Globalement d’accord, mais pourquoi dire « non aux cacahuètes » et « oui aux tomates cerises » ?
Il me semble que la démonstration qu’on est bien « guérit » d’un TCA aurait été de dire « oui aux deux », puisque un repas convivial est une « exception » et par conséquent il n’y a pas « péril en la demeure » de s’octroyer un petit écart de temps en temps.
N’est-ce pas un aveu d’orthodoxie alimentaire pathologique ?
Qui plus est, je suis étonné, de l’exclusion de fait DU problème numéro 1 des TCA : l’obésité (en fait l’hyperphagie, l’obésité n’étant que la conséquence).
Car on est bien loin du coup de la problématique des TCA dans le giron quasi-exclusif de la gente féminine.
Cependant, ce qui me rend fier, c’est qu’aujourd’hui, dimanche 15 décembre 2013 à 11:45, ce post n’ait eu à souffrir encore aucun votes négatifs.
C’est pour dire, toute la forfaiture et l’immoralité du message de carrefour : personne n’imagine contester le fait qu’on puisse protester contre un tel message.
Je suis en attente de la tentative de rétropédalage de la marque. Vraiment, ça va être compliqué pour elle :)
Alors OUI, mille fois OUI, arrêtons de faire du poujadisme anti-fonctionnaires.
Mais serait-il possible aussi de ne pas faire de poujadisme anti-parents ?
Alors que je suis de tout cœur avec votre combat anti-décribilisation de la fonction publique en général et des pédagogues de l’éducation nationale en particulier, j’ai des craintes que vous « refiliez » la « patate chaude » à « l’immaturité parentale », oubliant que les mêmes causes provoquent les même effets.
En l’occurrence, la volonté à peine voilée de « crétiniser » le peuple engendre tout aussi bien une baisse des moyens envers les pédagogues et la mise en oeuvre des sciences cognitives « inversées » à l’encontre du « bon peuple » : à savoir l’endormir ou lui faire tenir pour important des occupations infantiles.
Qui plus est, même si je défend votre combat de réhabilitation de votre beau métier, j’ai le regret de vous annoncer, que votre combat, fut-il noble est accessoire par rapport à la nécessité de penser à l’avenir de nos enfants. J’aurais aimé trouvé plus de « combat commun » entre la défense de votre profession et la révolte légitime à faire de nos enfants les futurs non-citoyens lobotomisés.
La chose dont je rêve le plus est d’une réconciliation et un vrai partenariat parent / professeur.
Peux-on gagner ensemble, ou faut-il se résoudre à penser qu’il y existera toujours un qui devra prendre le dessus sur l’autre ?
Voila le meilleur commentaire que j’ai lu depuis longtemps.
A quoi sert d’être le défenseur de la cause animale si tout cela est teinté de misanthropie ?
La réflexion qui consiste à dire que si on sauve l’animal on sauve l’homme trouve preneur, et en premier moi-même.
Mais la réflexion qui consiste à dire : si vous ne changez pas de comportement dans les 30 secondes, c’est que vous n’êtes que des minables et vous pouvez crever, donne certes de la puissance aux propos mais ne séduit personne.
Peut être que l’auteur pense qu’on peut se passer de séduire l’humain si on chérit l’animal.
Pour ma part, je pense qu’on peut tomber d’accord et avoir un discours convergeant avec des végétariens (végétaliens) convaincus, en acquiesçant l’idée qu’il faille tendre vers le « zéro » viande et les réponses à apporter sur les interrogations « techniques ».
Comme vous le dite justement, picpic, la plupart des gens qui ne font pas le pas vers le végétarisme, ne le font pas par manque d’envie, mais pour des raisons « pratiques » et « culturelles ».
Juste une question pour laquelle je n’ai à mon sens jamais eu une réponse satisfaisante :
On sait que pour survivre il faut maintenir en proportion suffisante 8 acides aminés essentiels, qu’on trouve quasi systématiquement dans les produits animaux, mais partiellement dans les produits végétaux.
La question, n’est pas de savoir si on peut obtenir ces 8 acides aminés en quantités suffisantes, uniquement avec des végétaux, la réponse est oui : en faisant des « assemblages » entre divers types de végétaux qui se combinent entre eux pour couvrir la totalité des acides aminés.
Non, la question est de savoir, si du jour au lendemain, il peut exister une organisation non élitiste (du genre « on s’en fiche des gens qui comprennent rien ») pour mettre en place massivement les bonnes pratiques alimentaires ?
Et si ce n’est pas le cas, comment invoquer l’acte « naturel », « évident », ... « de bon sens » ?
Evidemment, je n’oublie pas que l’alimentation carnée actuellement n’est pas très saine pour notre santé, mais surtout à cause de son « excès » en tout.
Doit-on troquer un modèle d’excès pour un modèle potentiellement carencé ?
Entendons-nous bien, je ne dis pas qu’il n’existe pas de « bonnes pratiques », je veux juste attirer l’attention sur la mise en place de bonne pratiques à l’échelle d’une vie humaine, pour des population hétérogènes en terme de compréhension de la diététique.
Pour utiliser un exemple plus trivial : l’obésité est mauvaise pour la santé cela ne veut pas dire que la maigreur est bonne. La sous-alimentation fait mourir plus rapidement que l’excès d’alimentation.
L’idéal étant bien sûr l’équilibre, et c’est bien de cela qu’il s’agit : les gens ont déjà du mal à savoir ce qu’il mange et comment manger. Si on a des solutions, il faut tenir compte de ce déficit de connaissances et de manipulations des médias aux ordres de l’industrie agro-alimentaire.
Piotrek, votre exemple représente pil poil ce qui se passe dans la réalité :
Je travaille pour un organisme de formation qui évalue la motivation des formateurs par le nombre d’heures de formation animées.
Attention, je ne parle pas de la productivité, qui si j’étais quelqu’un de « froid », je pourrais le comprendre : un formateur « rentable » est celui qui anime beaucoup.
Non, je parle de motivation, comme si un formateur motivé serait plus ou moins lié au fait qu’on le planifie ou non (sans lui demander son avis).
Donc l’exemple et la traduction de la compétence ça se passe dans la vrai vie, tous les jours tout partout. Incroyable mais vrai :)