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Elliot

Elliot

Philologue. Acheteur retraité de la sidérurgie. Belge de nationalité, francophone par le hasard de la naissance et francophile par choix politique.
 
 
De Gauche et marxiste. 
" Une des grâces de la France qui en a tant, c'est qu'elle n'est pas seule mais entourée de plusieurs Frances. Elle siège au milieu de ses filles, la Wallonne, la Savoyarde... 
" La France mère a changé, ses filles ont peu changé. C'est chose touchante de revoir la mère toujours jeune en ses filles, d'y retrouver,en face de celle-ci, sérieuse et soucieuse de garder la vivacité, la gaieté, la grâce du cœur, tous ces charmants défauts dont nous nous corrigeons et que le monde aimait en nous avnat que nous fussions sages.
Il est juste de dire que la Meuse est française tant qu'elle peut. Elle tourne à Sedan, à Mézières comme pour s'éloigner du Luxembourg. Entraînée par sa pente, il lui faut bien couler aux Pays-Bas, se mêler, bon gré mal gré, d'eaux allemandes ; n'importe, elle est toujours française jusqu'à ce qu'elle ait porté sa grande Liège, dernière alluvion de la patrie. "
Jules Michelet 
Histoire de France 
 

Tableau de bord

  • Premier article le 21/09/2015
  • Modérateur depuis le 03/11/2015
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Derniers commentaires



  • Elliot Elliot 10 août 2017 13:36

    Merci pour ce coup de gueule, quasi de salut public devant le délabrement de la situation.

    L’effort d’apprentissage d’un enfant doit en effet porter en premier lieu sur l’acquisition de la langue

    La langue n’est pas seulement un outil de communication mais elle structure aussi la réflexion et l’analyse.

    L’enfant assimilera de toute manière sans nécessité d’aucune aide la langue de la rue.

    Et cet effort doit porter en premier lieu sur les fondations du savoir, à savoir l’école primaire comme on l’appelait aux temps anciens où j’ai été scolarisé.

    En voulant soi-disant éveiller l’esprit de l’enfant on a encombré le cycle primaire d’ouvertures aussi diverses que variées afin, paraît-il, de les armer aux défis du futur.

    A la limite, ce ne serait qu’un demi mal si l’accent était mis là également sur l’usage correct de la langue au lieu de simplifier bêtement l’approche et d’abord par celui qui est chargé de donner le cours et de récolter chez ses élèves le fruit de ses efforts autrement que par l’usage de ses questionnaires à choix de réponses multiples qui envahissent le quotidien.

    Le trop est l’ennemi du bien comme on s’en rend compte avec la suite du cursus scolaire où on arrive à cette aberration que des bac +5 ou 6 sont incapables d’écrire en un français correct ( ne parlons pas de l’orthographe qui est devenue, comme jadis la belle écriture, l’apanage des imbéciles ).
    J’ai été confronté dans ma vie professionnelle à des monstruosités sémantiques dont je n’avais pas à juger du fond auquel j’étais d’une certaine manière étranger mais dont la forme mâtinée d’anglicismes ( remplaçant des termes français équivalents et qui finiront bien par les évincer définitivement ) interloquait le profane que j’étais mais semblait pourtant accessible à ceux à qui elle s’adressait, à moins que la solidarité de caste les empêchât d’émettre la moindre critique.

    Maintenant c’est vrai qu’une langue évolue, ce qui ne veut pas dire régresser : l’anglais en est la démonstration où les formes complexes de la langue de Shakespeare ont disparu du langage courant aussi bien parlé qu’écrit. Que dire alors de sa version américaine qui pousse la simplification jusqu’à la vulgarisation.

    Si l’on continue dans cette voie et peut-être est-il déjà trop tard pour réagir - car qui s’occupe encore de la concordance des temps y compris chez ceux qui se prétendent écrivains - il faudra se résigner pour le français par exemple à la disparition du subjonctif imparfait dont l’usage naturel chez nos parents est devenu une marque d’affectation insupportable pour nos enfants.



  • Elliot Elliot 7 août 2017 13:35

    Si j’ai bien compris ce qui n’est heureusement qu’un billet d’humeur, le magistère de la parole ne sert à rien.

    On suppose alors qu’il vaut mieux se taire mais voilà les élus de la France Insoumise sont d’incorrigibles bavards qui dénoncent tout ce qui leur semble aller à l’encontre des intérêts des classes populaires.

    Je suppose que pour l’auteur, mieux vaut sans doute faire le gros dos et laisser pisser le mouton surtout quand on n’a pas les moyens de s’opposer au courant majoritaire – après tout ils ne sont que 17, une paille - sinon on fait des phrases qui lui permettent de leur reprocher leur caractère répétitif.

    Incapables ( incompétents ? ) de discerner tout le potentiel positif de l’œuvre, ils ne sont donc pas constructifs ? est-ce à dire qu’ils devraient apporter leur contribution aussi minime soit-elle à l’entreprise de destruction finale – déjà entamée depuis longtemps - de tout notre arsenal de protection sociale ?

