Entraînée par sa pente, il lui faut bien couler aux Pays-Bas, se mêler, bon gré mal gré, d'eaux allemandes ; n'importe, elle est toujours française jusqu'à ce qu'elle ait porté sa grande Liège, dernière alluvion de la patrie. "
Jules Michelet 
Histoire de France 
 

Tableau de bord

  • Premier article le 21/09/2015
  • Modérateur depuis le 03/11/2015
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Derniers commentaires



  • Elliot Elliot 11 mars 2019 16:47

    @Alina Reyes

    Effectivement il existait des formes de solidarité dans les bidonvilles, il y avait du vivre ensemble joyeux, les gens tiraient le meilleur parti possible des conditions qu’ils subissaient ( il faut se souvenir du film d’Ettore Scola qui a eu son petit succès il y a quelques dizaines d’années « Affreux, sales et méchants ») et ils n’ont sans doute jamais plus retrouvé cette ambiance dans les immeubles impersonnels où ils furent parqués sans avoir immédiatement le sentiment de l’être.

    Mais enfin la plupart ont accepté avec joie à l’époque de se mouvoir dans un univers aseptisé mais équipé des ustensiles ménagers dont ils ne pouvaient pour la plupart même pas rêver quand ils partageaient des conditions de vie indignes.

    Je n’en connais aucun qui regrette son bidonville même si beaucoup ne se plaisent plus aujourd’hui dans un environnement que l’on a aussi tout fait pour déclasser.

    Il faut dire que les plus jeunes n’ont eux pas connu les cabanes de tôle ondulée mais ils souffrent aujourd’hui surtout de ce qui leur apparaît comme un ostracisme et qui est effectivement une relégation aux marges de la société.

    Mais davantage que l’habitat – qui est médiocre – ils sont surtout les victimes de la crise économique endémique et c’est l’abandon ( et pas seulement le sentiment ) qui leur pèse.



  • Elliot Elliot 11 mars 2019 14:36

    La politique d’urbanisation est intimement liée à la primauté donnée à l’industrie de masse sur ce qui faisait le quotidien de nos campagnes, à savoir le petit artisanat et le travail de la terre.

    Non qu’il n’eût point fallu s’inscrire dans le mouvement du monde, la chose eût été difficile et n’eût pas été acceptée par une population soumise dès la libération au matraquage idéologique de l’« american way of life »

    Créer des tours pour sortir les gens de logements insalubres voire de bidonvilles ne fut pas un recul mais un progrès.

    La question est : qu’avons-nous fait de ce progrès ?

    Au début des années 70 du défunt siècle survint ce qui pourtant était prévisible pour les mêmes raisons qui avaient conduit aux excès du développement chez nous, des pays producteurs de matières premières nouvellement entrés dans une phase de décolonisation s’imaginèrent pouvoir contrôler leurs rentrées et accroître leurs rentes.

    Les marchés captifs devinrent de plus en plus perméables à des concurrences extérieures qui étaient encore insoupçonnables dans les années du grand boom bâtisseur de tours et autres grands ensembles au demeurant mal conçus ou conçus volontairement comme des ghettos rendant d’ailleurs au mot banlieue son sens originel : le lieu pour les gens mis au ban.

    Cette évolution – tout de même évoquée en 1972 par le club de Rome, premier organisme à avoir attiré l’attention du public avec un succès plutôt mitigé en publiant « The limits of growth »  ne pouvait se faire qu’au détriment des pays occidentaux dépourvus de matières premières qu’ils avaient épuisées enchérissant par le fait même ce qui faisait leur fierté leur capacités productives.

    Leurrés par leurs avantages technologiques qu’ils imaginaient par ethnocentrisme imbécile inaccessibles à ceux qui étaient, paraît-il, moins avancés, ils se sont réveillés à l’aube du XXIe siècle avec une belle gueule de bois : non seulement ils étaient rejoints dans ces domaines mais parfois dépassés. 

    Leur sont aujourd’hui imposés de nouveaux termes de l’échange.

    Il faut admirer la manière dont l’oligarchie capitaliste a su s’approprier les rêves d’indépendance financière des pays producteurs en pratiquant à large échelle la mise en coupe réglée de leurs produits tout en favorisant une élite « indigène » gavées de pots de vin et de postes privilégiés dans un vaste système de corruption organisée.

    Ce système est en tout point semblable avec celui qui leur avait permis de prendre la direction d’états millénaires que ce soit en privilégiant des formes pseudo-démocratiques ou, s’il le fallait, des formes dictatoriales.

    Avec la mondialisation – qui, on ne le dira jamais assez, est un instrument nécessaire de la domination mondiale de ces groupes ploutocrates – le sort de l’ouvrier occidental caserné dans ces vastes ensembles était consommé : les usines proches fermaient leurs portes, les quartiers étaient abandonnés par les transports en commun ; il n’y avait plus aucune raison de favoriser une mobilité qui n’avait plus aucune utilité pour un tissu industriel en voie de liquéfaction voire de disparition.



  • Elliot Elliot 9 mars 2019 16:19

    @cevennevive

    C’est très aimable à vous mais je m’aperçois qu’emporté par mon élan, j’ai commis une erreur grammaticale : élite étant un nom commun féminin appelait évidemment un pronom du même genre, en l’occurrence il fallait taper « elles » au lieu de « ils ».
    Veuillez m’excuser.



  • Elliot Elliot 9 mars 2019 16:15

    @pierrot

    Certes chaque journaliste a le droit d’avoir une opinion mais il ne peut viser à la faire partager sous couvert d’objectivité ou en s’affichant neutre, ce qui est le comble de l’hypocrisie.

    Il serait même sain que toutes les opinions pussent s’exprimer dans les médias « main stream » et on est loin du compte.

    On peut même admettre de la part des journalistes la moquerie ou l’humour mais sans que ce soit toujours ceux qui déplaisent au système ou au pouvoir qui en fassent systématiquement les frais.

    Surtout, quand pour faire son petit effet, on sollicite les faits ou qu’on tronque les déclarations pour faire dire à un « pestiféré » le contraire de ce qu’il a dit réellement.

    Les politiciens sont souvent des experts en tromperies diverses et variées, en abus de langage, en petites phrases qui se veulent fines et ne sont le plus souvent que creuses mais on attend des VRAIS journalistes qu’ils rétablissent la vérité des faits quelle que soit par ailleurs leur opinion politique profonde car il n’y en a aucune qui devrait pouvoir prospérer sous le mensonge.

     



  • Elliot Elliot 6 mars 2019 16:40

    @Alina Reyes

    Il n’est pas question de lecture mais de l’effort de compréhension que, pour moi, certains ne sont pas disposés à faire.

    Comment interpréter alors cette aberration qui les voit défendre des causes qui leur sont manifestement non seulement étrangères mais fondamentalement hostiles ?
    Mais vous en jugez autrement, dont acte...

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