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finael

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Citoyen !
J'ai maintenant dépassé les 68 ans dont 4 ans d'école d'ingénieur, 38 de travail et 5 de chômage. Enfin à la retraite !
Retraité après avoir été Informaticien (ingénieur systèmes et réseaux, concepteur internet) pendant près de 30 ans et auparavant analyse documentaire et ayant pratiqué toute une variété de petits boulots.
Je vis dans un petit village de l'Hérault où il n'y a ni grande surface ni transports en commun ... mais beaucoup de coquelicots (entre autres)
Aimant l'Histoire, la randonnée, la lecture, l'aéronautique, la technique, intéressé par la chose publique et les questions sociales.

P.S : La photo me représente bel et bien ... il y a 25 ans ! J'avais une amie maquilleuse et j'en ai profité.

Tableau de bord

  • Premier article le 02/08/2007
  • Modérateur depuis le 29/12/2009
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Ses articles classés par : ordre chronologique










Derniers commentaires



  • finael 29 mai 2007 13:42

    Il suffit de lire l’ouvrage de Joseph E. Stiglitz (ex co-président de la Banque Mondiale, ex conseiller de Bill Clinton et prix « nobel » d’économie) pour constater, de l’intérieur, ce qu’a été l’action de la Banque Mondiale et quelles en ont été les conséquences pour les pays où elle a sévi.

    Il est tout aussi important de noter le rôle du FMI.

    Comme l’explique très bien Joseph Stiglitz, non seulement la BM et le FMI ont été dès le début des repaires pour intégristes de l’ultra-libéralisme, mais leur principal souci a été de faire gagner un maximum d’argent aux gros investisseurs privés aux dépends des peuples qu’ils étaient censés « aider ».

    Ceci dit, certains pays ont refusé de se plier à leurs règles - que les USA eux-mêmes ne respectent en rien, et ces pays : Japon, Corée du Sud, ... ont connu des croissances spectaculaires.



  • finael finael 28 mai 2007 13:56

    Il me souvient d’un documentaire très intéressant, il y a 5 ou 6 ans, où l’on interrogeait le directeur d’Interpol.

    Je ne me souviens plus des termes exacts mais en gros il a dit ceci.

    "Les mafias et les multinationales ont les mêmes objectifs : amasser le plus d’argent possible par tous les moyens. Quant à nous, dans l’inextricable réseau d’interconnexions financières, nous ne pouvons plus faire la différence - à quel moment l’argent sale est-il blanchi, par qui et comment ?

    Ces deux types d’organisations utilisent les mêmes relais financiers, les mêmes paradis fiscaux, les mêmes banques.

    Nous ne pouvons donc plus lutter contre les mafias."

    Il a aussi ajouté : « environ 1/3 de l’argent en circulation est de l’argent »sale« , si l’on retirait ces sommes du marché toute l’économie mondiale s’effondrerait. ».



  • finael finael 28 mai 2007 13:45

    Libre par rapport à qui ?

    Certainement pas des grands groupes financiers.

    Votre « analyse » se révèle totalement fausse, en particulier la « Fed » sous l’ère Greenspan, a effectivement mené une politique mixte car ses attributions ne concernent pas exclusivement - au contraire de la BCE - l’inflation, mais aussi le chômage et l’investissement.

    Ce qui a conduit l’administration Clinton, non seulement à résorber un déficit budgétaire impressionnant, mais aussi à laisser un excédent confortable.

    Et ce n’est pas la « Fed », dont Alan Greenspan a d’ailleurs été « remercié » en 2006 qui a causé la situation actuelle, mais bel et bien la politique de G. W. Bush, combinant baisse des impôts pour les plus riches et les entreprises et augmentation phénoménale des dépenses militaires.

    Donc, malgré la notoriété de gourou d’Alan Greenpan, la « Fed » n’a joué aucun rôle dans la situation économique actuelle des USA.

