Le Likoud appliquerait-il une politique plus modérée aujourd’hui qu’il y a dix ans ? Espérons, mais j’ai des doutes. Surtout s’il choisit de s’associer avec le Shass, Israël Beitenou et autres partis encore plus extrémistes que lui !
Citation de la charte du Likoud, donnée dans l’article :
« Le gouvernement israélien rejette fermement la création d’un État arabo-palestinien à l’ouest du Jourdain. Les Palestiniens peuvent vivre librement dans un contexte d’autonomie mais pas en tant qu’Etat indépendant et souverain. »
« Il faut regarder la tragique réalité : L’état Palestinien est mort-né. Inutile d’en parler. »
Et en tirer toutes les conséquences : s’il n’y a pas deux états, c’est qu’il n’y en a qu’un, et toute personne majeure doit avoir le droit de vote dans cet état. Israël doit reconnaître ses citoyens cisjordaniens et gazaouis et leur accorder le droit de vote.
L’autonomie limitée que le Likoud prétend accorder aux Palestiniens de Cisjordanie et de Gaza n’est rien d’autre qu’une manière de refuser la citoyenneté israélienne aux cisjordaniens et aux gazaouis. C’est ce déni de démocratie qu’Israël Beitenou voudrait aujourd’hui étendre à des citoyens arabophones à l’intérieur même des frontières qui étaient censées couper l’état israélien en deux.
Si le Likoud, comme c’est probable, obtient le pouvoir et applique sa politique de bantoustans, alors Israël, ou plus exactement la Palestine, se retrouve dans la situation politique qui était celle jadis de l’Afrique du Sud, et la Palestine en sortira probablement un jour par la même voie que l’Afrique du Sud, c’est-à-dire par une réconciliation et non par une division du pays en deux. Mais ça, c’est pas pour demain...