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epicure

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  • epicure 9 février 2012 18:39

    corporatisme et socialisme c’est antinomique.
    Le socialisme c’est le pouvoir économique au profit peuple. C’est une vision égalitaire du pouvoir.
    Le corporatisme c’est l’économie contrôlée par l’état au profit des puissants. C’est une vision inégalitaire et autoritaire du pouvoir.

    C’est donc deux visions et buts totalement différents, qui ne font pas parti de al même famille politique mais bien de deux familles politiques opposées : la gauche pour le premier et l’extrême droite (mussolini) pour le second..



  • epicure 8 février 2012 23:22

    Le problème de lien avec la situation concrète de la gauche est assez récent,,, et est lié au glissement vers une pensée libérale libertaire dominante dans les domaines sociétaux, avec comme leitmotiv le politiquement correct, ce qui au niveau philosophique se rapproche dans le fond du libéralisme économique : l’individualisme particulariste.

    Dans l’individualisme particulariste, chaque individu ou groupe est catalogué selon des normes qui lui sont particulières, avec comme principe qu’il ne doit pas y avoir de norme supérieure qui doit s’imposer à ces normes particulières, ni norme universelle (égalité de droit, de traitement) , ni norme transcendante ( supériorité d’un principe arbitraire, comme la religion, l’ethnie, un chef unique etc... ) s’appliquant à tous les individus ou groupes, sauf ceux décidés par l’individu ou le groupe en question.

    Au niveau économique, cela revient à ce que chaque propriétaire, dispose de sa propriété privée comme il l’entend.
    Au niveau sociétal, chaque groupe fait ce qu’il veut avec ses normes propres (sans se poser la question de la nature des normes de ce groupes, et de comment elles sont imposées).
    Cela abouti donc à une position relativiste, or chaque norme de groupe, communauté, culture, civilisation, est considérée comme se valant puisqu’il ne faut pas toucher à aucune.
    Vouloir changer une norme c’est considérer qu’il y a une norme meilleure que d’autres, celle vers laquelle on s’oriente. Par exemple en 1789 les révolutionnaires ont bien considéré les « normes » des Lumières supérieures à celles de l’ancien régimes, et c’est pourquoi elles devaient les remplacer.

    Quoi qu’il en soit dans les deux cas économique ou sociétal, ce qui compte c’est la vision abstraite qui est pensée : l’absence de norme supérieure est ( supposée ) garante de la liberté. A partir du moment où ses ses propres normes (qui s’imposent à d’autres), au diable les droits de l’homme, l’égalité, la liberté de choix des autres, leurs conditions de vie etc... Si l’individu isolé se sent libre, les autres sont libres dans ces conditions. Qu’importe ceux qui sont de fait soumis à ces normes sans les avoir décidés (travailleur exploité ou individu dans une communauté aux pratiques autoritaires), par exemple.

    On est loin de la définition « bakounienne » de la liberté "je suis libre si les autres sont libres", où la réalité de la liberté se juge sur la réalité concrète de la liberté de l’ensemble de la popuilation, et non sur celle d’un individu isolé. C’est là qu’on se rend compte du fossé entre la gauche médiatique actuelle, et la gauche historique.

    Mais étant de gauche, le libéral libertaire a une pensée pour les injustice, pour les opprimés.
    Sauf qu’il le fait avec une vision particulariste, c’est à dire qu’une catégorie vue comme opprimée, sera traitée selon une réalité abstraite où les membres de cette catégorie seront vus uniquement à travers le prisme de cette catégorie , celui de l’opprimé, et non selon un point de vu universel où tout le monde serait appréhendé selon le même point de vu.
    Donc pour le libéral libertaire, le noir, l’arabe, par exemple,  sont vus uniquement à travers le prisme de l’opprimé. Les remettre en cause dans des rôles agressifs, d’oppresseurs ou discriminants, est donc insupportable pour le libéral libertaire, les critiquer c’est obligatoirement vouloir les opprimer, les discriminer, et non dénoncer des agressions, oppression, discriminations.
    Ce qui compte c’est de préserver la réalité abstraite, le mythe qui permet de se donner bonne conscience.



  • epicure 8 février 2012 23:21

    mais que dire de la droite qui se base sur une réalité abstraite libérale concernant les marchés, en négligeant la réalité concrète des travailleurs ou des sans travail qui n’ont pas le capital pour jouer avec les règles du marché, et qui sont en position d’infériorité lors de la signature d’un contrat d’embauche par rapport à leur employeur ?
    Que dire de cette liberté abstraite de droite qui est conçue sans penser la réalité concrète des rapports de force et de pouvoir entre les individus ?
    Que dire de la droite non libérale qui base sa perception du monde sur des communautés abstraites, sans tenir compte de la réalité concrète des individus,et sont forcés d’utiliser la force, la coercition pour les faire coïncider avec leur réalité abstraite. Bon le stalinisme aussi, mais si on regarde bien, de façon rationnelle et objective, il n’y a qu’une feuille de cigarette qui le sépare de l’extrême droite.



