Pour bien faire comprendre ma pensée, je considère que les parents de ces jeunes filles sont dans la même situation de parents qui apprendraient que leur enfant est un potentiel tueur en série.
Juliette vous dite : « La réelle motivation est l’envie d’exister par la maîtrise totale de son corps et son mental ».
Pareil pour les sportifs, et d’une certaine manière pareil pour le « meilleur employé du mois » ou encore pareil pour Nabilla ou Zahia qui ont la « volonté » (real politik ?) de bien vouloir faire la pute pour montrer la voie du succès à toutes nos jeunes filles.
Les individus qui composent notre société, sont aveuglés à cause d’un leurre : la « performance » qui autre fois on appelait la « compétence ».
Autant la société a besoin de gens « compétents », autant elle devrait renoncer aux gens « performants ».
La compétence s’inscrit dans la durée et prend en compte aussi les déviances induites par l’épuisement à toujours vouloir faire mieux (le mieux étant l’ennemi du bien), car être compétent c’est aussi la capacité de s’auto-évaluer et d’évaluer la situation pour parfois stopper, arrêter ce qu’on fait.
La performance se moque des conséquence, elle se doit d’être toujours plus, toujours mieux ............................ toujours pire.
Les gens qui pratiquent le culte de la performance n’ont que très peu de considération d’autrui (les autres sont nuls, sont des loosers), et ne cherchent aucune retombée sociale à destination du tout-venant : Barbie le vaut bien et Ken ne peut s’accoupler QUE avec Barbie car les autres sont minables et pas la hauteur.
Pour moi, même si je ne suis pas psycho « quelque chose », la question est de savoir si on n’a pas en face de nous une branche de la famille des sociopathes dont il manque la partie du cerveau dévolue à l’empathie. Auquel cas, leur fin ne serait pas une grosse perte pour l’humanité.
Je suis désolé pour le verdict, mais la volonté affichée d’hypercontrole de soit avec le refus de considérer (ou même d’aborder) la souffrance de ses proches, confirme s’il y a lieu qu’on a affaire à des narcissiques égocentriques qui nous considère comme le moindre des financiers comme des « variables d’ajustement ».
Maintenant si vous me dites que ces jeunes filles ont « un peu » d’amour pour autrui, je suis prompt à changer de jugement.
Oui, oui, j’assume, vous dites a peu de chose près ce que je ressens.
Les intello de gÔÔÔche font de l’eugénisme sans le savoir (comme monsieur Jourdain qui fait de la prose sans le savoir) qui ferait pâlir les pires droitards dragueurs des pires extrême-droitards.
Cet eugénisme, n’est bien sûr pas celui du beauf (qui dit en passant est souvent un pauvre type qui n’est pas « chébran ») de droite qui est impressionné par le succès des « méritants » friqués.
Cet eugénisme, correspondrait plutôt à ce « prof de lettres » (on l’a tous connu si si souvenez-vous) qui ne comprend pas pourquoi le peuple ne s’extasie pas devant une oeuvre minimaliste intentionnellement rendu « difficilement accessible » par son auteur par crainte de tomber dans la bêtise crasse du prolo qu’il prétend défendre.
Alors, si la société devait passer d’un système géré par une oligarchie financière à un système géré par une technocratie élitiste, il est évident que le populo comme moi n’y adhérerait pas davantage.