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epicure

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  • epicure 8 septembre 2014 21:29

    @Par Le Gaïagénaire (---.---.---.208) 8 septembre 16:11

    Excellents extraits

    Actuellement en pleine réflexion sur le lien entre philosophies politiques/idéologiques, société, lien social, et émotions/ sentiments, je retrouve dans ces extraits ce vers quoi je tends au niveau de tout ça comme conclusion.

    De façon indirecte on a la même idée avec la théorie de E. Todd sur l’influence des modèles familiaux sur les idéologies. C’est à dire que la culture et donc l’éducation familiale, influence sur la manière de pouvoir penser la société ( l’idéologie ).

    je te renvoies à mon message : " Par epicure (---.---.---.107) 7 septembre 18:52 « en dessous pour voir les références et l’explication de certains termes que j’emploie .

    SI la société est un système d’interprétation du monde, les idéologies sont des modèles de systèmes d’interprétation du monde, qui au niveau intellectuel ( à l’opposé de l’approche émotionnelle ) peut être décrit comme une vision du monde décrivant la société, la place de l’individu dans la société, les relations entre individus et groupes dans la société etc....

    Et donc l’affirmation de Castoriadis, répond à l’un des aspects d’une question que je m’étais posé à une époque : »pourquoi les conflits idéologiques sont si passionnés ?« 

    Et j’ai découvert que derrière des mots philosophiques élaborés (liberté, égalité, immanence, transcendance, autorité, hiérarchie etc.... ), allaient de pair avec des émotions, grâce à ce que je décris dans mon autre message , des schémas émotionnels basés sur une paire d’émotion principale (celle qui oriente les actions/réactions vis à vis de la société dans le contexte idéologique) et une paire d’émotions interdite ( émotions qui sont excluent des actions /réactions vis à vis de la société dans le contexte idéologique ). J’ai nommé donc ces schéma idéal type ( qui correspond à une posture radicale au niveau idéologique ).
    En fait ceci explique le fait que les discours politiques dans les meetings contiennent souvent deux niveaux, un niveau intellectuel qui fait appel à la logique des idées défendues, pour ceux qui ont une éducation et aiment réfléchir , et un niveau émotionnel qui touche tout le monde même quand on est pas une »tronche« , et qui permet en plus d’unir la foule dans l’émotion commune suscitée.

    Et en faisant une sorte de jeu de rôle avec chaque schéma (voir avec l’idéal type du dictateur plus bas), j’arrive à la description de quatre comportements qui sont en quelque sorte la mise en pratique des relations définies par les quatre logiques idéologiques que j’avais définies auparavant ( qui ressemblent à ce qu’a définit Todd avec ses modèles familiaux ).
    Il y a donc un lien entre pratiques sociales et même politiques, et sentiments.

    Et en fait ces quatre idéal type renvoi à des personnages reconnaissables : l’égoïste atomisé, le baba cool »peace and love« , le moine spirituel, et le dictateur ou l’intégriste religieux.
    Quatre personnages qui font partie de cultures, idéologies, modes de pensée différents.

    Le premier cas est typique de la culture américaine ( les westerns sont plein de ce type de personnage ), et malheureusement c’est en partie vers ça que nous pousse la société consumériste et néolibérale actuellement. Ces deux caractéristiques données par ses émotions principales et interdites sont : la motivation par l’intérêt personnel , et l’absence de possibilité de faire lien social (vertical ou horizontal) avec la société, la relation avec l’autre basée sur l’intérêt ou la crainte.
    C’est un schéma encouragé par la culture libérale anglo-saxonne.

