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Icks PEY

Icks PEY

Oui, peut-être mais pas seulement.

Tableau de bord

  • Premier article le 21/12/2006
  • Modérateur depuis le 26/04/2007
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Derniers commentaires



  • Icks PEY Icks PEY 17 janvier 2008 16:36

    @ Socribe

    « Ce texte du Vatican, est fort beau. Le problème, c’est l’application. Et bien malheureusement, souvent des textes bien charitables, motivés par des idéaux sociaux généreux, ne le restent que dans le texte. »

    Je suis bien d’accord avec vous. Mais dans ce cas, le problème, il se situe où ? Au niveau de la doctrine ou aux niveau des hommes ? Sachons ne pas confondre l’idée et les hommes.

    « La réalité ne suit pas, parce que très simplement, la recherche du profit, au détriment de l’autre est motivée par la peur, (...) »

    C’est intéressant ce que vous dites, mais précisez de quelles peurs. Peur du chomage ? Peur de la maladie ? Peur de quoi, exactement ?

    Ne serait-ce pas plutôt l’idée permanente qui consiste à penser que « l’avoir » est supérieur à « l’être » ? Qu’est-ce qui peut bien amener un foyer modeste à vouloir absolument posséder un salon cuir, une cuisine équipée et un écran plat si ce n’est cette norme sociale qui consiste à posséder pour exister ? Possède-t-on les choses ou les choses nous possèdent-elles ? (elle n’est pas de moi, c’est du JJ Goldman !).

    « et qu’à l’heure actuelle, l’idée de profit implique que ce soit fait quasiment systématiquement au détriment des autres. Donc, il y a une dichotomie entre un idéal de respect de l’autre, et une réalité qui quelque part oblige à exploiter l’autre pour son profit. »

    Vous ne croyez donc pas dans un profit « propre » ? Un boulanger qui fait convenablement son travail et qui vend son pain au juste prix ne gagne-t-il pas son revenu « proprement » ? Un salarié qui fait ce pour quoi il est payé avec conscience et respect de ses collègues ne gagne-t-il pas son revenu « proprement » ?

    Il y a un double message, d’un côté, je dois répondre à une morale chrétienne qui implique un certains nombres d’actions altruistes, cela va être en surface valorisé, mais dans les faits, ce qui est récompensé, c’est l’inverse.

    Je ne suis pas d’accord. Je suis convaincu qu’un individu qui fait dignement son travail, sans coup bas ni arnaque, peut gagner la confiance et le respect de ses clients, ses collègues, ses employeurs. Il ne faut pas croire que les actions altruistes dont vous parlez sont forcément des actes extraordinaires : il ne s’agit de faire des cadeaux à tout le monde, mais simplement de travailler en conscience.

    Un vendeur s’abstiendra de mentir sur les caractéristiques de ce qu’il vend, un artisan s’abstiendra de surfacturer des travaux mineurs voire même non nécessaires, un médecin ne prescrira que ce qui est conforme à l’intérêt du patient et non en fonction de tel ou tel intérêt de groupe pharmaceutique, un salarié n’arnaquera pas son employeur sur ses notes de frais, une profession libérale n’ira pas dauber abusivement sur un confrère pour lui piquer tel ou tel client ... bref ... tout un ensemble de règles de savoir vivre ensemble ... tout cela ne me parait pas insurmontable.

    Et même pour le patron qui se voit obligé de fermer une usine pour une raison qui s’impose à lui, il y a façon et façon de le faire. Entre celui qui fermera tout du jour au lendemain en piquant le peu qui reste dans la caisse et celui qui s’investira pour aider à rebondir ceux qui le peuvent, il y a bcp de possibilités.

    Bien cordialement,

    Icks PEY



  • Icks PEY Icks PEY 17 janvier 2008 14:48

    La messe n’est ni un concert, ni un spectacle !

    Entre celui qui cherche une église où on ne lui parle ni de Dieu, ni de la Bible et celui qui ne voit son salut que dans le chant grégorien, on est mal barré !

    D’un côté, le message évangélique est réduit à de la convivialité et à une sorte d’humanisme sirupeux (tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil) : c’est sûr que cela ne risque pas de braquer grand monde ... mais en même temps, cela n’a plus grand chose à voir avec la religion catholique.

    De l’autre, nous avons à faire à des maniaques de la forme qui seraient traumatisés à l’idée de communier debout et non à genoux, comme si le respect et la dévotion intérieure n’étaient pas plus importantes que les signes extérieur que l’on veut bien en donner ...

    Bien cordialement,

    Icks PEY



  • Icks PEY Icks PEY 17 janvier 2008 14:17

    C’est un article cela ?

    Plutôt un mauvais pamphlet qui mélange beaucoup de haines ... haines des cathos, haine du capital, haine des bourgeois, promotion du grand soir révolutionnaire, ... bref, on ne choisit pas Rosa L. comme pseudo sans raison.

    Malheureusement, vous vous méprenez sur bcp de choses, à commencer lorsque vous dites que la religion catholique est le lit du capitalisme. C’est totalement faux et vous le sauriez si vous aviez la curiosité de vous pencher sur la pensée sociale de l’église catholique.

    Bien loin de la promotion du capital triomphant, la doctrine sociale de l’église réunit habilement la notion de propriété, et en premier lieu la propriété du travailleur avec celle de l’homme. Edgar MORIN n’a pas inventé grand chose en disant qu’il faut mettre l’homme au centre de tout. C’et l’Eglise catholique qui l’affirmait déjà dans ses encycliques de la deuxième moitié du XIXème siècle : l’homme, l’homme et l’homme, tout doit être pensé et décidé en fonction de la dignité du travailleur, du salarié, etc.

