« la société libérale a comme moteur les individus, ..... » je te parles de fond, tu me parles de forme.... hors sujet
Pour le reste je me rend compte que comme d’habitude tu tournes en boucle, à répéter des simplifications, des amalgames, des erreurs.. Je perdrais encore du temps pour rien puisque encore une fois tu refuses d comprendre les choses. Le seul fait que tu renvoie l’individualisme au seul individualisme particulariste, pour la cinquantième fois, montre que te répondre c’est de la perte de temps. Ce que tu me réponds est faux pas la peine de me le répéter , comme je te l’ai déjà dis, texto, plusieurs fois..
bon là je vais répondre parce qu’il y a de la matière matière, et qu’il n’y a pas d’insultes.
« l’absence de liens sociaux c’est l’individualisme [.....] » Ce que tu dis est inexact, simplificateur, tu utilises des mots sans contenus précis.
Il y a deux types de liens sociaux, le lien horizontal et le lien vertical. Au niveau idéologies cela n’est pas innocent, puisque chaque famille idéologique a son rapport spécifique à chacun des deux liens : adhésion ou rejet. Parmi es 4 combinaisons possibles, il y en a donc une qui rejette les deux liens sociaux, c’est donc celle de notre égoïste atomisé, modèle idéal du libéralisme, poussé à son extrême ce modèle idéologique est appelé dissociété, puisque il ne peut y avoir de vrai société dans cette configuration.
A l’opposé c’est donc le modèle qui repose sur les deux liens sociaux, poussé à l’extrême cela est appelé l’hypersociété, en fait l’individu est étouffé par le lien social. C’est la fameuse société uniforme des dystopies de SF. Et donc il y a deux modèle qui pose uniquement ou sur le lien vertical ou uniquement sur le lien horizontal. La plupart des sociétés depuis l’antiquité reposent sur un de ces deux modèles, il manque un lien social, rejet d’un lien social , et pourtant il y a société. . Le lien horizontal c’est le lien qui s’établit d’égal à égal, entre individus dont on reconnait l’égale humanité. Dans la roue des émotions cela correspond à la paire amour (en fait plutôt la sympathie pour être réaliste)/remord. C’est le lien empathique ( le remord rend négatif le ressenti en cas d’atteinte au bien être de l’Autre, et donc empêche de faire du mal ) , pour se faire il ne faut pas considérer l’Autre comme source de crainte ( l’étranger, l’inconnu, un ennemi ou une menace potentiel etc.... ), ni comme source de mépris (le négro, le youpin, la salope, le bicot, le pauvre sans dents, l’esclave, l’infidèle etc.... ), cela repose sur l’acceptation sereine de l’Autre. L’opposé à ce lien social, ce n’est pas l’individualisme, mais le particularisme qui génère une inégalité de considération avec une inégalité de droits, plus le particularisme est radical, et plus le lien horizontal s’affaibli. C’est l’universalisme qui porte le lien horizontal.
L’autre lien social , le lien vertical, la relation à une autorité, à une transcendance, passe par la relation domination/soumission dans la roue des émotions. C’est ce lien que rejette l’individualisme, car l’individualisme rejette la soumission. C’est l’Autoritarisme qui porte le lien vertical.
Donc quand l’individualisme se conjugue avec l’universalisme, l’individualisme ne rejette pas le lien social, mais embrasse le lien horizontal. Individualisme universaliste repose en fait sur le bien être à la fois individuel et collectif (les autres individus libres et égaux).
C’est donc l’individualisme conjugué au particularisme, la pensée libérale donc, qui brisent tout lien social, c’est les deux ensembles qui atomisent l’individu.
Pour le capitalisme tu y es presque, mais pas tout à fait. SI le capitalisme repose sur l’absence de remord vis à vis d’autrui, c’est qu’il s’oppose à l’universalisme, puisque c’est une forme de particularisme : inégalité de droits et de considération selon la possession ou pas de propriété privé. Au niveau des émotions engagées, c’est donc la dialectique émotionnelle agressivité/crainte qui est en jeu. S’il est plutôt individualiste, il va s’ajouter l’optimisme et la déception, et va plus être animé par son intérêt personnel, il peut agir égoïstement aux dépends des employés ( le compte en banque tout de suite ), ou au contraire trouver un intérêt à bichonner ses employés ( augmentation de la rentabilité par exemple ) . S’il est plutôt autoritaire, il va s’ajouter le mépris et la soumission, et va être animé à la fois par sa supériorité vis à vis de ses employés, et un intérêt au dessus de lui (sa famille par exemple), avec un total mépris pour ses employés. Le grand capitalisme du 19ème était en fait un capitalisme tendance autoritaire, basé surtout sur des grandes familles, dont le but de chaque capitaliste était de transmettre l’entreprise à la génération suivante,, certains l’appellent le capitalisme à papa. Les entreprises de ce type portent en général le nom de la famille. Bill Gates est plus individualiste par exemple, l’un des indices c’est qu’il refuses de léguer toute sa fortune à ses enfants, il considère qu’ils doivent mériter leur fortune personnelle , et microsoft s’est construit sur l’intérêt mutuel des partenaires qui ont créé l’entreprise
Pour enchainer les peuples , il faut entretenir leurs peurs, leurs craintes, favoriser la peur de l’Autre. Une société axée sur l’agressivité (la compétition par exemple) et la crainte, la peur, est une société où le seul lien social possible est celui de domination/soumission. Pour favoriser ce phénomène, il faut que la société soit moins axées sur le bien être personnel et collectif, donc il faut favoriser la dégradation des conditions de vie qui vont générer de la crainte, de la peur, ce qui va augmenter la délinquance, donc générer aussi de la crainte, de la peur. A la crainte générée par la situation instable, dégradée, la réponse va être l’agressivité de la société par des politiques sécuritaires, et favoriser les demandes de soumission à la société au nom de l’ordre qui doit théoriquemnt éteindre les peurs. Sauf que le but de ce système n’est aps d’éteindre les craintes, mais de les entretenir.
Comme dit l’autre « ceux qui sacrifient leur liberté au nom de la sécurité, n’auront ni l’un ni l’autre »
La réaction de bush après le 11 septembre en est la meilleure illustration, au nom de la sécurité, il a créé des lois très autoritaires, qui auraient dû faire réagir les américains en temps normal.