    Mais en fait avec ce schéma idéal type on ne peut pas faire société, puisque cela produit des indivdus atomisés, séparés de tout lien social, que rien ne rassemble sauf l’intérêt ponctuel.
    Pour que cette culture fasse société, il faut créer du lien social dans certaines circonstances, et donc les personens doivent avoir au moins au autre schéma émotionnel, pour créer des espaces de sociabilité, pour former une nation, au lieu d’avoir une société qui se résume en des petits groupes jouant aux chacun pour soi et tous contre tous.
    Par exemple dans la société anglaise, il y a toute une culture hiérarchique avec la noblesse, la reine, tout en étant capable d’exprimer cette tendance égoïste/libérale.
    Et donc exprimer la culture anglaise doit consister notamment à savoir quel schéma émotionnel exprimer selon la situation.
    C’est à dire que selon les situations on ne mettra pas en œuvre les mêmes dialectiques émotionnelles, et l’expression de certains sentiments/émotions ou la génération de ces sentiments/émotions sera proscrite.
    Il est préférable d’avoir des relations amoureuses, sympathiques avec sa »petite anglaise« plutôt qu’avec la reine d’Angleterre par exemple, alors qu’avec cette dernière on aura plutôt des relations hiérarchique de soumission. Parce que si la culture force à avoir des relations hiérarchique avec la reine d’Angleterre, il n’est pas question d’avoir une attitude de domination vis à vis d’elle, ce qui est inacceptable pour la culture anglaise.

    Plus concret et proche : dans une entreprise, on a pas les mêmes rapports émotionnels entre collègues qui s’entendent bien, et avec le patron, sauf si la culture de l’entreprise dit le contraire.

    Donc si de façon imagée on utilise le jeu de carte comme référence, chaque carte émotionnelle, correspondra à un ensemble d’émotions/sentiments autorisés ou interdits spécifique à chaque carte. Chaque culture d’une société peut être décrite comme une main de cartes spécifiques, et la façon de la jouer selon les bonnes circonstances. Jouer la mauvaise carte au mauvais moment pouvant générer un conflit : de la gêne voire du rejet ( dans le pire des cas la mort ), la réaction dépendant de la culture, et de son statut dans la société.

    Au niveau personnel, j’en conclu qu’entre l’éducation, et notre expérience émotionnelle personnelle, et dans certains cas de problèmes physiques au niveau du cerveau, on se dessine un schéma émotionnel qui nous est propre, qui va définir notamment notre personnalité, notre façon d’interpréter le monde, et qu’on va jouer avec les »cartes culturelles" en fonction de notre schéma personnel.

    Donc oui l’éducation de l’enfant par la famille joue un grand rôle dans le développement de la tolérance, mais aussi bien sûr la culture, puisque certaines cultures ne favorisent pas la tolérance, bien au contraire.

    Et on retombe donc sur E. Todd, où la culture appliquée par la famille aux enfants , va modeler la vision et les pratiques de l’enfant dans la société, et donc influencer sa vision idéologique, dont notamment son attitude vis à vis de la tolérance et de l’intolérance.



  • epicure 8 septembre 2014 17:27

    @Par Hervé Hum (---.---.---.230) 8 septembre 14:15

    D’accord avec toi.
    En fait le sujet est tellement complexe, qu’on peut l’aborder de différentes façons.
    Chacun de nous apportant sa face du problème.

    La pensée intolérante organisée ( par la culture ou l’idéologie ) repose sur la vision d’une société transcendante, qui est au dessus de l’individu et à laquelle il est soumis. C’est l’autorité de la société qui modèle les pensées, les schémas émotionnels, les valeurs de l’individu, de façon imagée celui ci se fond dans la société, dénué de toute attente et volonté personnelle. Sa volonté ; c’est celle de la société.
    Ce type de société a deux attitude : l’acceptation de ce qui lui est soumis à ses schémas, qui se soumet à ses autorités, et le mépris/rejet de ce qui n’y est pas soumis. La personne adhérant à ce type de pensée n’a pas d’espace propre dans le cadre de sa société, et tout ce qui n’est pas en accord avec les schémas de la société est donc rejeté puisque rejeté par la société, son espace c’est la société, ce n’est pas tant lui même qui est en jeu que sa société qu’il considère menacée, ce qui est hors du schéma de la société génère le mépris et la peur.
    En fait ce que je décrit comme l’idéal type du dictateur dans mon message en dessous, représente une face de ce type de pensée.

    Et l’autre forme d’intolérant, c’est celui qui ne pose pas de limite à son espace personnel, en négligeant l’autre, guidé par son intérêt personnel uniquement, et considère effectivement tout l’espace l’entourant comme sa propriété, même si ce n’est pas sa propriété privée. Dans ce cas là l’autre en pénétrant ce qu’il considère sa propriété, génère une réaction de peur, car cela menace la volonté puissance de l’intolérant.

