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Icopas

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  • Icopas 28 mars 2008 16:36

    L’obtention par l’Iran de la dissuasion nucléaire semble le seul moyen de garantir la paix pour cet état.

    Cela semble le seul moyen d’éviter de se trouver sous le désastre absolu que connait l’Irak actuellement, désastre qui a renforcé des tendances rétrogrades religieuses, fait un million de morts (seule enquête sérieuse, à deux reprises, menée par des professionels qui ont appliqué les règles de décompte en cas d’épidémie), pas résolu la question des nationalités, détruit des trésors culturels qui avaient été épargnés depuis des siècles, piller les réserves naturelles, humilié des populations, fait reculer les droits des femmes, renvoyer l’infrastructure irakienne à l’âge de pierre, détruit la santé publique, fait reculer le niveau de vie, exilé 2 millions de personnes dans d’autres états, provoquées d’énormes migrations internes, permis l’invasion du nord du Kurdistan irakien par des troupes turques....

    Il faut également constater que l’ONU, malgré ses votes, n’a pu empecher le viol par le gouvernement américain, et un quarteron d’états , de ses résolutions et mener sa guerre. Les Iraniens ont compris cela, ont compris qu’ils ne pouvaient avoir leurs populations protégées par l’ONU.

    L’agression supportée par les peuples voisins milite pour qu’on empêche les menaces de solutions violentes propagées ouvertement, ou à mots couverts, par les Bushiens et la clique sarkozyste en France.

    Mais également elle renforce la nécessité pour l’Iran de se doter d’armes nucléaires et de missiles balistiques intercontinentaux pour sanctuariser son territoire.

    Cet état n’est pas un état expansioniste, ni un état impérialiste . Il n’occuppe pas d’autres états, comme les USA le font.

    Il est sous le joug d’un système autoritaire qui d’ailleurs ne se confond pas avec un état féodal réligieux comme l’Arabie saoudite (qu’on ne menace d’ailleurs pas d’un armagedon guerrier). Par bien des aspects l’Iran est plus moderne que bien des états de la région.

    Ce peuple dispose de réserves suffisantes pour renverser le régime autoritaire qui le domine. A condition qu’une agression ne le jette pas dans les bras de ses dirigeants. Depuis la menace de guerre américaine, puis la guerre d’Afganistan et enfin la guerre d’Irak, les tendances autoritaires de cet état ont été renforcées, les ouvertures démocratiques bloquées (ceux qui confondent le fascisme avec la société iranienne mélangent tout, le fascisme ne tolérait pas d’autres partis, encore moins des éléctions, même truquées).

    L’alternative de certains milieux violents des USA , dont on voit ici quelques spécimens, est de concasser l’Iran et de pouvoir se servir dans ses reserves de gaz et de pétrole, comme ils ont fait en Irak, ou, du moins, renvoyer l’Iran à l’âge de pierre en cassant son infrastructure, ce qui aiderait d’après ces cerveaux malades, à la progression des droits de l’homme et la démocratie.

    Mais ne revenant au centre de mon propos, il est rationnel pour l’Iran de se doter de la dissuasion nucélaire afin d’éviter à sa population le triste sort des populations irakiennes et afganes.



  • Icopas 25 mars 2008 11:18

    .../..... La crise financière ne devrait pas nous toucher, sur un plan structurel, parce que nos institutions financières sont relativement saines par rapport à celles des States..../.....

    Hum, c’est un système mondial, les banques centrales interviennent de plus en plus de façon coordonnée. Parler d’institutions c’est un peu du flou. Si on parle des grandes banques privées et des groupes financiers d’une taille suffisante, il est évident qu’ils interviennent sur la planête là où on fait de bonnes affaires et se saisissent des produits financiers les plus gouteux.

    Il n’y a aucune étanchéité entre l’UE et les USA, entre les USA et le reste du monde. Transformés en produits financiers spéciaux à fort rendement (presque) tous les grands groupes se gavent du risque. Et là ils sont déstabilisés par celui-ci et réclament les tétines de l’état, exigent de garder leurs marges.

    1929 ou pas ? L’avenir le dira. Plans d’austérité en préparation (c’est à dire nouvelles attaques contre les 3/4 de la population pour leur faire payer les dérives du 1/4 restant), certainement. Mais ça ne signifie nullement que la réalité sous-jacente ne soit pas exessivement grave.

