Christophe Nicolas : vous avez absolument raison, mais ce n’est pas le sujet.
Vous souffrez de ce qu’un ancien prof de math pédagogue que j’avais eu pendant ma scolarité avait appelé le « syndrome de PI » : une intelligence moyenne nécessitant de se raccrocher à des informations « finies » s’entend pour comprendre 3,14 comme étant le nombre PI, sauf que le « sachant » (non un « savant » car celui-ci fait souvent oeuvre de plus de mansuétudes avec les imparfaits que nous sommes) ne peut ô grand jamais accepter que cela puisse être dit, car dans le fond il a entièrement raison,
mais il réserve sa connaissance uniquement à une petite élite triée sur le volet.
L’explication que j’ai fournie peut être étayée, nuancée, approfondie, mais je doute que de la balayer de cette façon soit une manière de faire pour moquer mon manque d’universalisme scientifique que je n’aurais pu avoir dès lors que je tente une expérience d’explication profane.
Comme vous, je sais, par exemple que faire la somme des inverses des factorielles est le nombre « e » (environ 2,718) et que par juste cet exemple on démontre qu’il n’est pas acquis qu’une infinité de paramètres génère de l’infini.
Mon intervention avait pour but de générer un déclic de prise de conscience que le cliché, l’instantané d’une réalité qu’on pense intangible n’est pas compréhensible si on n’y adosse pas la notion du temps dans l’évolution de la « forme ».
Que la personne ayant reçu ce « déclic » se dise par la suite « je perçois mieux les implications de l’expansion mais je dois dire qu’il me reste des interrogation » n’est pas vécu par moi comme un échec, bien au contraire.
Quand quelqu’un fait l’aveu qu’il aura d’énormes difficultés à comprendre des mécanismes complexes, il faut commencer à déchirer la membrane de l’inconnu avec de prétendre vouloir tout lui faire comprendre.
D’autant plus, que moi-même je n’ai aucunement la prétention de dire que j’ai tout compris.
D’autant plus, que je crois comprendre que beaucoup de monde à encore beaucoup d’interrogations : l’énergie noire, matière noire qui ferait qu’en réalité nous n’aurions analysé qu’environ 5% de l’Univers jusqu’à ce jour.
Alors franchement, briller qu’on a 5% des connaissances en face de quelqu’un qui n’en aurait que 2 ou 3%, ça ne permet pas vraiment de débattre sereinement, qu’en pensez-vous ?
En fait nous raisonnons trop souvent en 3 dimensions : Longueur X Largeur X Hauteur, parce que nos sens perçoivent l’espace autour de nous comme cela.
Sans parler de l’infinité des dimensions du Multivers, réfléchissons un instant avec ce qu’on considère comme la 4ème dimension : le Temps.
Lorsqu’on dit qu’une droite D passant par les points A,B est infinie, on intellectualise l’infinité de parcours qu’il faut faire en allant vers la droite, et l’infinité de parcours qu’il faut faire en allant vers la gauche.
Cependant ces « infinités de parcours » nécessitent une « infinité de temps » pour être atteinte (en fait, jamais atteinte puisque par définition infinie ^^).
Et comme l’Univers n’en est pas à l’infinité du Temps, mais est lui aussi dans sa composante spatiale « borné dans le Temps » à environ 13 milliards d’année, nous avons les parcours exercés par l’Univers en Longueur, Largeur et Hauteur.
Tout ceci est logique en fait, nous aurons l’infinité de la Longueur, de la Largeur, de la Hauteur quand nous aurons l’infinité du Temps.
Il ne s’agit pas de discréditer une « approche scientifique bien menée », mais de relever l’impossible humanisme d’un rigorisme scientiste.
Mes « ennemis » ne sont pas les scientifiques qui cherchent, mais ceux qui veulent prouver avant d’avoir chercher parce qu’ils se focalisent sur les connaissances du moment qui leur permet entre autre d’avoir la caution de leurs pairs, puisque justement « l’admis » est la seule chose « admissible ».
Il en résulte que la quête de l’« admissible » devient l’objectif à atteindre, et c’est en ce sens que même si UNE vérité en découle, elle ne saurait indiquer la « fin de l’histoire » comme une Margareth Tatcher avec son « TINA » voulait le faire.
On pourrait se battre comme des coqs en critiquant chacune de méthodologies scientifiques (falsifiées ou pas) mais on sait d’ors et déjà que la caution scientifique ne peut pas s’exonérer d’erreurs lorsque la généralité est confronté aux particularismes majoritaires dans la vie de tous les jours.
Je pense que la conscience humaine est un habile mélange de « cerveau » et de « cœur », et en conclusion je rappellerai la citation qu’on attribue à Rabelais : « science sans conscience n’est que ruine de l’âme ».
Savoir, qu’on a raison c’est une chose, savoir qu’on aide à faire le bonheur c’est beaucoup mieux
Ah enfin. Enfin un article mettant en garde contre les dangers du scientisme et son apparente caution objective.
Les dernières théories scientifiques « sembleraient » signaler que même la connaissance scientifique « balisée » et « certaine » est pauvre. En effet, si cela s’avère juste, la quantité d’énergie noire et de matière noire en proportion de l’énergie et de la matière qu’on connait, indiquerait qu’on ait eu connaissance jusqu’à présent d’uniquement 5% de l’Univers (ou Multivers, Cosmos, rayez les mentions inutiles).
En conséquence, il existe un « piège de la raison » qui fonctionne un peu de la même manière que le « piège de la monnaie » où le moyen devient l’objectif.
Et comme la raison, n’est finalement qu’une explication « temporelle » (dialectique ?) et bien souvent héritée de la tradition socio-culturelle (occidentale, asiatique, africaine ...), elle ne peut être le résultat à droite du signe égal pour conclure une solution satisfaisante pour l’intérêt humain.
En ce qui me concerne, j’estime que la raison n’est plus l’alpha et l’oméga de la quête de la sagesse, et je lui substitue plus volontiers la philosophie du choix.
La sacralisation de la raison (dont je rappelle qu’elle n’est qu’une représentation temporaire de la Vérité) est une arme redoutable qui veut faire accepter des choix inhumain comme inéluctables.
D’ailleurs, les économistes bardés de raison « raisonnable » n’hésite pas à y associer la morale pour appuyer là où ça fait mal.
Ainsi, on se doit de rembourser ses dettes, car il est à la fois moral et raisonnable de le faire.
Moral, parce qu’on ne revient pas sur une parole donnée, et raisonnable parce que si plus personne ne rembourse ses dettes, alors plus personne ne prêtera de l’argent dorénavant.
Cela donne bien sûr l’impression d’un carcan incassable : on se doit en toute circonstance rembourser ses dettes puisque, et la raison et la morale l’impose.
Cependant, nous sommes davantage face à un choix que devant une fatalité (qu’on voudrait nous imposer).
En effet, il nous est arrivé à tous à devoir transiger entre 2 situations déplaisantes qui faisait que quelque soit la solution retenue, on sacrifiait un peu de raison et de morale au profit de l’unique choix qu’on avait du faire.
Car, concernant la dette d’état, il serait tout autant immoral et déraisonnable de la payer vu que des millions de personnes risquent la mort sociale, voir la mort tout court.
Et c’est là que la philosophie du choix, prend tout son sens :
choisiriez-vous de sauver votre honneur en honorant votre dette ou sauver les gens ?
Les deux peuvent se défendre avec des arguments,
mais seul le choix nous fera basculer ou pas dans l’humanité