Effectivement dans la sémantique libérale, de manière volontaire, et peut être involontaire pour d’autres il y a confusion entre deux concepts : la liberté et la libéralité. Or ce qui fait lien chez tous les libéraux c’est la libéralité. Au contraire la gauche libertaire combat la libéralité source de domination, et donc réductrice de liberté.
Parce que le mot libéral vient de libéralité et non liberté.
Et la largesse libérale vis à vis des intérêts privés ne signifie pas la liberté pour tous.
Les libéraux n’ont pas été facilement libéraux avec le suffrage universel par exemple, lui préférant le suffrage censitaire qui permet seulement aux riches de voter, Le suffrage universel, le seul garant de l’égalité des droits et de al liberté politique concrète n’est pas une valeur libérale mais de gauche.
Pour les libéraux originaux, si on regarde bien , l’homme libre, c’était l’homme qui pouvait se permettre d’être large au niveau argent en fait, le bourgeois, seul lui méritait les largesses de la société. Et ce point de vu n’a pas changé depuis, surtout avec friedman.
Si le libéralisme tend à favoriser le pouvoir de certains au niveau économique, c’est aussi le cas au niveau religieux, au contraire de la laïcité, le libéralisme religieux, ne conçoit la liberté religieuse comme comme la liberté des institutions religieuses, et non la liberté des individus vis à vis des institutions religieuses : on peut se permettre des choses si on est une religion. La société libérale est libérale vis à vis des institutions et croyances religieuses, mais n’a rien pour défendre la liberté vis à vis des religions. La société américaine illustre bien la conception libérale de la religion , où parce qu’ils ont une religion déclarée, les prédicateurs, les gourous etc... peuvent se permettre plein de choses qui ne leur serait pas accordé s’ils n’étaient pas déclarés religion.
1789 et le libéralisme : effectivement entre 1789 et 1792 , la France a été libérale : maintient de l’esclavage au nom de la propriété privé interdiction des syndicats ou associations de travailleurs ... mais pas des patrons. absence de tout droit et liberté pour le travailleur, la liberté elle était uniquement pour les possédant. Dans les décénies qui suivent et sont en fait le triomphe d’un libéralisme sans limite (aucune loi, réglementation sociale, du travail ou autre), les mouvements de l’ouvrier sont consignés dans un carnet, les chômeurs sont parfois obligés de travailler dans des conditions de quasi-esclavage en Angleterre, etc... La liberté du libéralisme c’était bien la liberté du loup capitaliste dans la bergerie des travailleurs.
Ce n’est pas une caricature, c’est des faits. le libéralisme absolu a déjà été mis en place en France et en Europe, avec un état intervenant peu, ne légiférant que peu, etc... ( donc suivant les dogmes du libéralisme ) , et il a correspondu avec une période où les travailleurs n’avaient pas beaucoup de liberté et pouvaient se faire tirer dessus s’ils manifestaient leur mécontentement. Au états-unis c’est le far west où l’état n’a pas beaucoup d’emprise sur certaines zones, où l’esclavagisme est maintenu au sud au nom de la liberté de l’esclavagiste etc....
Après les libéraux se plaignent de l’émergence d’un mouvement ouvrier révolutionnaire au cours du 19ème siècle, au vu de la violence qu’exerçait le libéralisme sur les ouvriers.
Et l’auteur a oublié de dire que ce ne sont pas les libéraux qui ont défendu le suffrage universel, mais l’aile gauche des jacobins en priorité. Chez les libéraux à cette époque on préfère, comme par hasard le suffrage censitaire, qui fait que seuls les riches, les possédants pouvaient voter
Mais la division est intrinsèque à la Politique ( avec un P majuscule, c’est à dire la gestion de la citée ). Donc si les partis politiques sont fait pour défendre des idées, une vision de la gestion « de la cité », comme devrait l’être un parti politique, il y a forcément une division en plusieurs partis qui défendent chacun une vision idéologique. A partir du moment où un politique des décisions sur un critère, il va forcément à l’encontre d’une ou plusieurs visions idéologiques, et donc crée de al division. En théorie les partis ce n’est pas diviser pour mieux régner, mais diviser pour mieux rassembler, et rasembler pour mieux régner, c’est à dire diviser en groupes qui ont des visions, des ponts de vues communs. Sauf que les arrivistes n’ont rien à faire de tout ça, ce qui compte c’est d’accéder au pouvoir pour eux, d’où les dérives d’un système qu permet aux élus de faire ce qu’ils veulent une fois élu.
Le spectacle de l’UMP décapité est un bon exemple d’une union pour mieux régner, mais qui rassemble des groupe de gens qui sont fondamentalement divisés. Là les élus de l’UMP pourraient se trouver devant deux alternatives : rester groupir pour les sièges ou alors défendre des idées quitte à faire la traversée du désert et donc se séparer des frères ennemis
Mais bon le PS qui est devenu un parti sans idéologie n’est plus qu’une machine à gagner des sièges, des gens se rassemblent pour régner indépendamment des différences de positions politiques ( mais qui ressortent quand même ).
En politique, dans un parti les clivages politiques sont important, même dans des partis qui ne sont pas des machines à gagner des élus, en fait surtout dans ce genre de parti où c’est la ligne idéologique qui rassemble. Problème vu qu’il y a des dizaines de sujets qui peuvent générer des clivages idéologiques, et que chaque individu ses propres positions, son propre point de vu sur chaque sujet, il est impossible d’avoir un parti pour chaque combinaison de position, sauf à se retrouver avec des groupuscules uniquement. Donc théoriquement, un parti politique se crée sur une ligne directrice idéologique qui fait consensus chez des gens de sensibilité idéologique proche, mais qui auront sûrement des désaccords sur des points qui n’appartiennent pas à la ligne commune. Et selon les situations, les clivages sur les sujets considérés comme secondaires au départ peut amener des tensions dans un parti.
Le PS ce n’est pas la Gauche, mais plutôt le centre actuellement.
La Droite, au niveau idéologique , c’est soit une autorité commune, donc un chef incontestable, soit le conflit la division. Cela fait parti de son ADN idéologique, les principes portés par la droite poussent à ce genre de logique. C’est moins vrai pour les centristes, mais qui eux sont moins à droite, donc moins sujet à ce schéma.
Un bon exemple c’est l’extrême droite d’après guerre : composée de divers courants dont certains se détestaient, notamment les traditionalistes contre les « révolutionnaires », les cathos contre les païens etc... Ils ont réussi à se rassembler dans un parti unique derrière un chef qui faisait consensus, nommé jean-marie lepen.
De même quand De Gaulle était le chef de la droite tout le monde était rangé derrière lui. Chirac a fait en sorte de ne pas avoir de concurrent, ainsi que sarkozy, et donc ont été des leaders qui ont pu rassembler la droite. Mais sarko tenait tellement bien la tête du parti, qu’une fois parti, c’est la division qui se pointe, parce que l’UMP en se voulant la synthèse du RPR et de l’UDF tout en dérivant vers des positions droitière ne pouvait que devenir un champs de bataille à la fois personnel et idéologique derrière des conflits de personnes.
Oui l’UMP a été créé par des gens qui se disaient gaullistes, mais sarkozy a siphonné le gaullisme et ses garde-fou vers une droite décomplexée extrême-compatible. Autant les libéraux (UDF) que les le gaullisme se tenaient à distance idéologiquement de l’extrême droite, mais sarkozy a fait sauter les barrières et attiré une bonne parti de l’UMP dans cette tendance.