Il aurait en plus été très informatif d’inclure dans ces calculs l’énergie grise, ainsi que des variantes en fonction du nombre de personnes, mais j’imagine que le temps nécessaire à la rédaction aurait également fortement augmenté.
Lorsque vous écrivez que « comme une conscience écologique individualisée », vous avez parfaitement raison.
Ce n’est bien entendu pas suffisant. Mais c’est une première étape indispensable. La suite consiste bien sûr à faire au mieux pour convaincre nos concitoyens de faire de même et inciter nos politiques à prendre en compte ces aspirations. Et c’est là où, effectivement, je vous rejoins aussi, au moins partiellement sur les problèmes de notre démocratie actuels, du fait du manque de démocratie réelle. Les décisions prises devraient nous impliquer beaucoup plus.
Cela pose alors la question de comment nous allons convaincre du bien fondé de notre approche. Et pour ce faire, si déjà, nous ne faisons pas ce changement, ces expérimentations nous même, alors nous n’avons aucune légitimité pour le demander aux autres.
Donc, oui, c’est certes insuffisant mais ça reste nécessaire, et même indispensable.
@foufouille Quel argumentaire. Résumons : on ne peut rien faire. Que suggérez-vous donc ?
Reprenons tout de même vos objections : — sur la Nef : vous racontez juste n’importe quoi. Pour les autres banques, c’est probablement vrai, mais pas chez la Nef. Lisez leurs bilans, renseignez-vous, au lieu de dire des âneries.
— sur Enercoop : je serais curieux de connaître votre définition de « bobo ». Le surcoût est certes, existant, mais faible, de l’ordre d’une dizaine d’euros par mois. Si vous considérez comme bobo toute personne qui ne peut même pas trouver 10 € par mois, beaucoup doivent être des bobos ! Ajoutons à cela le fait que bien sûr, dans le même temps, nous mettons en œuvre des économies d’énergie, diminuant d’autant notre facture. Je prends mon cas particulier : nous sommes passés de GDF + EDF à tout en électrique avec Enercoop, et bien, nous avons dépensés MOINS ! Malgré le surcoût, nous avons fortement revu nos consommations à la baisse en parallèle. Très bobo de payer moins effectivement.
— autopartage : c’est sûr qu’à la campagne … C’est un choix de vie qu’il faut assumer. Ceci étant dit, même à la campagne, avec un minimum de jugeote, il est possible de s’organiser, par exemple partager une voiture à plusieurs voisins.
— transports en commun : même remarque que ci-dessus. Et encore, même à la compagne, il y en a ! Bien sûr, ils n’ont ni la densité ni la fréquence de ceux des villes, mais il y en a. La remorque sur le vélo est également une bonne idée. Je l’envisage prochainement d’ailleurs. Quant aux coins où il n’y en a pas du tout ben … fallait réfléchir avant. C’est un choix de vie. Si l’on choisit de se rendre dépendant de la voiture, il ne faut pas venir pleurer après, et ne pas prétendre que ce n’est pas notre faute.
Je trouve dommage de critiquer l’auteur sur ces bases, car il a à mon sens effectivement raison !
Nous condamnons les agissements des multinationales, mais, dans le même temps, nous continuons d’acheter leurs produits ; nous pestons et nous enflammons contre les divers scandales sanitaires qui émaillent notre alimentation, mais nous continuons à bouder nos producteurs locaux ; nous sommes tous inquiets du changement climatique, mais nous ne faisons que nous battre pour augmenter nos salaires et notre niveau de vie, nous continuons de prendre l’avion, la voiture, de ne pas faire attention à nos déchets, etc.
Donc, oui, nous avons une énorme part de responsabilité dans cette crise. Bien sûr que nous n’en sommes pas les principaux responsables, mais nous laissons faire, et nous continuons d’entretenir le système qui nous détruit.
Combien, ici, ne serait-ce que parmi les commentateurs d’Agoravox ont/font : — déplacé leurs avoirs à la Nef, coopérative de finances solidaires ; — souscrit à Enercoop plutôt qu’à EDF et son nucléaire ; — adhéré à un service d’auto-partage pour les cas où la voiture leur resterait indispensable ; — remplacer, dès que possible, leur voiture par le vélo et les transports en communs ; — boycotter tous les produits des multi-nationales pour consommer dès que possible du locale ; — dans la même veine, boycotter les supermarchés pour faire vivre nos petits commerces ; — toujours dans la même veine, n’acheter comme nourriture plus que des fruits et légumes frais de saison, au marché, à nos petits producteurs du coin (et pas au revendeur qui a récupéré ses légumes à Rungis !), viande et charcuterie à l’éleveur du coin (en petite quantité bien sûr !), tout comme les produits laitiers, bières, vins, etc. — fait le maximum pour économiser l’énergie (chauffage raisonnable, si les moyens financiers le permettent, isolation du logement, limitation au maximum des gadgets électroniques) ; — etc.
Oui, il y a une crise. Oui, nous avons notre part de responsabilité. Peut importe qu’elle soit petite ou grande. Nous devons déjà agir à notre niveau pour ensuite être légitime à transformer la société dans notre sens.
Si le problème que vous pointez est réel, et pour en rester au sujet de l’article, si, ces histoires fiscales sont de vrais scandales. Le scandale que les multinationales échappent quasiment à tout impôt du fait le lois iniques et bien trop en leur faveur.
Les lois doivent être changées afin d’assurer les sociétés de la juste contribution des multinationales au budget de celles-ci.