    Mais, de grace, épargnons nous le couplet sur la crise qui n’est qu’aux USA parce que nous "on" n’est pas comme ça. En matière de produits financiers si il existe quelque chose qui fait 20% l’an, n’importe quel groupe financier sur la planête ne pourra s’empecher de se précipiter pour spéculer dessus à la vitesse d’un clic de souris, en sautant les frontières inexistantes au concret pour nos bonnes "instituions financières".

    Les bilans des banques françaises montrent qu’elles aussi ont mangé du subprime, largement, comme ailleurs en Europe et dans le monde. Pas de frontières sérieuses donc.



  • Icopas 20 mars 2008 21:10

    Il ne faut pas se leurrer , nous avons un président, une majorité pour l’essentiel et une opposition en partie qui ne sont pas pour des lois protégeant la liberté sur le net.

    Les propos, à plusieurs reprises, de Sarkozy sont assez clairs : La liberté sur le net est un énnemi ...

    Il faut sortir d’un certain angélisme qui tendrait à croire que le net, rien que par sa seule existence, peut résister et triompher contre des tentatives de controle et de censure. ce n’est pas le cas.

    Il faut bien voir que la rupture de monopole de la télé qui régnait depuis les années 60 (et permettait de choisir qui avait droit de s’exprimer et de quelle façon au travers de 3 ou 4 canaux essentiels) est mis en danger par le net. 

    Il y a une fureur de ceux qui avaient (et ont encore pour l’essentiel) monopoles de paroles, monopoles à l’injure et la désinformation tout autant que de rares fois à la culture, de ceux qui donnaient ordres aux premiers de se trouver tous nus ainsi face à la liberté, quelque chose qu’ils ne controlent pas.

    La scène télévisuelle qui aimantait la vie culturelle et sociale de la plupart des personnes est en danger, ainsi que tous ceux qui y doivent renomée et appareil propagandiste zélé.

    Ceux là voient le net comme quelque chose qu’il faut cogner et controler à tout prix, des procès que l’on n’ose pas faire aux journeaux, télés et radios, sont faits à des sites, des blogs, des plate-formes. Ils guettent les évenements pour faire monter des mayonnaises contre le net...

    Notre angélisme vient justement de la force du net, sa diversité, son anarchisme ... et donc de la difficulté à faire face collectivement et methodiquement à des attaques globales contre la liberté de ce média.

    C’est, si l’on veut, un combat de la modernité , le net, contre l’archaïsme et la pensée verticale (Sarko et ses sous-espèces de droite et de gauche).

    On aurait tort de sous-estimer la férocité de ceux qui dirigent l’état.

     



  • Icopas 15 mars 2008 22:53

    Une étude developpée par une armée occupante, qui + est par des services secrets, n’a strictement aucune valeur comme établissements de faits verifiables.

    Saddam a soutenu des groupes terroristes, vrai, faux, très probable rien qu’à constater les soutiens publics apportés à certaines groupes.

    Mais il faut quand même noter que si les USA sont bien dans la genèse d’Al Quaida, il faut bien constater que ce mouvement militaro-religieux n’était pas dans les petits papiers de Saddam.

    Toutes ces "études" invérifiables, dont on se demande toujours si l’encre qui a servi à en imprimer les documents est bien sèche, visant à créer des paranoias récurentes dans le monde contre le terrorisme, sont contre-feux permanents aux malheurs essentiels des peuples : le terrorisme des états contre les civils.

    Ce terrorisme d’état là renvoie Al Quaida à la chandelle et au rouet, au petit artisanat du crime.

    Par contre le raisonnement bushien est inverse ; Le pire des crimes est le terrorisme des groupes non officiels, et donc un grand crime les soutenir.

    La vérité est à l’inverse : Ce sont bien les états qui terrorisent le + les populations sauf dans certains cas minoritaires.

    Al Quaida a petit bras à côté de la puissance meurtrière des états. Saddam, à côté était un industriel du crime et ses minuscules succursales, bureaux soutenant tel ou tel groupe ou mouvement , des activités très annexes.

