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  • Gemini Gemini 9 novembre 2012 11:50

    Vous prenez le problème par le mauvais bout de la lorgnette.

    Je suis pour ma part tout à fait favorable à une taxation normale des emplois à domicile. Les réductions d’impôts dont bénéficient les ménages ne sont qu’une niche fiscale de plus, permettant aux personnes riches ou aisées d’employer leurs domestiques à moindre coût. Je ne vois pas ce qui justifie que la collectivité ait à financer cela.

    Quant à conclure que c’est le retour de la femme au foyer, c’est un raccourci un peu exagéré dans la mesure où les mœurs changent. Celui qui éventuellement reviendra au foyer sera celui dont les revenus sera inférieur, ce qui est déjà plus logique. Il est vrai que les revenus des femmes étant en général inférieurs à ceux des hommes, votre raccourci n’est probablement pas si erroné que celà. Mais, le fond du problème est que ce n’est pas le rôle de cette niche que de permettre à la femme ne pas avoir à rester à la maison.

    Agir au niveau de l’égalité salariale serait bien plus efficace. Également, permettre un meilleur aménagement du temps de travail diminuerait les besoins de se faire assister par des domestiques. Mais bref, pour en revenir au sujet, ce n’est pas le bon cheval de bataille pour défendre la place de la femme dans le foyer et dans la société.

    En outre, j’ajouterai non sans malice, une question fort innoncente : en grande majorité, qui occupe ces postes mal payés d’emplois à domicile ? Des hommes ou des femmes ? Quel amélioration au final pour la cause féministe ?



  • Gemini Gemini 8 novembre 2012 11:24

    Vos remarques sont forts juste. Il y a cependant un point qui me semble erroné : vous dissociez salaire et charges (qui devraient être appelées cotisations) comme s’il s’agissait de deux choses différentes, alors que, au final se sont bien les mêmes choses : du salaire.

    Baisser les charges revient à baisser les salaires, c’est aussi simple que ça, puisque c’est la même chose. C’est juste une façon détournée pour le patronat de dire qu’il faut baisser nos salaires.

    Ne vous leurrez pas : toute baisse de charge devra être compensée : soit, à service égal, par des taxes ou impôts supplémentaires payés par nous, soit par un service inférieur (remboursements de sécurité sociale moins bons, retraites baissées, etc.).



  • Gemini Gemini 10 octobre 2012 12:16

    Sans même parler de nos racines grecques, nous pourrions également dire que nous sommes tous des grecs dans la mesure où les théories économiques qui leurs sont appliquées nous pendent au nez.

    Les laisser sombrer maintenant fomenterait le terreau de notre future chute.



  • Gemini Gemini 9 octobre 2012 15:09

    Je crois que vous prenez le problème par le mauvais bout.

    Dans tous les cas, cette progressivité est une bonne chose. Quelque soit le prix payé au m3, au final, les utilisateurs économes y gagneront et les gaspilleurs paieront un peu plus le prix de leur inconséquence.

    Les problèmes que vous évoquez sont réels, et mériteraient que l’on se penche très sérieusement dessus, mais les liés à la tarification progressive n’a aucun sens.



  • Gemini Gemini 9 octobre 2012 14:43

    De l’argent qui n’existe pas ?

    L’argent existe selon le bon vouloir de la banque centrale. Nous n’avons pas d’argent, mais, ô miracle, la BCE à trouvé quelques centaines de milliards pour ces pauvres banques en difficulté. C’est donc une mauvaise réponse à un vrai problème.

    L’argent n’est qu’un outil au service de l’homme. Tout du moins il le devrait, car ce n’est bien entendu pas le cas actuellement, le mantra actuel étant plutôt que l’homme doit être au service de l’argent.

    Mettre de côté la crise écologique et le partage totalement inégal de la richesse aujourd’hui pour tenter de traiter nos problème actuel garanti seulement de ne proposer que des mauvaises solutions.

    Raisonnons un peu mathématiquement : pourquoi avons-nous un déficit ? La réponse du néo-libéral est de dire parce que nous dépensons trop. La réalité est bien entendu autre : nos dépenses n’ont pas augmenté ces dernières décennies, elles représentent toujours la même part de la richesse générée.

    Par contre, les recettes, elles, ont fortement diminuées. Je vous laisse deviner qui en a bénéficié. Pas les travailleurs  ; ceux qui justement créent la richesse. Par contre, ceux qui avaient déjà beaucoup, oui. Et ceux-ci se sont fait un plaisir de nous prêter ce que la baisse de leur imposition leur a permis d’économiser.

    Dans le même temps, sur les trentes dernières années, le partage de la valeur ajoutée a évolué très défavorablement pour les salariés, favorisant fortement, non pas l’investissement des entreprises, mais les actionnaires. 

    Étrangement, les inégalités ont explosées en parallèle de ces phénomènes.

    Ajoutons à celà la forte hausse de la productivité : elle aussi a été captée par les possédants : les salaires ont peu évolués, mais le chômage a fortement augmenté. Nous produisons plus avec moins de personnes.

    Enfin, à tout cela, se conjugue obsolescence de notre modèle de développement. La croissance infinie dans un monde fini est impossible. La destruction de nos écosystèmes, bien que non encore mesurable économiquement, obère notre futur et notre capacité à bien vire et bien manger. Le pic de pétrole dont nous dépendons tant est déjà atteint. Les pic des autres matériaux dont nous avons tant besoin suivront à plus au moins brève échéance (cf http://www.goodplanet.info/Contenu/Points-de-vues/Consommation-de-metaux-On-ne-peut-pas-continuer-a-appuyer-sur-l-accelerateur/%28theme%29/307 par exemple).

    Entendre les pontes du néo-libéralisme anôner leur mantra sur la croissance est inquiétant. N’ont-ils pas compris qu’elle ne reviendra jamais ?

    Donc, comment régler ce problème de dette : deux solutions : baisser les dépenses, augmenter les recettes. Mais non, en fait, trois : répudier tout ou partie de la dette.

    Examinons-les :

    — réduction des dépenses. Quelles dépenses ? Celle d’armement ? Ce serait une très bonne idée. Celles pour l’éducation, la santé, la justice, la police ? Ce serait idiot puisque cela contribue au bien être de tous. Tous les petits cadeaux faits aux copains ? Oui, oui et cent fois oui !

    — augmentation des recettes : pourquoi ne pas revenir sur les réductions d’impôts accordés aux nantis ces dernières décennies ? Elles ont fait la preuve de leur inefficacité.

    — répudiation de la dette : tout ce qui est illégitime ne doit pas être remboursé. Un audit citoyen permettra de le déterminer. Tout ce qui a été utilisé pour sauver le système financier doit être répudié. Tous les dégâts causés par ce même système doivent être pris en compte. Voir les articles de Frédéric Lordon sur le sujet, ses pistes sont très intéressantes.

    Mais même tout cela ne suffirait pas si en plus, nous ne réorientions pas totalement notre économie pour prendre en compte l’environnement. Cela mériterait un article complet.

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