    Allez donc lire cette phénoménale encyclique de Leon III intitulée Rerum Novarum qui ferait palir d’envie ien des socialistes. Ce texte promeut ce que j’appellerai un « capitalisme à visage humain » qui devrait bien faire réfléchir nombre de capitaines d’industries de France et de Navarre.

    Quelques extraits, pour le plaisir :

    "Nous sommes persuadé, et tout le monde en convient, qu’il faut, par des mesures promptes et efficaces, venir en aide aux hommes des classes inférieures, attendu qu’ils sont pour la plupart dans une situation d’infortune et de misère imméritées.

    Le dernier siècle a détruit, sans rien leur substituer, les corporations anciennes qui étaient pour eux une protection. Les sentiments religieux du passé ont disparu des lois et des institutions publiques et ainsi, peu à peu, les travailleurs isolés et sans défense se sont vu, avec le temps, livrer à la merci de maîtres inhumains et à la cupidité d’une concurrence effrénée. Une usure dévorante est venue accroître encore le mal. Condamnée à plusieurs reprises par le jugement de l’Eglise, elle n’a cessé d’être pratiquée sous une autre forme par des hommes avides de gain et d’une insatiable cupidité. À tout cela, il faut ajouter la concentration entre les mains de quelques-uns de l’industrie et du commerce devenus le partage d’un petit nombre d’hommes opulents et de ploutocrates qui imposent ainsi un joug presque servile à l’infinie multitude des prolétaires."

    « Quant aux riches et aux patrons, ils ne doivent point traiter l’ouvrier en esclave ; il est juste qu’ils respectent en lui la dignité de l’homme, relevée encore par celle du chrétien. Le travail du corps, au témoignage commun de la raison et de la philosophie chrétienne, loin d’être un sujet de honte, fait honneur à l’homme, parce qu’il lui fournit un noble moyen de sustenter sa vie. Ce qui est honteux et inhumain, c’est d’user de l’homme comme d’un vil instrument de lucre, de ne restituer qu’en proportion de la vigueur de ses bras. »

    « parmi les devoirs principaux du patron, il faut mettre au premier rang celui de donner à chacun le salaire qui convient. Assurément, pour fixer la juste mesure du salaire, il y a de nombreux points de vue à considérer. Mais d’une manière générale, que le riche et le patron se souviennent qu’exploiter la pauvreté et la misère, et spéculer sur l’indigence sont choses que réprouvent également les lois divines et humaines. Ce serait un crime à crier vengeance au ciel, que de frustrer quelqu’un du prix de ses labeurs. (...) Enfin, les riches doivent s’interdire religieusement tout acte violent, toute fraude, toute manoeuvre usuraire qui serait de nature à porter atteinte à l’épargne du pauvre, d’autant plus que celui-ci est moins apte à se défendre, et que son avoir est plus sacré parce que plus modique. »

    « Ainsi, les fortunés de ce monde sont avertis que les richesses ne les mettent pas à couvert de la douleur, qu’elles ne sont d’aucune utilité pour la vie éternelle, mais plutôt un obstacle (12), qu’ils doivent trembler devant les menaces insolites que Jésus-Christ profère contre les riches (13) ; qu’enfin il viendra un jour où ils devront rendre à Dieu, leur juge, un compte très rigoureux de l’usage qu’ils auront fait de leur fortune. »

    « Nul assurément n’est tenu de soulager le prochain en prenant sur son nécessaire ou sur celui de sa famille, ni même de rien retrancher de ce que les convenances ou la bienséance imposent à sa personne : » Nul, en effet, ne doit vivre contrairement aux convenances. " (17) Mais dès qu’on a accordé ce qu’il faut à la nécessité, à la bienséance, c’est un devoir de verser le superflu dans le sein des pauvres. « Ce qui reste, donnez-le en aumône » (18). C’est un devoir, non pas de stricte justice, sauf les cas d’extrême nécessité, mais de charité chrétienne, un devoir par conséquent dont on ne peut poursuivre l’accomplissement par l’action de la loi."

    Pour le texte intégral http://www.vatican.va/holy_father/leo_xiii/encyclicals/documents/hf_l-xiii_enc_15051891_rerum-novarum_fr.html

    Bien cordialement,

    Icks PEY



  • Icks PEY Icks PEY 17 janvier 2008 00:33

    J’en conviens, Gazi, j’en conviens ...

     

    Icks PEY

     

     



  • Icks PEY Icks PEY 16 janvier 2008 18:52

    Mais savez-vous que la France a existé avant la loi de 1905 ??

    Et le principe de laïcité dont vous parlez n’est pas né d’un texte de loi mais est le fruit d’une lente évolution humaine et sociale.

    Etre opposé à l’église ou à la monarchie au XIIIème ou XIVème siècle était aussi scandaleux que d’être aujourd’hui homophobe ou anti-parlementariste. Chaque époque a ses grilles de lecture. C’est un anachronisme que de vouloir juger les tribunaux d’inquisition avec notre regard d’aujourd’hui. La notion même de liberté individuelle n’avait aucun sens. Elle n’existait pas. Vous étiez le membre d’une famille, d’un clan, d’une corporation, mais individuellement, vous n’étiez rien. Même la notion de nation n’existait pas. Dans ce cadre, celui qui était contre l’Eglise était tout simplement contre la société car la société était articulée autour de la monarchie et de l’Eglise. Et il n’était pas possible, à l’époque, d’imaginer que cela puisse être autrement.

    Enfin, pour revenir à votre propos, la liberté d’opinion, ("même religieuse dit le texte) date de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789. Donc, les exactions populaires postérieures (massacres de 1792, de la Terreur, de la Commune de Paris, etc.) ont bien été commises sous l’égide d’un texte officiellement reconnu.

    Bien cordialement,

    Icks PEY

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