Je trouve dommage et déplorable que vous ayez la paresse de lire ce que j’ai marqué, ça vous eviterai bien des accusations innjustes.
Alors je reprends ce que j’ai écris dans ma première intervention sur cet article :
Bien sur que le régime cubain n’est pas assez démocratique, pas assez respectueux des libertés individuelles et collectives. Bien sur qu’il y règne l’autoritarisme et une caste révolutionnaire qui a fonction ambivalente, en même temps oppresseuse et en même temps gardienne, gestionnaire d’une situation qui est révolutionnaire et tends à conserver et approfondir des conquêtes bénéfiques pour l’essentiel de la population.
Alors ? + de libertés ? Oui il faut,mais pas pour que des lobbys friqués qui s’achètent journaux, télés, radios et estrades. Ca c’est le fantome de la liberté , ce n’est pas la liberté. La liberté d’expression est ce qui permet à tous de s’exprimer, tous les courants travaillant une société, pas en fonction du chèque déposé sur la table, pas en fonction de la capacité dl’achat des consciences.
Cet exemple, sur la liberté de la presse est ce qui serait necessaire à Cuba, mais aussi aux USA : Une liberté d’expression qui ne soit pas déterminée par une relation de pouvoir et de fric.
La liberté d’organisation ? Oui, bien sur.
Ne pas avoir un même dirigeant pendant bientôt 50 ans ? Oui , le pluralisme est ce qui attend Cuba à l’avenir, parallèlement à son developpement économique.
En fait deux routes sont devant Cuba :
Soit la construction d’une société de liberté, où les travailleurs dirigent leurs entreprises, les habitants leurs quartiers, les conditions en sont l’auto-gestion (et la centralisation sous controle des travailleurs de celle-ci), des syndicats indépendants de ce pouvoir, les libertés individuelles et collectives les plus largeset organisées pour qu’elles ne soient pas confisquées par une élite bourgeoise ou buraucratique ...
Soit la mutation des travers de la caste dominante vers sa transformation en classe capitaliste féroce pour sa population mais sucitant par là même désir, fascination, interets prédateurs du capitalisme international. Ce dernier phenomène s’est vu en Russie, en Chine et d’autres états qui se pretendaient communistes, devenus capitalistes et leurs castes dominantes devenues bourgeoisies .
Il semblerait que vous n’ayez lu qu’en diagonale ce que j’ai écrit. Auriez-vous l’obligeance de lire ce que j’ai dit sur le parti unique (mon avant-dernière intervention dans ce débat), le pluralisme, les libertés, plutôt que vous outrer de ce que je n’ai pas dit.
Ce que vous prenez pour une approbation des excès, des atteintes aux libertés, du régime cubain n’existe que dans votre imagination.
A la difference de vous je ne fais pas d’opposition à la possibilité réelle de s’exprimer réellement sur les médias importants en Europe et ailleurs.
Nous avons conquis le droit d’expression libre sur le net, conquête qu’il faudra défendre, mais celle-ci n’existe pas dans les médias dominants en Europe qui utilisent les concessions du domaine public des ondes pour faire propagande chaque jour.
Il y a monopole d’une idéologie dominante, propagée par une petite caste sociale, sur les grands médias. C’est incontestablement une très grave limitation de la liberté qui ne se définit pas sans les moyens pour l’expression de celle-ci.
Nous avons liberté de parler mais on nous a coupé le micro (sauf ici mais c’est confidentiel), aussi c’est une liberté qui nous gonfle le torse, nous fait humer l’air de la liberté mais ça n’a aucune conséquence démocratique puisque 5% de la population deverse une idéologie conforme ) ses interets sur quasiment 100% de l’audience, pardon du temps de cerveau disponible.
C’est une dictature du capital.
Quand je parle de totalitarisme c’est dans le cadre de cette situation. Une utilisation de ce terme + moderne, que l’on pourrait résumer par cette assertion populaire : la dictature c’est fermes ta gueule, la "démocratie" formelle c’est "causes toujours".
Et quand un peuple choisit une orientation qui ne va pas dans le sens de notre petite caste dominante, on refait voter jusqu’à ce qu’on cede, ou on ne tient pas compte du vote. Alors, une grande conquête obtenue après bien des fusillades et des luttes est que ces viols ne s’accomplissent pas dans le roulement des arrestations et des fusillades. j’apprécie ce minima (aussi je les souhaite pour Cuba et vous l’auriez vu si vous aviez pris un peu de peine de lire mon avant-dernière opinion sur ce sujet).
Sur la question cubaine, les positions sont outrées, je confirme. Nos états "démocratiques" ne respectent pas le droit d’un peuple a décider de son propre destin. Ils suivent en grande partie les diktats étatsuniens, alors que parallèlement, avec des états bien plus odieux pour les individus ils sont là d’une rare lâcheté.