    Par contre une BCE « indépendante » met tous simplement les Etats dans l’incapacité d’ajuster leurs politiques économiques aux circonstances. Ses décisions sont prises dans l’opacité la plus totale - exactement comme dans un régime totalitaire, et plombent l’économie européenne au profit de quelques multinationales hyperpuissantes !



  • finael finael 27 mai 2007 08:25

    Je trouve cet article intéressant car il soulève bien des questions dont certaines ont été abordées par les intervenants.

    Toutefois il faut relativiser ce que l’on entend par « démocratie » : Je connais nombre de personnes qui souhaiteraient instaurer un « permis de voter », réservé aux gens ayant une « certaine » connaissance de la chose publique, le « bas peuple » étant trop ignorant pour savoir ce qui est bon pour lui.

    Dans le l’ouvrage de science-fiction des années 60 : « Starship Trooper » de Robert Heinlein (le livre, pas le navet cinématographique) l’auteur développe l’idée que la citoyenneté, et donc le droit de vote, est réservé à celles et ceux qui, ayant accompli leur service miltaire, ont montré qu’ils étaient capables de placer l’intérêt collectif au dessus de leur intérêt égoïste, voire de leur vie - ce qui valut à Robert Heinlein le qualificatif de « fasciste ».

    Comme quoi ce questionnement, et la diversité des réponse, ne sont pas nouveaux.

    (Parenthèse : j’adore la science-fiction car elle permet d’aborder de nombreux sujets de société sans avoir l’air d’y toucher).

    Mais j’aimerais revenir à ce que l’on entend par « démocratie » dans nos systèmes actuels, par le biais de quelques citations :

    « La démocratie est un système où vous pouvez faire tout ce que vous voulez tant que vous faites ce que nous vous disons ».

    Noam Chomsky « la doctrine des bonnes intentions »

    "Là où le libéralisme fonctionne le mieux, c’est où existe une démocratie formelle, mais où la population se voit privée de l’accès à l’information et aux forums publics nécessaire à sa participation sérieuse à la prise de décision. ... La démocratie est permise aussi longtemps que le contrôle exercé par le grand capital échappe aux délibérations et aux changements voulus par le peuple, c’est-à-dire aussi longtemps qu’elle n’est pas la démocratie. ... A certains égards, la médiocrité du débat et du choix lors des élections évoque plutôt les Etats communistes à parti unique qu’une authentique démocratie.

    Robert W. McChesney : Préface au « profit avant l’homme »

    « Faire des profits est l’essence même de la démocratie ; tout gouvernement qui poursuit une politique contraire aux intérêts du marché est antidémocratique quand bien même il jouirait d’un large soutien populaire. »

    « Milton Friedman : Capitalisme et liberté »

    "Malgré tout, cela ne compte pas tant que les élections sont habilement gérées afin d’esquiver les problèmes de fond et de marginaliser la « population du dessous », pour user à nouveau de la terminologie de Veblen, ce qui laisse aux dirigeants élus toute liberté de servir les « gens d’importance ». Et c’est ce qui s’est produit.

    Ferguson et Rogers décrivaient les premiers effets de la puissante riposte coordonnée à la « crise de la démocratie » des années 1960 dont s’inquiétait tant la Commission Trilatérale, à qui l’on doit cette expression. La commission se composait d’importants internationalistes libéraux issus des trois grandes régions du monde industrialisé : l’Amérique du Nord, l’Europe et le Japon. Pour avoir une idée de leur vision générale, il suffit de préciser que l’administration Carter est essentiellement sortie de leurs rangs. La crise dont ils discutaient était fort préoccupante : les années 1960 avaient suscité, disaient-ils, un « excès de démocratie ». Des milieux, en général passifs et marginalisés - les femmes, les jeunes, les personnes âgées, les syndicalistes, les minorités et d’autres composantes de la « population du dessous » - commençaient à entrer sur la scène politique pour promouvoir leurs revendications. La « crise de la démocratie » était jugée encore plus dangereuse par les milieux de l’élite qui, idéologiquement, se situaient à droite de la commission, et par le monde des affaires en général."

