Ce qui amusant chez les défenseurs de Sarko (avocats compris) c’est qu’ils n’ont plus que 2 arguments pour essayer de sauver la face :
1) Les écoutes téléphoniques entre un avocat et son client « seraient » illégales et donc irrecevables en tant qu’élément du dossier à charge. Ce qui convenons-en est « rigolo » vis à vis du personnage qu’est Sarko, qui vilipendait la justice qui utilisait avec zèle les « défauts de procédures » relâchant un peu trop promptement des prévenus dont la police avait eu du mal à interpeller avec un dossier solide.
2) Les socialistes ont aussi des casseroles. Ce qui est un aveu en demi-teinte puisque cela veut dire qu’on se sent coupable mais ni plus ni moins que ses concurrents.
Et avec ces 2 arguments, il faudrait qu’on soit convaincu de reconduire la matador à la magistrature suprême ?
Juste une remarque sous forme de question qui ne s’adresse pas uniquement à l’auteur mais à tous ceux qui utilisent un type d’argument précis à la défense du système bancaire et / ou des richesses accumulées aux profits d’individus ou d’institutions précises :
peut-on avoir au lieu du sempiternel « ne font pas tant de profit que cela » ou « ne gagnent pas tant que cela » ou tout autre synonyme, une phrase du genre « ils perdent de l’argent et vivent dans la misère » ?
Car ce genre de constat s’appliquent bien sûr à quelqu’un qui ne perçoit que 10 millions au lieu de 20 millions attendus.
Autant dire que cet individu ce sent miséreux si il ne perçoit que 1 million au lieu de ces 20 millions : un manque à gagner de 19 millions pensez-donc :)
Pour moi, cela ne trompe plus personne, entre la rhétorique du « manque à gagner » qui signifie juste le fait qu’on n’a pas obtenu l’argent dont on se croyait légitime d’obtenir, et la vrai misère de nos concitoyens.
Chiche, arrêtez d’utiliser les déclinaisons sémantiques du « manque à gagner » pour parler de pertes, de saisies de biens chez nos usuriers, et je les plaindrai ;)
Absolument, et je rajouterai même des gens de gauche.
Mais, le tacle du personnage « Sarko » est important dans la mesure ou celui-ci n’a eu aucune mansuétude envers les autres éventuellement justiciables :
- doit-on rappeler l’épisode où il condamnait sans que la justice ne soit arrivée à ses termes, son « collègue » de l’UMP Dominique de Villepin ? Qu’il voulait « pendre à un croc de boucher »
- doit-on rappeler sa propagande politique envers les juges trop laxistes envers les délinquants se laissant abuser par trop d’erreurs de procédure que relaxent mais n’innocentent pas ? Se faisant que les policiers interpellent et la justice relâche. Il est assez risible de constater d’ailleurs, que la défense de Sarko consiste à contester l’utilisation des enregistrements qui sont des preuves si il ne pouvait pas les faire retirer de l’enquête : il est en plein dedans sa demande propre d’en finir avec les excuses des erreurs de procédures abusives.
- doit-on rappeler enfin ses tentatives philosophico-sociétales qui auraient fait rougir certains idéologues des années 30, sur la détermination de la délinquance dès la prime enfance, voir même dans le ventre de la mère ?
Franchement, le fait qu’on parle de Sarko, est en soit une justification de traitement à part qui n’a pas besoin d’être minorée par les déboires des autres à mon humble avis
Admettons, ce qui est fort possible, que ce vil personnage s’en tire à bon compte et se représente en 2017.
Quelle serait alors ses propositions sur la justice ?
Dès la moindre tentative de prôner la tolérance zéro et la justice expéditive, on lui rappellerait à qui veut l’entendre sa relaxation sur un « vice de forme ». C’est à dire ce qui est justement contradictoire avec la justice expéditive qui voudrait qu’on ne relâcha point un prévenu pour des excuses « bidons » (vice de procédure, de forme ...) dès qu’il est interpellé par la police.
Par quelles circonvolutions va-t-il passer pour faire entendre qu’il y a un justice pour les autres, et un justice différente pour lui ?
Les contradicteurs ne laisseront jamais passer cela non ?
Abréger les souffrances lorsque celles-ci sont impossibles à calmer, ou en finir avec un état de « légume » lorsqu’il est impossible de revenir en arrière,
semblent être des nobles causes partagées par la plupart de nos semblables.
Mettre fin à une agonie sans solutions est une nécessité pour celui qui souffre, et ne pas l’aider à le faire est criminel dans une société qui met l’humain au dessus de tout.
La question étant de savoir, si justement nous sommes dans une société qui met l’humain au dessus de tout ?
La question étant de savoir, si notre société ne se servirait pas de ce prétexte pour mettre à profit les théories les plus noires du malthusianisme économique ?
Il suffirait de cacher certains traitements à la connaissance de tous, et de laisser les gens souffrir sans les antalgiques nécessaires au soulagement de la douleur, pour avoir l’adhésion des malades eux-mêmes.
Donc, permettre à la société d’aider quelqu’un à « partir dignement » on est tous d’accord, mais dans cette société là, pas d’accord.