La délinquance, je la subie chaque jour. Mais cette délinquance que je subi, c’est étrange, vous n’en parlez jamais, car elle est le fait de personnes bien blanches. Cette délinquance là, c’est celle de nos grands amis les politiques, qui vivent sur mon argent (l’argent de la république auquel je contribue), et le distribuent également à leurs « amis ». Et ne parlons pas non plus de la façon dont s’est bâtie la fortune de nombreux grands patrons sur notre argent, que ce soit les Bouygues, Bolloré, Dassault et autres. C’est la délinquance en col blanc, celle dont on ne parle presque jamais et qui est pourtant la plus importante.
Également, cette délinquance là, c’est celle de nos grands amis les « employeurs ». Chaque jour, je dois travailler pour un de ces exploiteurs qui s’enrichissent grâce à mon travail et ne me reversent qu’une petite partie des fruits de celui-ci, de la même façon qu’un proxénète fait travailler ses prostituées. Cette délinquance là, elle provient à 100% de blancs bien de chez nous …. Ah oui, j’oubliais, il paraît même que le second type de délinquance que je subis est légal. Elle est pas belle la vie ?
Concernant les différences entre Enercoop et tous les autres fournisseurs conventionnels, voici ce que je peux en dire (et ce qui a motivé mon passage chez eux) :
— la structure juridique d’Enercoop est une SCIC (Société coopérative d’intérêt collectif). Je vous invite à consulter le lien du site Enercoop pour plus de détails sur ce statut : http://www.enercoop.fr/index.asp?id=488 . Pour ma part, les deux grands avantages que j’y vois sont que, déjà, il n’y a pas d’actionnaire goulu à rémunérer, et que, ensuite (et surtout !), l’ensemble des parties prenantes de l’aventure sont sociétaires de la coopérative (consommateurs, producteurs, associations, collectivités, …) et que le pouvoir de chaque sociétaire est 1 homme = 1 voix, quel que soit le capital qu’il ait apporté. Cela permet à mon sens aux citoyens de reprendre en main leur avenir énergétique, plutôt que de le laisser dans celles des financiers.
— en termes écologiques, l’objectif de la coopérative est de fournir une électricité d’origine 100% renouvelable, de produire et d’injecter sur le réseau au moins autant d’électricité que consommée par ses sociétaires.
— parmi les autres projets écologiques de la coopérative figurent l’objectif de relocaliser la production de l’énergie ; cela me semble faire sens quand on connaît les très importantes pertes d’énergie occasionnées par le transport de l’électricité. Cela commence déjà à se concrétiser, avec, par exemple, la naissance toute récente d’Enercoop Rhône-Alpes.
Voilà pour les différences et raisons principales qui m’ont poussée à changer de producteur pour aller chez Enercoop et en devenir sociétaire, pour contribuer à leur développement.
N’hésitez pas à consulter leur site pour des détails que j’aurais pu omettre.
Si je dois résumer très brièvement les différences avec les autres, je dirais : — écologique (vraiment, pas juste du flanc comme les autres) ; — économie sociale et solidaire où le pouvoir est partagé entre toutes les parties prenantes, quelque soit leur apport (plutôt que les bonnes veilles grosses SA et autre structure où le pouvoir revient à celui qui a l’argent)
Non seulement je suis assez d’accord avec le constat dressé, mais également avec les conclusions et les propositions. Cependant, j’aurais ajouté un dernier chapitre proposant des actions que nous pouvons déjà mener pour contribuer à changer cet état de fait, ou tout du moins ne plus y participer :
— produits agricoles : boycotter les supermarchés. Ne se fournir que dans les marchés, chez les producteurs locaux qui revendent eux-même leur production ; — énergie : quitter EDF pour rejoindre Enercoop, le seul fournisseur d’énergie qui permet à la collectivité dans son ensemble de se ré-approprier la production de l’énergie ; — télécom : le problème est plus complexe puisqu’aucune alternative n’existe actuellement. Le seul moyen que je vois actuellement est soit de se passer de portable, soit de l’utiliser au minimum, afin de réduire au minimum nos dépenses dans ce domaine. La puissance financière des oligarques en sera réduite d’autant.
On le voit, nos leviers d’actions sont limités mais pas inexistant. Pour le gaz, je ne vois aucune solution autre que de ne plus l’utiliser (ce que j’ai fait). Pas question de donner de l’argent aux actionnaires de Suez et leurs amis.
Pour les télécoms, j’ai souscrit un forfait où je ne paye que ce que je consomme, c’est à dire très peu, environ 5 € par mois. Pour l’électricité, je suis bien entendu devenu sociétaire Enercoop. Enfin, pour tout ce qui concerne l’agriculture, je boycotte les supermarchés en achète tout aux marchés à des producteurs locaux que je connais un peu maintenant.
Entreprendre ces actions, tout en effectuant du lobbying pour faire adopter les mesures préconisées ici devraient nous aider à faire changer les choses.
À suivre votre échange, j’ai pour ma part l’impression que vous avez finalement tous les deux plus ou moins raison :
— d’un côté, il est vrai que, hélas, le développement des LGV s’est fait au détriment des lignes moins importantes et des services les accompagnant ; — d’un autre côté, je vois beaucoup autour de moi des personnes qui ne font pas l’effort de prendre le train et qui prennent leur voiture alors que les lignes régionales offrent encore un bon niveau de service. Bref, certains ne font aucun effort. Cela prive ainsi le réseau de recettes qui auraient pu être utilisées (je suis sûrement candide là dessus) à bon escient.
À mon sens, le nœud du problème réside tout de même dans la mentalité des gens. Très peu sont prêts à lâcher leur voiture pour prendre le train ou les transports en commun, et tant que le prix de l’essence n’augmentera pas suffisamment, le changement ne se fera pas.
En parallèle, je regrette énormément cette régression des lignes ferroviaires locales. Je le constate amèrement dans la commune de mes parents où existait auparavant une ligne supprimée depuis quelques dizaines d’années, que j’aurais été très heureux d’utiliser pour leur rendre visite.
Je pourrais effectivement écrire un tel article, puisque c’est mon cas. Mais je crois que j’aurais envie de modifier le titre qui se rapporcherai plus de quelque chose comme : « J’ai testé pour vous : bosser en entreprise et se faire entuber par son gentil patron », ou dit autrement : « J’ai testé pour vous : comment permettre à mon patron de vivre en parasite sur mon travail ».
Pour reprendre les comparaisons plus que douteuses faites par certains, en l’occurence, le parasite, c’est surtout le patron qui exploite ma force de travail. Je travail, pas lui. Pourtant, il gagne beaucoup plus que moi, et ce uniquement grâce à mon travail et à celui de mes compagnons de galère.