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Inquiet

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  • Inquiet 28 octobre 2013 11:17

    Je vais tenter encore une fois d’expliquer la situation, même si j’ai des doutes sur la compréhension quand on refuse d’appliquer le même niveau de compassion envers le peuple qu’envers les nantis :


    Le monde (et pas uniquement la France) est dans une situation où on explique à longueur de journée aux moins bien lotis (les pauvres, le peuple, le monsieur et madame « tout le monde ») qu’il va falloir faire des efforts.

    L’argument utilisé par et/ou pour « monsieur tout le monde » et en substance de dire à destination de nos bourreaux de la finance, que si on n’a plus d’argent on ne peut plus consommer (loi de l’offre et la demande basique).

    Or il s’avère que cet argument ne passe pas la frontière des commentaires autorisés par nos médias mainstream.

    Par contre, l’argument du « ruissellement » (les riches finiront pas la force des choses à arroser les moins riches même par inadvertance : loi dite de la « main invisible du marché »), lui ne souffre aucune contestation de la part des médias mainstream, alors que la crise hérite bien évidemment de cette politique du « laisser-faire » (subprimes).

    Je ne vois pas pourquoi, 
    d’un coté on ne devrait pas faire confiance à la loi de l’offre et de la demande qui veut que quand les gens n’ont plus suffisamment de pouvoir d’achat ils ne consomment plus et que si on ouvre les robinets se remettent à consommer davantage (pas ou peu d’épargne donc l’argent part quasiment totalement dans la consommation),
    et d’un autre coté on devrait faire une confiance aveugle à la théorie du ruissellement (ou main invisible) qui se base sur la volonté ou pas du riche à consentir à investir (consommer) alors que son excédent de liquidité ne lui permet pas de vider son compte en banque mensuellement et que si sa fortune varie à la marge cela ne change rien à son train de vie (ait-je besoin d’acheter 10 Ferrari, j’ai que 2 mains et 2 pieds).

    Et là il ne s’agit que de contester le bien fondé de théories, car c’est encore pire avec l’injustice de la vie de tous les jours :
    car pour faire accepter que monsieur « tout le monde » va devoir payer, se priver, travailler plus en étant payé moins, être moins bien soigné tout en étant moins bien remboursé ... on va lui expliquer qu’on n’a pas le choix, il faut faire des efforts.

    Mais pour les clubs de foot ou autres richards, faire des efforts c’est scandaleux, criminel et inefficace et voir même contre productif ? De qui se moque-t-on ?

    Il serait productif d’empêcher les gens de consommer ou pire, de se soigner, mais de ne plus avoir des joueurs à niveau international dans la ligue 1, ça serait improductif ?

    Franchement, j’adore regarder des matchs de foot, mais si on pouvait améliorer le service public notamment l’hôpital et la santé, en faisant un peu plus payer les « passe-droits » d’aujourd’hui, je suis prêt à renoncer au championnat sans verser une seule larme.

    D’ailleurs, ce serait un sacrifice que je consentirais plus aisément à faire que la santé par exemple. Et vous ? smiley



  • Inquiet 25 octobre 2013 09:41

    A ceux qui voient sans œillères, on sait aujourd’hui comment les « homo superior » s’appellent entre-eux :

    - en 1930 : aryens
    - en 2010 : méritants

    Oui, le terme « méritant » est de la « new-lang » qui dérive le sens initiaux des mots.

    On pourrait se dire que « méritant » veut dire « pouvant être récompensé suite aux nombreux bienfaits qu’un individu apporte à la société » mais en réalité ce terme adopte 2 autres sens suivant le contexte :

    1) Le vrai méritant, celui qui peut prétendre à être sélectionné pour les meilleures attributions, il s’agit d’être bien né, un « élu des dieux », être né riche et puissant ou alors éventuellement très beau / belle (car ça peut intéressé les gros richards de se trimbaler avec une bimbo).
    C’est le méritant qui EST et/ou qui A : le fait d’être né comme ça vous attribue automatiquement le statu de méritant.
    On peut parfois (très très rarement, ne vous faite pas d’illusions) arriver à obtenir ce statut de « vrai méritant » en venant de « bas » en adoptant des comportements pervers attendus par ceux d’en haut : caïds permettant le blanchiment d’argents, juges corrompus, putes de luxe (articles nombreux parlant de la « réussite » Zahia ou de Nabilla par exemple).

