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Elliot

Elliot

Philologue. Acheteur retraité de la sidérurgie. Belge de nationalité, francophone par le hasard de la naissance et francophile par choix politique.
 
 
De Gauche et marxiste. 
" Une des grâces de la France qui en a tant, c'est qu'elle n'est pas seule mais entourée de plusieurs Frances. Elle siège au milieu de ses filles, la Wallonne, la Savoyarde... 
" La France mère a changé, ses filles ont peu changé. C'est chose touchante de revoir la mère toujours jeune en ses filles, d'y retrouver,en face de celle-ci, sérieuse et soucieuse de garder la vivacité, la gaieté, la grâce du cœur, tous ces charmants défauts dont nous nous corrigeons et que le monde aimait en nous avnat que nous fussions sages.
Il est juste de dire que la Meuse est française tant qu'elle peut. Elle tourne à Sedan, à Mézières comme pour s'éloigner du Luxembourg. Entraînée par sa pente, il lui faut bien couler aux Pays-Bas, se mêler, bon gré mal gré, d'eaux allemandes ; n'importe, elle est toujours française jusqu'à ce qu'elle ait porté sa grande Liège, dernière alluvion de la patrie. "
Jules Michelet 
Histoire de France 
 

Tableau de bord

  • Premier article le 21/09/2015
  • Modérateur depuis le 03/11/2015
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Derniers commentaires



  • Elliot Elliot 21 juin 2017 12:20

    @Emma Joritaire

    Manifestement vos niveaux d’exigence sont à l’aune des braiments des ânes qui ne savent qu’éructer des « on est chez nous » jusqu’à l’extinction de voix.

    Elle n’a pas seulement été mauvaise c’est-à-dire égale à elle-même, elle a été nulle et en plus elle a été forcée de le reconnaître, ce qui était un premier pas sur le chemin de la sagesse malheureusement vite oublié.

    Après un quinquennat Sarkozy suivi de celui de Hollande, le fond aurait été touché avec la Marine et sa tribu de débiles.

    Même son père, homme lettré s’il en est, ne parvient pas à cacher sa honte.



  • Elliot Elliot 20 juin 2017 15:00

    La question est oiseuse : Macron ne fait pas mystère de ses intentions. Vers plus de libéralisme, davantage de dérégulation sociale, plus d’intégration européenne par le bas, le moins-disant social devient la norme économique. 

    Dans ces conditions on ne peut que dire tout et le contraire de tout pour pouvoir « plaire à la fois à son père et à tout le monde »

    Le mystère réside plutôt dans le fait que cette politique marquée implicitement au sceau de la schlague ait réussi à convaincre tant d’électeurs. 

    Autre mystère : le score de Marine Le Pen, parangon d’incompétence, qui lui a cependant ouvert les portes du deuxième tour où immanquablement elle était battue.

    Au demeurant sa prestation calamiteuse au débat contre Macron était à l’image de ce qu’elle est réellement , forte en gueule mais limitée intellectuellement au point de ne même pas parvenir à faire un tant soit peu illusion.

    Alors il faut bien se pencher sur les causes de cette désaffection du peuple pour l’exercice démocratique, un tel taux d’abstention interpelle sur la désespérance généralisée qui en est en grande partie à l’origine et l’absence de perspectives qui en découle.

    La révolution n’est sans doute pas d’avoir assisté à la déroute du parti socialiste, c’est en réalité un point positif, on ne joue pas impunément avec le bonheur des gens ou d’avoir vu la Droite réduite en peau de chagrin ni même d’avoir assisté à l’émergence d’une nouvelle force impalpable, gélatineuse où se côtoient, sans se marier, l’eau fraîche et l’huile rance, la vraie révolution est peut-être celle qui gronde sans avoir voulu se faire entendre dans les urnes et qui risque d’éclater quand le peuple en aura marre. Vraiment et sans retour.



  • Elliot Elliot 13 juin 2017 14:04

    La 5e république récolte ce qu’elle a semé : De Gaulle voulait en finir avec le système des coalitions de la 4e qui n’étaient au fond pas si hybrides que cela car se coalisaient pour gouverner des groupes – tous atlantistes et plus ou moins tenants de la même politique - qui n’avaient que l’étiquette pour se distinguer.

    Le seul parti à être ostracisé, c’était le PCF.

    L’aventure algérienne et sa calamiteuse issue fut le fruit partagé de tous ces partis qui ne remettaient pas en cause ( même ceux comme la SFIO qui étaient censés avoir inscrits dans leurs gènes l’égalité entre les hommes ) le statut dégradant d’indigénat pour l’immense majorité de la population de ce pays.

