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eric

Travailleur émigré en russie

Tableau de bord

  • Premier article le 06/01/2009
  • Modérateur depuis le 14/05/2010
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Derniers commentaires



  • eric 26 avril 2011 12:51

    Comme d’habitude, on voit ici beaucoup de gens dire ce qu’il ne faut pas faire, mais sans se prononcer vraiment sur ce qu’il faudrait faire. Pour la seule egypte, on a un ou deux millions de travailleurs en Lybie qui se retrouvent avec leurs yeux pour pleurer,. Réfugiés en Tunisie, au moins une centaine de milliers. Tous ces pays sont confrontes a la crise mondiale, aggravée par les répercussions des crises politiques. Voir par exemple la chute des revenus touristiques avec l’explosion du chômage qui ne peut qu’en résulter.
    Alors on a quoi ? Combien de personnes et pour lesquelles l’émigration peut elle constituer aujourd’hui une tentation, même en se limitant au Maghreb et aux francophones ? 500 000 un million, deux millions ?
    Une fois que l’on aura décerne la palme du plus fachiste soit a Sarko, Berlusconi ou MLP, qu’est ce qu’on fait ? Qu’est ce qu’on budgète pour un éventuel accueil  ?
    Pourquoi aussi cette frénésie subite d’accueil ?
    Il ne faudrait pas oublier qu’être oblige de quitter son pays pour des raisons économiques est toujours un déchirement.
    Aujourd’hui, le vrai enjeu n’est pas tellement de savoir si, comment et pourquoi on amenage Schengen. Il est clair que pas un pays d’Europe n’est dispose a ouvrir ses frontières face a une vague d’immigration qui pourrait être potentiellement très importante. La bonne question est qu’est ce qu’on peut faire a court terme pour aider ces pays a sortir d’une crise conjoncturelle dans notre propre intérêt bien compris.
    Réduire ces questions graves a des surenchères de réduction ad hitlerum, est sans doute le comble de l’indifférence aux difficultés de nos voisins et de l’irresponsabilité politique.

    Cette instrumentalisation politicienne et irresponsable de leur souffrances a quelques chose d’assez « nauséabond ». Heureusement qu’entre Sarko et Juppe, on a bien la double politique de fermeté aux frontière et d’aide d’urgence a la Tunisie qui est la seule raisonnable et prenant en compte notre vocation de voisin.



  • eric 26 avril 2011 09:55

    Les fachismes, comme les socialismes, touchent toujours et partout prioritairement les classes moyennes et plus particulièrement leur composante lettrée, fonctionnarisée. Plus l’instit que le petit commerçant. L’ampleur du vote « ouvrier » si tant est que ce terme ait un sens, pour le FN constitue en soi un démentit a l’idée que ce serait un parti d’extrême droite. Le FN commencerait a m’inquiéter s’il rassemblait autant de profs et de postiers que les verts ou le NPA. La oui, on pourrait craindre l’extrémisme.
    D’autre part, il est fort dans les régions qu’Emmanuel Todd caractérise comme égalitaristes, un peu anarchistes. Des Zones caractérisées par un agnosticisme généralisé, en religion, mais surtout en politique. Les premiers a avoir connue la déchristianisation. Les cathos pratiquant sont parait il la population qui vote le moins FN. Celles qui sont les plus hostiles a toutes les formes d’encadrement idéologique fort parce que trop individualistes. Je pense qu’il n’a pas grand chance de gagner tant que son égalitarisme, que certain nomme populisme, continuera a faire peur aux régions plus attachées aux hiérarchies sociales ( naissances, diplômes, réussite). Ainsi, l’électorat socialiste, qui recouvre les régions historiquement royalistes d’après Lebras, ne pourra jamais tolérer d’être représenté par des gens qu’il qualifie de bac moins 4, et ce, quel que soit son amour affiche pour le « peuple ».
    Néanmoins, il est vrai que le rejet de plus en plus viscéral des valeurs de gauche par cet électorat assez largement populaire a quelque chose de potentiellement inquiétant.
    Pour le militant ou l’électeur de gauche, l’engagement politique a quelque chose d’identitaire, d’existentiel. Toute remise en cause de sa vision du monde constitue pour lui une agression qui peut facilement le pousser aux extrêmes. On l’a vu en 2002 ou il a pu aller jusqu’à descendre dans la rue pour contester les résultats d’une élection démocratique, remettant en cause toutes les valeurs républicaines.
    Il me semble que le plus grand défi démocratique des années a venir, n’est pas tant d’enrayer la montée du front que de reconstruire la gauche pour la ramener avec nous, ici et maintenant, dans le débat démocratique. Pendant ses « trente glorieuses » ( explosion du nombre d’agent et de budgets publics) elle s’est isolée de plus en plus du reste de la population qu’elle ne connait plus et ne comprend plus et dont elle a peur. Je ne vois pas trop ce que les droites peuvent faire pour l’aider si la claque de 2002 n’a pas suffit a la ramener sur terre.
    Le plus spectaculaire dans les sondages présentés ici, n’est pas que le FN récolte 36%des ouvriers, mais qu’avec 15 a 20 %, les gauches s’enfoncent dans leur statut de parti de classe.
    De ce point de vue, un second tour Sarko Le Pen, pour la seconde fois pourrait peut être, enfin, réveiller la gauche et la sortir de son autisme. Ce serait doublement souhaitable.
    Avec entre 55 et 60% d’intentions de vote a droite au premier tour, sa victoire ne pourrait être que le résultat d’un hasard électoral. On imagine notre pays dirige par un pouvoir sociologiquement minoritaire et déchiré entre sa base raisonnable et sa frange revancharde( voir les programmes respectifs). Du souci a se faire en perspective.

