Ce que je crois avoir compris, c’est que Ziegler joue l’alarmiste, le prédicateur, qui certes à raison de s’en faire, mais qui au final ne produit rien, ne propose rien ou alors des vrais-fausses bonnes idées ramasse-opinion du genre « se former aux NTIC massivement ».
Orélien Péréol, je vous suis complètement quand vous faites de l’intervention philosophique, une espèce « d’engagement sartrien » : le sage, le savant (celui qui sait), le populaire (celui sous les feux des projecteurs) ne peut pas ne pas s’engager, car ce n’est pas « monsieur tout le monde » qui a cette chance.
Et donc force de constater que Ziegler ne propose quasiment rien sauf sa posture d’offusqué, mais vous que proposer vous ? D’être indigné ? D’être révolté ? De prendre sa plume et/ou les armes ?
Vous me faites pensez à la parodie des inconnus sur Florent Pagny et Patrick Bruel avec Florent Brunel le chanteur « engagé »
J’ai discuté de ce sujet et aussi de la crise Syrienne avec un voisin, apparemment proche des idées d’extrême-droite.
Il me dit :
1) Sur la Syrie : on ne va pas intervenir surtout qu’on risque de produire l’exact contraire d’une action humanitaire à cause des bombardement pas si chirurgicaux que cela et qu’on risque au final que ce soit les islamistes radicaux terroristes qui prennent le pouvoir.
Je suis assez d’accord avec son diagnostique même si je ne partage pas ses opinions politiques.
2) Sur les faits divers récents : c’est normal de se faire justice soit-même. Même si ce n’était pas une légitime défense directe on peut considérer le ras-le-bol du bijoutier et que cela produira ses effets en intimidant la « racaille » qui risquerait sa peau si tout le monde s’arme.
Autant je peux comprendre le ras-le-bol du bijoutier, et qu’en définitive personnellement je ne souhaite pas une peine de prison ferme, je ne souhaite pas non plus l’abandon total de poursuites judiciaires car on ne peut pas mettre dans la même balance le fait de défendre directement sa vie, et défendre son portefeuille.
D’autant plus, on remarquera le grand écart idéologique.
La réfutation de l’intervention militaire potentielle de l’occident en Syrie, est intimement liée à la prudence qu’en fait l’opinion publique sur le prétexte humanitaire qui est plutôt vu comme une défense du PORTEFEUILLE DE L’OCCIDENT.
Ces gens comprennent donc bien, la nuance entre défendre sa VIE et défendre le BUSINESS.
Pire, pour la Syrie, ces gens ont l’intelligence de se refréner à l’attitude de va-t-en-guerre car contre-productive par rapport aux « retours-de-feu », mais ne perçoivent pas qu’en voulant convaincre la « racaille » que les commerçants puissent être armés et prêts à tirer pour les intimider, qu’en définitive cette « racaille » tue d’office le commerçant « par précaution ».
Je rappellerai que les Etats-Unis qui sont un des pays les plus répressif du monde avec une tolérance zéro bien marquée dans les esprits et encore la peine de mort dans certains états et la construction nouvelle de beaucoup de prison,
est aussi un des états où la violence est la plus omniprésente quotidiennement.
Il y a une chose qu’il faut bien se mettre dans le crâne : quand on est condamné lourdement pour un petit délit, on n’a plus rien à perdre à commettre de plus grand délit.
L’argumentaire des gens favorables à la « flexibilité » repose souvent sur le mérite de ceux qui acceptent de faire de nombreuses heures sans rechigner et de ne refuser aucun travail.
La « valeur travail » est souvent vu comme « l’alpha et l’oméga » de la valeur humaine, de ce qui fait son courage et son droit à exister, voir même à survivre.
Et c’est là que je ne comprend pas.
Car en toute logique, ces gens qui mettent la « valeur travail » au dessus de tout sans limite d’activité pour mettre « du beurre dans les épinards », devraient s’opposer avec force à ce type de contrat « zéro heures » puisqu’il inscrit la renonciation à occuper un autre emploi.
Si j’en crois la philosophie des « méritants », on devient « méritant » quand on n’hésite pas à cumuler les heures et les emplois, or dans ce cas là, on est juste une ressource de disponibilité et il est hors de question de faire autre chose.
Et voilà le paradoxe ultime où ces adorateurs de la flexibilité, permettant aux plus « bosseurs » de « s’extraire du lot », plébiscitent un type de contrat basé sur le « moins disant » de l’activité en empêchant de travailler pour autrui.
Par pitié, aidez-moi à comprendre, car je ne peux pas penser un seul instant que ces gens soient malhonnêtes intellectuellement : étant la seule réponse viable à ce paradoxe ?
La professionnalisation du métier de politicien et de sa proximité avec les lobbys, fait que les politiciens ne peuvent pas (à aucun prix) se permettre de dire la vérité. Les accords passés entre ces gens de bonne compagnies ne sauraient satisfaire le peuple, il FAUT donc mentir.
De plus, le profil psychologique qui semble se dessiner pour nos chers politiciens, est celui de gens sans scrupules à la limite (ou pas) de la perversion narcissique couplée d’une arrogance et d’un cynisme à toute épreuve. Un peu comme si le sésame d’un bon politicien consistait à être la lie de l’humanité, ses déchets juste après de celui du ...... financier.
Ne me snobez pas à cause de mon commentaire « trop » passionné, car ces gens vous jugerons à de multiples reprises comme des idiots, des stupides et de la viande fraîche pour assouvir leurs désirs. Pour eux, la lie c’est nous.