    La 5e république a été fondée pour assurer la primauté du président – élu au suffrage universel et non plus coopté - sur l’Exécutif, ce qui suppose le relatif effacement du parlement dans l’exercice du pouvoir.

    Une assemblée dévouée au président ne pouvait provenir que de la règle – que je ne qualifierai pas d’inique pour ma part – car elle est connue sinon admise au départ et plus de 50 % des Français ont décidé à tort ou à raison de s’en affranchir.
    L’électorat n’a pas voulu de la 6e république prônée par Mélenchon et par Hamon, je doute d’ailleurs que les suffrages qui se sont portés sur ces deux candidats aient dans leur grande majorité pris en compte cet aspect de leur programme.

    Et le fait de mettre une dose de proportionnelle dans le scrutin ne changera rien à la primauté du président sur tous les autres niveaux de pouvoirs, c’est dans cette incarnation presque sacrée que réside le déficit démocratique.

    Posons-nous la question : quelle incidence ont-elles réellement eu les voix qui tonnent dans l’enceinte ? Et donnons la réponse, elles sont inaudibles par la population.

    Il faut d’abord rendre son rôle au parlement et cesser d’en faire la chambre d’enregistrement de décisions prises ailleurs.

    Le parlement n’a pas le pouvoir de révoquer le président, il peut à la limite lui imposer une cohabitation qui le rend incapable de gouverner mais lui-même est mis objectivement dans la même situation et doit se borner à expédier les affaires courantes, ce qui n’est pas glorieux même si l’on peut toujours travestir la chose et l’habiller de couleurs plus chatoyantes mais fausses.



  • Elliot Elliot 10 juin 2017 17:29

    En fait tout dépendra dans la réforme de l’enseignement primaire avec la part accrue donnée aux fondamentaux, le français et le calcul.

    Car tout le reste découle de là.

    Et la réussite de Blanquer se mesurera quand un maximum d’élèves sortis de la petite école seront suffisamment armés pour affronter l’enseignement secondaire et non pas propulsés automatiquement malgré d’énormes lacunes dans le secondaire même sur mesure, dévalué, sans réelles perspectives, ce qui implique sans doute le retour d’un concours de fin d’études.

    Il importe peu d’enseigner le latin ou le grec ou d’autres langues modernes à des enfants qui ne maîtrisent même pas le français, il faut que les langues anciennes notamment viennent enrichir un terreau porteur d’une connaissance correcte des structures de la langue maternelle.

    Le certificat d’études supprimé en 1989 donnait la mesure de l’éducation culturelle et civique des enfants de 12 ans et donc de la valeur de ceux qui étaient chargés de transmettre le savoir.

    On voit trop souvent des personnes – même diplômées - incapables de maîtriser l’orthographe ou la grammaire et négliger les règles les plus élémentaires de la syntaxe mais qui néanmoins ne dédaignent pas de s’exprimer par écrit, ce qui qu’on le veuille ou non conduit à un abaissement de la langue.

    Elles ne sont pas responsables puisque jamais au cours de leurs études on n’a accordé à l’expression écrite l’importance qu’elle devait avoir pour sanctionner un cursus professionnel.

    L’acquisition d’un diplôme ne doit pas être uniquement un label d’excellence dans un domaine déterminé mais elle doit s’appuyer sur une ensemble de connaissances générales qui doit faire l’objet de mesures qui ne soient pas laxistes sans être excessivement sévères.



  • Elliot Elliot 9 juin 2017 13:58

    Établir le parallèle entre Marine Le Pen et le fascisme est effectivement à tout le moins consternant surtout pour le fascisme qui est une idéologie construite contestable sans aucun doute mais qui partait d’une conviction corporatiste qui était assez bien partagée avant-guerre et qui a structuré la société italienne.

    De convictions Marine Le Pen n’en a point et encore moins d’idéologie sinon elle ne se serait pas ridiculisée lors du débat avec Macron où elle n’a pas eu un seul argument qui tienne la route pour contrer le déballage néo-libéral du candidat de la République en marche et s’est satisfaite béatement de simagrées pseudo-littéraires qui l’ont portée au faîte du grotesque.

    Triompher contre le vide n’est donc pas un exploit qui devrait mettre en état de sidération.

    Par contre, ce qui est proprement sidérant pour la santé mentale du peuple français, c’est qu’une candidate nullissime ait encore réussi à capter un si grand nombre de suffrages.

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