    Saddam en fait n’a été surpassé que par Bush, alors qu’à un moment on aurait pu penser que le Darfour et la Tchéchénie tenaient la corde pour les premiers lauriers des crimes de masse de ce nouveau siècle, patatra, notre ami néocon a prouvé que l’Abrahams tirant au canon sur des enfilades d’immeubles, des bombardements dans de grandes métropoles du 21eme siècle ça écrasait + de civils que toute autre méthode.

    Mais revenons à nos moutons. Les USA sont bien + à l’origine d’Al Quaida que Sadam. L’étude des relations entre la famille Bush et des interets saoudiens ayant des liens étroits et familiaux avec Ben Laden est bien plus assurée, connue, publique, que des fabrications ou selections d’officines barbouzardes.

    Faute d’avoir pu prouvé le moindre lien (justificatif) entre Sadam et Al Quaida, maintenant on cherche à dire que ce lien était indirect, ou que Sadam ne soutenait peut-être pas Ben laden mais des terroristes, of course....

    Eh oui, les états ont aussi ces sales habitudes d’entretenir également des relations troubles, manipuler , appuyer financierement des mouvements sombres qui font de la politique "autrement" . Mais cela Sadam n’en a jamais eu monopole. Les états encore plus puissants, USA, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne, ..., ont des fois des rôles bien troubles.... Car terrorisme ici et juste lutte pour la liberté là bas, n’est-ce pas ?

    Pour les femmes et les hommes épris de vérité tout est toujours difficile à établir. Etablir des enquêtes indépendantes de pouvoirs en place, indiscutables, nécessite de subir les quolibets, les haines, les chausses-trapes, les interdictions d’enquêter, etc.

    Une enquête faite par un service secret, dans un pays occuppé, en guerre, n’a qu’une valeur très relative.

    Il y a là un défaut d’origine, une faille éthique. Je dirai plus : C’est un peu comme si on autorisait le complice d’un crime de venir enqueter et se saisir de tout ce qui trouve sur le lieu du crime, en utilisant un personnel pléthorique avec des moyens colossaux.

     Aller établir la réalité après le passage de ces braves gens sur les lieux du crime !



  • Icopas 14 mars 2008 19:56

    Huuummmm, une idée réçue, du moins propagée avec force tambours, veut que la gauche creuse les déficits, gère mal , tandis que la droite serait économe et respectueuse des équilibres.

    Nous avons un article typique dans ce sens qui essaye de tirer le sillon, labourer plus profondement . La vérité est ailleurs, car nous avons à la tête du pays celui qui fut le pire des ministres de l’économie de la France, une personne qui dilapide à grande vitesse le bien public en arrosant une poignée de privilégiés.

    Quelle gestion en effet que l’étranglement des collectivités locales, départementales et régionales sur lesquelles l’état se défausse en grande partie , au nom du rapprochement des compétences auprès des citoyens, sans redistribuer à hauteur les recettes nationales perçues .

    Mais + encore, il faut aller au fond et traiter des choix portés. Le laisser-aller d’un droit de propriété sans encadrement a permis une spéculation délirante, sources de hausse des prix monstrueuse de l’immobilier et in fine obligation pour les collectivités d’enagager des efforts lourds et couteux en matière d’aide au logement social. Traiter la question du logement n’est plus seulement traiter la question du seul accès des plus déshérités au logement mais, dans beaucoup de régions, un terrible problème pour la majorité de la population quand elle n’avait pas préalablement un patrimoine.

    L’engagement de collectivités locales ne peut seulement, en matière de logements, seulement sur les + désherités. Les désastres de la poussée ultra-libérale obligent à s’interroger plus profondement.

    Quand on parle de fiscalité locale il faut bien considerer l’ensemble des politiques menées et leurs consequences obligées et couteuses. Le je m’en foutisme économique de la droite actuelle est terriblement couteux pour le pays, la rapacité d’une petite classe minuscule qui est déjà bien nourrie n’aide pas à avancer. Les ressources dilapidées en faveur des copains sont des ressources qui manquent ailleurs, qui rendent plus couteuses les politiques locales et nationales.

    Il y a impossibilité de séparer fiscalité locale et fiscalité nationale, impossibilité d’opposer ce qui ressort de politiques locales et de politiques nationales. Tout au plus peut-on cerner des inflexions, utiles certes, mais limitées.

    Les municipales sont bien des élections éminemment nationales.

     

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