Cuba n’est pas la Corée du Nord, ce n’est pas l’Afganistan pro-americain, l’Arabie Saoudite, ce n’est pas le cauchemar irakien sous les tanks et les meurtres de masse opérés. On ne fusille pas comme en Chine, on ne tue pas comme en Chine , on n’applique pas la peine de mort avec délice comme dans certains états des USA. Cuba ne mène pas une guerre éffroyablement meurtrière à des milliers de kilomètres de chez lui, la plus effroyable de ce début de siècle dans le monde, rien que pour voler des matières premières .
Cuba a effectivement de bons résultas comme on peut le constater dans le classement IDH :
Si on fout la paix à ce peuple, je crois qu’il aura parfaitement la capacité en déserrant les pressions politico-économico-militaires de faire une société de liberté conjuguant libertés inndividuelles, démocratie réelle (y compris dans les entreprises) , libertés d’expression, pluripartisme , et progrès sociaux.
Mais cette société ne rimera pas forcement avec les limitations de la notre .
Aux côtés donc du peuple cubain pour decider de sa destinée.
Hum.... La réversibilité démocratique que vous demandez à Cuba est-elle existante en France ? Vraiment ? Ou bien est-ce une coqueterie théorique ?
La possession par une petite caste, dans nos pays, de la quasi-totalité des médias permet-elle déjà un débat libre ? Un débat libre seul moyen d’assoir une démocartie réelle ?....
Les gens qui travaillent dans les principaux centres créateurs de richesses que sont les entreprises votent-ils pour élire leurs dirigeants ? Pas + qu’à Cuba !... Les travailleurs n’ont pas accès à la démocratie dans les entreprises. Même les droits élémentaires des citoyens sont déposés à la porte des entrerprises quand ils revêtent le costume de travailleurs.
Droits d’expression, d’organisation, liberté d’expression, de circulation, liberté d’élire des dirigeants economiques, liberté de s’habiller comme on l’entend, de parler librement à qui on veut, de critiquer des dirigeants, tout cela n’existe pas dans les entreprises. pourtant les entreprises concentrent le plus gros pouvoir dans nos sociétés.
Nous avons vu comment, pendant 20 ans, des discours, allant à l’encontre des interets de la grande majorité de la population, ont pu se tenir sur la quasi-totalité des médias. Que ce processus a permis ensuite de chercher l’homme ou la femme pouvant endosser avec le plus de détermination le costume politique créé par une petite caste dominante, dominant les entreprises européennes.
On peut approuver ces discours, c’est le droit de tout un chacun. Mais le monopole d’expression sur les médias dominants de ces disours chantés sur tous les tons relativisent completement nos logorhées dur les libertés et la démocratie.
Le dernier acte sur le traité simplifié européen montre le peu de cas de l’expression démocratique d’un peuple qui existe en Europe. Pour ou contre, c’est le déni de démocratie de grande ampleur. Et c’est simple là, les médias n’en ont pratiquement pas parlé, pas de débats organisés, reprises des mensonges évidents dans la terminologe des employés des grands médias ("mini-traité" , "traité simplifié", pour des textes encore plus compliqués et de plusieurs centaines de pages !!!) est la dernière illustration d’une dictature du capital comme le disait marx, peut-être plus cool à vivre, mais qui ne change rien au fond : Démocratie essentiellement formelle, dictature sur le fond.
Les jeux ici sont beaucoup plus brouillés qu’à Cuba car nous vivons sous le regard du fantome de la liberté, sous une véritable propagande médiatique .
La bataille pour la liberté est bien une bataille travaillant la totalité des sociétés humaines, les tendances à violer la liberté ne divisent pas les USA, l’UE d’un côté et des états "voyous" d’un autre côté.
L’habitude totalitaire des états puissants, comme les USA, d’agresser des populations quand elles font d’autres choix ou possedent des ressources convoitées est une terrible menace contre la liberté. Le bushisme est une bien plus grande menace sur la liberté et la paix dans le monde que Cuba.
Cuba, pour se developper librement, pour construire une société permettant la généralisation de la démocratie et les moyens de celle-ci dans les entreprises, les quartiers et l’échelon de l’état, doit être protéger des grands prédateurs, et de la menace de Bush.
Foutons la paix à Cuba, aidons les par l’échange humain (qui a toujours l’avantage d’être réciproque), et saluons leurs performances sociales dans un contexte très difficile.
La critique oui, OK, mais il faut rélativiser et comparer à ce qui se passe autour de Cuba. que devaient-ils choisir ? Haïti ? Panama ? l’idéal de Guantanameo ?