    Pour toutes ces raisons, et comme notre peuple est politique et intelligent, je pense que Sarko sera largement réélu en 2012.



  • eric 26 avril 2011 08:47

    Oui, je me souviens, après la RDA, la Tcheco, et dans une moindre mesure la Pologne et la Hongrie, a la fin des années 70, en arrivant a Belgrade, on avait presque l’impression de respirer la lilberte mais cela restait quand même un pays communiste. Vous devriez faire un tour a Minsk, cela a un cote voyage dans le temps.....



  • eric 26 avril 2011 07:56

    Pourquoi pas. D’un autre cote l’attentat de Minsk ressemble étrangement au dernier que nous ayons eu a Moscou (metro, centre ville etc...). Le fait qu’il ait eu lieu a Loubianka, c’est a dire qu’il constitue une provocation évidente contre le pouvoir russe en démontrant sa difficulté a assurer la sécurité au cœur même du système ( c’est la station des ex collègues de Poutine), tous ces elements conduiraient plutôt a penser a des tentatives de déstabilisation de ces pouvoirs plus qu’a des provocation de leur part. Quant aux dictatures, je ne sais pas laquelle vous avez connu, mais il y a toutes sortes de degrés.



  • eric 26 avril 2011 07:28

    Ce que vous dites est très possible. C’est assez dans les pratiques de la région. Mais on en sait rien comme dans le cas de l’attentat de Kachirskii chausse a Moscou. Il me semble que vous auriez pu un peu nuancer. Je saisi l’occasion pour rappeler que le peuple belorusse est vraisemblablement le peuple d’Europe qui a connu le plus de souffrances et de victimes dans les deux derniers siècles. on le sait peu parce qu’il ne s’exprime pas beaucoup. J’avais fait le calcul une fois et il semblait bien qu’il avait perdu plus de monde que les yougoslaves, les polonais etc...
    Napoléon et la terre brullée aller et retour. Première guerre et occupation. Famines génocidaires bolcheviques au moins autant que l’Ukraine même si on en parle moins ( et c’est sans doute aussi lie au caractère paisible des biélorusses et a leur moindre irrédentisme) Aller et retour allemand deuxième guerre avec occupation et début de mise en œuvre de l’éradication des populations locales juives, tziganes et slaves. Je suis passe a Minsk pour la première fois juste après le putsh de 91 et donc l’indépendance et j’en arrive. C’est certainement un conservatoire du sovietisme, mais y compris dans ses rares aspects positifs.
    Il me parait très possible que Lukashenko soit au moins aussi populaire que Poutine. Qu’une grande partie de la population ne soit pas très tente par des aventures et expérimentations. Un régime autoritaire (plus, moins, difficile a dire) mais la stabilité et une certaine préservation de certains acquis sociaux (pour le coup plus qu’en Russie). Ainsi le système des sanatoriums ne s’est pas effondre ou n’est pas devenu un truc purement commercial et inabordable. C’est tellement vrai que les russes s’y précipitent en masse et que le gouvernement a été conduit a faire des tarifs différencié pour que les locaux ne soient pas exclus. Sur le plan économique, le régime est interventionniste, mais avec des résultats pas négligeables en qualité et quantité. Que l’économie n’aille pas très bien, certes, c’est la crise pour tous le monde. L’usine de transformateur de Minsk est leader sur le marche russe, mais celui ci s’est ralentis après 2008 et ce n’est sans doute pas la faute de Loukashenko.
    A certains égard, le pays, au moins en apparence, donne un peu moins l’impression d’être mis en coupe réglée par des oligarques que l’Ukraine ou la Russie. Il semble se débrouiller, compte tenu du fait qu’il a moins d’atouts. C’est difficile a dire. On ne croule pas sous les info. Moi meme, j’aimerai en savoir plus. Mais votre article me semble plus péremptoire qu’informatif. Pas beaucoup de sources. Je reste sur ma faim.

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