    2) Le faux méritant. C’est le méritant « pauvre » (qu’on trahira ultérieurement lorsqu’il s’agira de rentré dans l’arche du film 2012 par exemple), celui qu’on montre en exemple aux autres pauvres, celui qui se conforme à son esclavage.
    Ne croyez pas que lui peut être aussi utile à la société malgré tout, il n’en est rien.
    Son énergie, son abnégation, sa tolérance à la souffrance, sa sueur, son « courage » ne valident en rien que ce qu’il fait sert en définitive la société, c’est très souvent le contraire.
    Par exemple, il est aisé de comprendre l’utilité d’un pompier et de la valeur ajoutée pour la société si ce pompier redouble de professionnalisme, par contre il est beaucoup plus contestable de considérer un agent de recouvrement utile à la société (je parle de la société des hommes pas de son entreprise).
    Paradoxalement, on se retrouve avec des gens, qui, mieux ils font leur travail, et plus ils justifient de bonnes considérations de la part de leur employeur, plus ils nuisent à l’intérêt général.

    On voit bien que l’argument « méritant » est en réalité un signe distinctif pour identifier les monstres et les lâches qui contribuent à la déliquescence de notre société.


  • Inquiet 18 octobre 2013 08:54

    La « loi de la jungle » est un anthropomorphisme, la « loi de la jungle » n’existe pas tout bonnement, car la jungle n’a pas de lois.


    La « loi de la jungle » est parfois appelée « loi du plus fort » parce que ça arrange les ultra-libéraux : bah oui on y peut rien, c’est cruel, mais c’est la loi du plus fort, c’est comme dans la jungle, les plus forts imposent leur loi aux plus faibles.

    Foutaises, le requin une fois rassasié cesse de se nourrir et ne se pavane pas devant la poiscaille tel un matador en gonflant ses pectoraux pour afficher sa toute puissance. Non, à aucun moment il cherche à asseoir une autorité et d’obtenir un orgasme de sa toute-puissance : le requin ne se doute même pas qu’il est balaise, il croque pour avaler sa proie et uniquement le nombre de proies nécessaires à son appétit.

    Par contre, le requin de la finance, lui n’est jamais rassasié, lui veut bien bomber le torse pour intimider le petit peuple et les états tentés de ne pas rembourser leurs dettes.

    Non, il n’y a rien à voir entre le Grand Blanc du Pacifique et le Grand Blanc de Wall Street, l’un est utile à l’écosystème, l’autre est nuisible à tout ce qui vit et qui respire.
     


  • Inquiet 16 octobre 2013 13:15

    En gros l’auteur nous dit qu’être riche ou pas est question de « sensations ».


    Si vous vous retrouvez à la rue en train de crever de faim, ce n’est pas parce que vous êtes pauvres, mais c’est juste une « sensation ».

    Allez chercher la théorie de la relativité restreinte d’Einstein (un vrai humaniste lui) pour donner une caution scientifique sur un article traitant de sciences sociales il fallait l’oser.

    Le problème n’est pas la richesse, ni la jalousie envers le riche.
    Le problème est de savoir qui peut donner à la solidarité sans trop en souffrir lui-même, qui peut donner de l’argent à autrui qui souffre vraiment sans que lui se trouve sur la paille.

    Faire un n-ième article sur la défense de disposer son capital et de ses capitaux contre l’impôt, car c’est injuste, montre la panique qui s’installe chez les promoteurs de cette société injuste de cruelle.



  • Inquiet 11 octobre 2013 13:52

    Alinea, je vous remercie pour cette explosion salutaire.


    Vive la gauche décomplexée et surtout décomplexante.

    Pour la droite, je serais encore plus sévère que vous : être de droite c’est être antinomique avec la démocratie.
    Comment peut-on concevoir qu’une idéologie basée sur les « meilleurs » puisse avoir sa place dans un mécanisme social visant l’intérêt collectif ?
    Non définitivement, la droite ne peut pas être démocratique, c’est dans ses gènes.
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