    Noam Chomsky : « Les états manqués »

    « Conformément aux habitudes de ces dernières années, les campagnes électorales de 2004 (aux USA NdT) ont été organisées par l’industrie des relations publiques, dont la vocation normale est de vendre du dentifrice, des médicaments de confort, des automobiles et d’autres marchandises. Son principe fondamental est la tromperie. La publicité a pour mission de miner les libres marchés qu’on nous apprend à admirer, ces entités mythiques où des consommateurs informés font des choix rationnels. Dans de tels cadres les entreprises se limiteraient à donner des informations sur leurs produits : bon marché, facile, simple. Elles n’agissent pas ainsi, ce n’est pas un secret. Elles dépensent ces centaines de milliards de dollars par an pour projeter une imagerie visant à induire en erreur le consommateur. Tout le monde en convient : tel est l’objectif de la publicité - et non d’apporter de l’information. [...] De plus -Veblen l’a souligné il y a longtemps -, l’une des premières tâches de la propagande d’entreprise est la « fabrication des consommateurs » activité qui consiste à induire « tous les symptômes classiques du totalitarisme d’état : atomisation, irrationalité et apathie politique, perte de sens et banalisation de procédures politiques prétendument démocratiques, frustration croissante de la population, etc ... ». »

    Noam Chomsky : « Les états manqués »

    "Platon avait un mot magnifique pour tous ces gens, celui de doxosophe : ce « technicien-de-l’opinion-qui-se-croit-savant » pose les problèmes de la politique dans les termes mêmes où se les posent les hommes d’affaire, les hommes politiques et les journalistes politiques (c’est-à-dire très exactement ceux qui peuvent se payer des sondages ...).

    Le philosophe s’oppose au doxosophe, comme le philosophe, en ce qu’il met en question les évidences et surtout celles qui se présentent sous la forme de questions, les siennes autant que celles des autres. C’est ce qui choque profondément le doxosophe, qui voit un préjugé politique dans le fait de refuser la soumission politique qu’implique l’acceptation inconsciente des lieux communs au sens d’Aristote : des notions ou des thèses avec lesquelles on argumente, mais sur lesquelles on n’argumente pas.

    ... Ce que je défends avant tout, c’est la possibilité et le nécessité de l’intellectuel critique, et critique d’abord de la doxa intellectuelle que sécrètent les doxosophes. Il n’y a pas de démocratie sans véritable contre-pouvoir critique. L’intellectuel en est un et de première grandeur. C’est pourquoi je considère que le travail de démolition de l’intellectuel critique, mort ou vivant - Marx, Nietzsche, Sartre Foucault, et quelques autres que l’on classe en bloc sous l’étiquette de « pensée 68 » -, est aussi dangereux que la démolition de la chose publique et qu’il s’inscrit dans la même entreprise globale de restauration."

    Pierre Bourdieu : « Contre-feux »

    Et je vous recommande la lecture des ouvrages de Noam Chomsky : « La fabrique de l’opinion publique », « Propagande Médias et Démocratie ». Ces ouvrages très éclairants sur ce qu’il appelle (et d’autres avec lui) la « démocratie formelle » dans laquelle nous vivons.



  • finael finael 26 mai 2007 14:13

    @ perlin

    Je suis tout à fait d’accord avec vous, peu de gens prennent la peine de s’informer le plus complêtement possible.

    Mais il faut prendre en compte la difficulté à le faire : Les livres sont chers, comme les revues spécialisées. De plus il est parfois quasiment impossible de se procurer des titres quelque peu anciens.

    Documentaliste, c’est un métier !

    Le pire - à mon avis - est que les ouvrages spécialisés de la « Bibliothèque Nationale » ne sont pas accessibles au grand public !

    Donc internet devient un outil de recherche et documentation quasi incoutournable.

    C’est pourquoi la censure sur internet est d’une telle gravité.

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