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finael

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Citoyen !
J'ai maintenant dépassé les 68 ans dont 4 ans d'école d'ingénieur, 38 de travail et 5 de chômage. Enfin à la retraite !
Retraité après avoir été Informaticien (ingénieur systèmes et réseaux, concepteur internet) pendant près de 30 ans et auparavant analyse documentaire et ayant pratiqué toute une variété de petits boulots.
Je vis dans un petit village de l'Hérault où il n'y a ni grande surface ni transports en commun ... mais beaucoup de coquelicots (entre autres)
Aimant l'Histoire, la randonnée, la lecture, l'aéronautique, la technique, intéressé par la chose publique et les questions sociales.

P.S : La photo me représente bel et bien ... il y a 25 ans ! J'avais une amie maquilleuse et j'en ai profité.

Tableau de bord

  • Premier article le 02/08/2007
  • Modérateur depuis le 29/12/2009
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Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
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Ses articles classés par : ordre chronologique










Derniers commentaires



  • finael finael 25 février 2009 15:04

    Le livre électronique n’est rien d’autre que la volatilité du savoir.


    -  Les écrits sur la pierre ou l’argile peuvent durer des milliers d’années.


    -  Les ecrits sur le parchemin peuvent encore durer un miller d’années


    -  Les écrits sur papier quelques siècles dans de bonnes conditions de conservation (si vous voulez consulter des archives datant de plusieurs siècles, il est en général interdit de les numériser ou de les photocopier : cela les abime et les rend illisibles).


    -  Les données conservées sur support électronique ne durent - au mieux - que quelques années.

    Malheureusement il y en a de plus en plus et l’on peut dire qu’une grande partie de la mémoire de la civilisation actuelle aura disparu d’ici un siècle !

    Qu’on me traite de conservateur ou de fossile, peu me chault, je suis informaticien depuis 30 ans, je conçois des sites internet, et j’y stocke des quantités d’informations. Mais je suis bien placé pour dire que la lecture sur écran est infiniment plus fatiguante et moins aisée que sur papier.
     
    C’est pourquoi d’ailleurs j’imprime ce qu’il me semble important de conserver, ou les documents relativement longs : pour les lire plus à l’aise.

    Alors cette publicité pour les derniers gadgets à la mode me paraît dangereuse pour la survie de la culture.

    Au fait, comment ferez vous quand il n’y aura plus d’écrits papier à numériser ?



  • finael finael 24 février 2009 19:16

    Ce que je constate c’est un appauvrissement généralisé du langage :

     Au delà des formes moderne (ou moins que ceux qui les pratiquent ne le croient) d’argots, qui font partie de la vie de tous les jours, il m’apparaît jour après jour que de plus en plus de gens ne comprennent même plus ce que disent leurs grands-parents.

     Quant à la langue de M. de la Fontaine, ou plus récente de Victor Hugo voire d’un Raymond Devos, elle leur devient étrangère. D’ailleurs beaucoup de gens ne lisent plus, je vois de plus en plus autour de moi de personnes qu’un texte de plus d’une page rebute.

     C’est d’ailleurs un des "conseils" que les recruteurs vous apprennent : pas de CV de plus d’1 page !

     Quand on a 35 ans d’expérience, et travaillé pour des dizaines de sociétés, c’est pour le moins difficile !

    Et puis ça permet, comme on le voit souvent sur Agoravox, de faire passer des articles bourrés de sophismes (raisonnements paraissant logiques mais ne l’étant pas), à un public qui ne s’en rend pas compte !



  • finael finael 24 février 2009 16:14

     Je crois que l’on a cherché à faire passer la "crise des banlieues" en France comme une "intifada" islamiste, en tout cas c’est ainsi qu’elle a été présentée (particulièrement à l’étranger d’ailleurs). Et celà malgré les démentis de la police et de la justice quant à la représentation "ethnique" des personnes arrêtées.

     Ce furent des émeutes de misère, d’abandon, contre l’injustice, menées par les premiers touchés par la crise économique et institutionnelle.

     De la même manière le phénomène "Al Quaïda" n’aurait jamais eu cette ampleur sans une désespérance et une misère aggravées par les guerres menées à l’autre bout du monde.

     Ce ne sont que les prémisses de la grande révolte des démunis contre les privilégiés. "Grande" parce que pour la première fois, le monde entier peut voir ce qui se passe dans le monde entier.



  • finael finael 24 février 2009 16:03

    Il faudrait ajouter à votre excellent article qu’il y a bien d’autre temps que le "temps d’attente", et que celui-ci n’est pas touché par la loi :


    - Le temps passé à naviguer entre les différentes options - qui renvoient elles-mêmes à d’autres options.


    - Le temps de téléphoner à un autre numéro - payant celui-là - car aucune des options ne convient à votre cas.


    - Et si même vous trouvez LA bonne option, reste tout le temps à composer votre numéro d’abonné, votre mot de passe, etc ...


    - Et dans tout les cas de figures reste le temps de la réponse ... qui peut être fort long quand la personne ou l’automate à l’autre bout ne comprend même pas la question et ne sait en tout cas pas y répondre (ce n’est pas dans le manuel des réponses qu’il ou elle a sous le nez).



  • finael finael 24 février 2009 15:50

    Merci pour cet article.

     J’ai eu l’insigne privilège d’avoir une mère et une grand-tante qui me faisaient la lecture le soir pour m’endormir, et j’ai eu très tôt le désir de savoir lire par moi-même. Et plus encore, avec une très riche bibliothèque à ma disposition : "Si tu ne comprends pas c’est que tu n’es pas encore en âge de comprendre" disait ma mère.

     Et heureusement ! Parce que déjà, à l’époque (années 60) les professeurs de français avaient semble-il un don particulier pour dégoûter de la lecture.

     Aujourd’hui, je transcris des carnets personnels de la fin du XIXème siècle, et je songe au nombre incroyable de mots, d’expressions, que je ne connais que par mes lectures et que mes contemporains ne comprennent plus !

     Je fus quelques temps traducteur, et pour moi une langue véhicule une manière de penser, il est bien des mots et des expressions intraduisibles d’une langue dans une autre et qui mettent en lumière des différences dans la façon de penser en fonction de ce que les mots peuvent traduire.

     Qu’une langue évolue, c’est normal, mais qu’elle se perde et c’est la pensée qui va avec qui se perd : Quand on n’a plus de mots pour exprimer quelquechose, alors on n’a plus le moyen de penser cette chose.

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