    Par rapport à la roue des émotions dont je parle en dessous, le point commun de ces deux attitudes, c’est l’absence de remord, et l’incapacité de lier acceptation et joie dans les rapports avec l’autre.

    Et donc pour les religions tu as raison, puisque le rapport avec la relgiion est un rapport de soumission , à dieu et à l’autorité religieuse.
    Soit la religion est syncrétique, accepte dans sa vision du monde toutes les religions, et donc vraiment universaliste dans sa conception, soit ele ne l’est pas et délimite un escpace plus ou moins clos vis à vis des autres religions,qui exclu des religion de son espace d’acceptation , et là l’intolérance est toujours potentielle, pouvant donc ressortir selon les circonstances, les courants qui dominent au sein de cette religion.
    C’est ainsi que les religions monothéistes, qui excluent toute religion qui n’est pas soumise au dieu unique, portenyt des germes d’intolérance qui ressortent au cours de l’histoire, pouvant alterner avec des périodes d’ouverture selon les leaders, la culture.
    Dans ces cas là c’est la soumission au dieu unique et à l’autorité reconnue, qui est le motif de l’intolérance.

    Avec les régimes dits communistes, la problématique est la même, celle de l’intolérance implicitement organisée, c’est à dire que là, la seule soumission admise c’est celle au pouvoir politique et sa religion civile ( culte du leader, de la « révolution » etc... ) , pratiquer une religion cela revient donc à se soumettre à autre chose que l’autorité politique, ce qui est inacceptable donc selon cette logique autoritaire.

    Qu’une religion interdise toute les autres, ou qu’un régime dit communiste interdise toutes les religions, sauf sa religion civile, sur le fond cela revient au même, cela passe par les même mécanisme émotionnels et logiques, qui génèrent l’intolérance.



  • epicure 8 septembre 2014 03:23

    @Par cistus (---.---.---.2) 6 septembre 09:02

    mais oui bien sûr, de nombreux chiffres concernant les noirs en Amérique, sont plus proches des pays pauvres que des pays développés. Même cuba fait mieux sur certaines statistiques.

    Dans combien de pays au monde on met les noirs en prison, pour les faire travailler à un salaire ridicule, faisant d’eux des quasi esclaves ?

    Sinon l’IDH concernant les noirs aux états-unis est de 0,70, n’importe quel pays européen avec une forte minorité de noirs doit faire beaucoup mieux.

    Il vaut mieux être noir en France qu’aux états unis, surement.



  • epicure 8 septembre 2014 01:54

    Je pense qu’il faut distinguer deux choses au sujet de l’intolérance :
    le refus de quelque chose qui nous est imposé, qui nous affecte ( ou qui est imposé ou affecte quelqu’un d’autre ).
    le refus de quelque chose qui nous déplait concernant un autre mais qui n’affecte directement personne d’autre que celui qui fait la chose.

    Dans le premier cas il y a refus de la soumission, refus de la nuisance
    Dans le second cas il y a imposition d’un rejet de la différence

    Par exemple pour le tabac, ce n’est pas du tout la même chose de demander au fumeur d’aller fumer ailleurs que là où il va imposer son vice aux autres par la fumée, et le fait de faire sortir d’une pièce une personne manu militari parce qu’on a vu un paquet de cigarettes dans sa poche.

    L’intolérance c’est la seconde chose, le rejet de la différence, même si elle n’affecte pas directement les personnes, sauf la subjectivité de l’intolérant. La vrai intolérance concerne le rejet des personnes, sans modus vivendi possible, la seule vue, suggestion de la différence provoque une réaction de rejet.

    Le génocide est le summum de l’intolérance, c’est à dire qu’on ne peut pas supporter du tout l’existence côte à côte avec l’autre.



  • epicure 7 septembre 2014 19:01

    La tolérance ne se dissocie pas de la vigilance, sinon c’est du laxisme, qui lui permet la licence.

    SI on tolère quelque chose cela ne veut pas dire qu’on accepte tout et n’importe quoi, notamment l’intolérance des autres.

    La tolérance sans limite, c’est du laxisme ou de la soumission.

    Un bon exemple d’inanité de l’utilisation du mot tolérance, c’est ceux qui acceptent tout et n’importe quoi de la part de bigots intolérants, qu’ils n’accepteraient pas avec d’autres personnes. Cela devient plus du laxisme que de la tolérance.

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