  • epicure 8 février 2012 20:53

    @ Patrick Samba (xxx.xxx.xxx.31) 8 février 18:54

    en fait je crois c’est là ton problème, tu veux une union, mais tu ne t’intéresses pas à savoir qui tu veux unir, s’il y a une conciliation possible.

    Yohan appuies sur le point essentiel, celui des divergences totales où il n’y a pas de juste milieu possible, sauf à certains à renoncer à leurs idées de gauche pour s’accommoder de l’idée la plus à droite. Alors que c’est justement sur des points comme ça, qu’il y a blocage entre les différents partis, et pas que ça.

    Tu veux t’immiscer dans la politique, sans savoir ce qui fait la Politique au niveau des idées.
    Pour que les gens s’allient dans un parti ou une union, il faut minimiser ce genre de divergence, sinon pourquoi ne pas faire une alliance entre mélanchon et lepen dans ce cas, si la somme des divergences importe peu, on peu toujours trouver des points communs au moins au niveau des postures « contre ».

    Donc oui c’est au niveau des « pour » qu’une alliance est possible, est ce que les pour communs entre les écolos et la gauche du PS sont assez importants pour dépasser les divergences ?
    Une alliance bâtie sur des « contre » ne peut être que temporaire, ou alors il y a une part de l’alliance qui se fait avoir.
    Tiens par exemple au nom de opposition au capitalisme, à l’impérialisme américain etc... certains ont soutenus des mouvements ou gouvernements qu’ils n’auraient pas soutenus s’ils ne s’étaient pas présenté contre le capitalisme , l’impérialisme etc....
    C’est ainsi que des mouvements politiques qui culturellement défendent un pouvoir démocratique basé sur une assemblée ont soutenus des régimes basées sur un chef inébranlable, alors qu’ils ne l’accepteraient pas pour eux.
    Actuellement tu as des gens qui se situent à gauche, qui un jours vont dans des manifestations homosexuelles, et « le jours d’après » manifestent contre l’islamophobie au côté d’islamistes qui sont pour la mise à mort des homosexuels s’ils avaient le pouvoir.

    Alors que quand on est cohérent en politique, il y a des limites qu’on ne franchit pas.
    Et chaque parti/mouvement politique, normalement repose sur une proximité de position (représentable un cercle ou un ovale sur un graphique ) sur certains thèmes, qui donnent l’identité à chaque parti/mouvement.

    Donc pour qu’il y ait alliance il faut que les positions puissent se recouvrir en parti ou être assez proche pour respecter l’identité de l’autre.
    Quand l’une des partie voit que rejoindre l’autre violerait son identité il y a refus d’alliance.

    C’est pour ça que les divergences que met en avant yohan ne sont pas à négliger.



  • epicure 8 février 2012 20:20

    Je suis juste réaliste, s’il n’y a pas eu d’union c’est que les différences l’ont emporté sur ce qui pouvait unir.
    Et les élections présidentielles permettent justement à chaque « camp » de se compter.

    Quand à l’hypothèse d’une fusion mélanchon/joly vu par un membre du PCF :  les écolos sont plus au centre gauche qu’à la gauche du PS. Et ce qui est déterminant c’est la position par rapport à la constitution européenne ( les verts ont voté oui ). Par contre une alliance avec le NPA n’est pas rejetée sur le principe. Les écolos ne sont pas vu comme étant à gauche de la gauche, ils rassemblent beaucoup de gauchistes, mais cela n’en fait pas un parti très à gauche ... au contraire.

    Personnellement je suis revenu sur les simples étiquettes à qui on peut leur faire dire une chose et son contraire, comme « DSK est de gauche ».

    Sous l’étiquette Gauche, se cachent plusieurs cultures/visions politiques, dont certaines n’ont de point commun que l’opposition à quelque chose qu’ils considèrent de droite.
    Mais c’est valable aussi pour la droite, de manière symétrique.

    Avec qui ont le plus de points communs les écolos : Lutte Ouvrière ou le modem ? en considérant les divers sujets, thèmes politiques.

    Donc c’est bien intentionné de vouloir rassembler la gauche hors de l’hégémonique PS, mais est ce que politiquement cela a un sens, hormis le simple fait de vouloir additionner les voix, ce qui ne serait pas forcément automatique.
    L’union pour l’union, oui mais pour faire quoi ?
    S’il y a trop de divergences sur des sujets importants, il n’est pas possible de faire une candidature au premier tour.
    Et quelles idées représenterait cette candidature unique s’il y a de nombreuses divergences sur des points essentiels ?

    Pour gérer des tendances centre gauche avec des tendances plus ou moins à gauche ( mais pas trop quand même ), il y a déjà le PS.

    Je pense qu’une alliance avec les écolos de la part du FdG et du NPA , ne ferait qu’affaiblir la gauche du PS, justement parce que les écolos ne sont pas trop à gauche, alors que dans la situation actuelle, il y a un besoin d’un vrai message à gauche, qui aille à l’encontre de la pensée unique qui a voté oui au référendum de 2005.

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