    Si la révolution consiste à la mise à bas des protections qui encombrent, parait-il, le code du travail pour le dépoussiérer comme disent ceux qui pensent assez futilement n’avoir jamais dans le courant de leur carrière à bénéficier de ses garde-fous, alors effectivement les Insoumis ne sont pas de bons révolutionnaires, ce qu’ils n’ont jamais prétendu être, mais ils sont même des contre-révolutionnaires dont il serait temps de couper la parole.



  • Elliot Elliot 7 août 2017 12:14

    Il serait pourtant facile au journal ou à celui qui a fait fuiter ce message d’éditer ce SMS comme cela se fait pour les tweets de Trump et partant de là de pouvoir déterminer la réalité et l’origine réelle de ce message.
    Moi, ce qui m’interpelle dans cette histoire, c’est qu’un journaliste ou supposé tel doive s’enquérir auprès de Madame Ndiaye, même conseillère du président, d’une information qui courait toutes les rédactions et qui émanait, je suppose, de la famille. 

    C’est assez invraisemblable même à notre époque où tout le monde a toujours le nez sur son téléphone.


  • Elliot Elliot 4 août 2017 14:40

    Si je comprends bien, la Ministre porte une tare de départ, son origine à quoi s’ajoute son engagement au PS.

    Elle n’adhère pas à l’hystérisation qui a bousculé les neurones de certains maires de sud, la présence de la combinaison burkini sur les plages où le bon ton consiste à être dévêtu, le plus possible pour que les naïades affriolent le chaland.

    Elle ne considère pas non plus – comme Valls à la suite de la Droite imbécile - que le voile à l’université est un frein qui empêche l’acquisition des matières et elle tient à la liberté de se vêtir sans contrevenir aux lois de la république.

    Elle considère qu’il est du devoir de l’école d’enlever dès le plus jeune âge les préventions des têtes blondes et de les ouvrir à l’humanisme ; la première prévention est statistiquement celle qui touche les homosexuels mais d’autres liées à la race sont également combattues.

    Il va sans dire qu’elle était pour le mariage pour tous, ce qui est une preuve de cette liberté d’esprit qu’elle a voulu généraliser à tous les domaines de l’enseignement.

    Enfin du fait de ses origines, elle a voulu remettre la dimension coloniale à son vrai niveau dans les cours d’histoire/géographie. Sachant la grande liberté dont jouissent les profs dans le cadre de leur métier, ce ne sera au mieux qu’un vœu pieux chez ceux que ces périodes de notre histoire indiffèrent ou qui les considèrent comme susceptibles de casser la concorde nationale qui ne s’épanouit jamais autant, chacun sait cela, que dans le mensonge et le non-dit.

    On passera sur cette ineptie sans aucun fondement, l’enseignement de l’arabe à l’école maternelle et à laquelle on pourrait rétorquer quel arabe ? celui des lettrés ou les différentes formes dialectales qui font que leurs locuteurs ont parfois de la peine à se faire comprendre ?

    Ce qui démontre l’ineptie de cette affirmation : la langue arabe est infiniment complexe à apprendre, il n’est pas sûr que l’on ait des professeurs capables de l’enseigner à la profusion des classes maternelles, c’est le contraire qui est même certain.

    Quant au latin et au grec, rien n’a changé sinon que d’année après année, malheureusement ! de moins en moins d’élèves ne trouvent un intérêt à faire l’effort de les apprendre.

    Et ce depuis les réformes de l’enseignement qui se sont succédées depuis plus de cinquante ans.

    Bien avant Najat Vallaud-Belkacem et le nouveau merle blanc chargé de remettre de l’ordre dans la boutique.



  • Elliot Elliot 4 août 2017 14:06

    @Fergus

    Je prends la liberté d’intervenir dans ce débat : moi-même, il m’arrive de donner mon assentiment à la publication de textes qui sont aux antipodes de mes opinions, il leur suffit d’avoir une certaine facture littéraire, bref d’être écrit en un français correct et de ne pas prendre des libertés avec la syntaxe. 

    La liberté d’expression n’implique pas la liberté d’agresser le langue.

    Le problème de Mr Rakotoarison n’est pas dans ce qu’il écrit ni dans la façon correcte dont il écrit, il est, je pense, dans le fait que l’on parvient difficilement à détecter une seule idée personnelle de sa part dans la logorrhée qui lui fait donner son avis sur tout et même n’importe quoi comme cet épiphénomène sans intérêt qui est le non-port de la cravate (comme s’il fallait se déguiser en ce qu’on n’est pas pour avoir le droit à la parole ). Qui trop embrasse mal étreint.

    On dirait bien qu’il « noircit du papier » pour le simple plaisir d’aligner des mots, ce qui ne serait pas en soi condamnable si l’on pouvait en discerner l’objet.

     Qui ne saut se borner ne sut jamais écrire ( Nicolas Boileau )

    Avec pour délayer le tout, un usage abusif à des illustrations de toute nature.

    Après une digression quasi métaphysique sur la mort dont on peut penser ce que l’on veut mais qui n’a guère entraîné l’enthousiasme des lecteurs, on retombe ici sur le plancher des vaches avec le même résultat calamiteux.

     

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