Ce qui revient donc à dire que c’est l’ordre mis dans nos perceptions de la nature grâce à notre esprit... Et donc confirme bien que la surnature (à laquelle participe notre composante spirituelle) est, d’une manière ou d’une autre, à l’origine des lois naturelles...
il est raisonnable de penserque la nature n’est pas soumise à des lois antérieures et supérieures au monde. Les lois de la nature ne sont pas surnaturelles.
Les lois naturelles sont les lois naturelles, par définition. Si Mr Maignan avait quelques connaissances de base en philosophie/métaphysique, il saurait que les lois naturelles sont la manière d’exister des corps naturels. Hélas, l’éradication des humanités dans la formation scientifique a formé des générations de scientifiques bornés.
Le problème actuel, c’est surtout cette prétention à vouloir croire qu’il est de notre capacité, par la science, de faire un récit de la création du monde. Poincaré le dit bien : en définitive, nous n’aurons jamais de preuve incontestable du passé.
Bref, la science se perd a vouloir créer des mythologies invérifiables, plutôt que d’accroître sa connaissance de l’existant.
C’est que je crois qu’il faudrait placer la réflexion laïque sur le concret, en considérant les ordres religieux existants.
Un ordre, c’est un corps hiérarchisé et organisé. Quelqu’un qui entre dans un ordre, fait le serment de servir l’ordre auquel il appartient. Ainsi, un clerc catholique est-il ordonné prêtre. De même, un clerc maçonnique est ordonné frère.
Par conséquent, les frères maçonniques sont strictement analogues aux prêtres catholiques (du fait de leur ordonnancement, non de leur doctrine bien-sûr).
Or l’État français est lui-même, d’une certaine manière, un ordre, c’est-à-dire un corps hiérarchisé et organisé, dont le but est de servir le peuple (laïcus = peuple en latin).
Donc, la laïcité de l’Etat consiste à faire que ses clercs (les fonctionnaires) ne soient pas membres simultanément d’un autre ordre, qui pourrait entraver sa vocation à servir le peuple (nul ne peut servir deux maîtres). Mais la loi de 1905 ne garantit pas du tout cela...
Cet écrit revient à faire du libéralisme moral. Il me semble pourtant plein de bon sens que l’État ait un certain rôle à jouer en matière d’harmonisation des moeurs, car cela a une influence politique directe sur l’état politique du pays.
N’allons jusqu’à l’extrême libéralisme américain qui va jusqu’à signer des conventions avec l’Église de Satan...