Scientifique, créateur d’entreprises. Observateur de la res publica depuis de nombreuses années, de plus en plus concerné et préoccupé par la tournure des évènements.
« Ceux qui se tiendrons tranquilles n’auront rien à craindre [...] »
Ben voyons ! Tant qu’à faire, on peut aller plus loin encore. Remplaçons donc les papiers d’identité par un tatouage. Électronique, bien sûr : une petite puce RFID sous la peau et plus de problème d’identité. Un fichier central pour contrôler tout ça et on saura enfin à qui on a affaire.
Ben quoi ? Ceux qui n’ont « rien à se reprocher » ne devraient pas avoir d’objection. De toute façon, « ceux qui se tiendront tranquilles n’auront rien à craindre »...
Le paradis de la flicaille, c’est le camp de concentration. Fasciste.
Voici une anecdote qui m’est arrivée il y a 20 ans. Un matin, je descends prendre ma voiture qui était garée dans une rue de Paris. Je la retrouve complètement vandalisée : les 4 pneus crevés, deux glaces brisées et recouverte de peinture blanche. Les vandales avaient vidé sur la carrosserie le contenu d’un gros pot de peinture qu’ils avaient volé dans un chantier tout proche. La peinture avait été étalée à la main et l’on distinguait nettement les traces de mains et même de doigts avec leur empreinte digitale ! Je contemplais le désastre quand passe un car de flics. Je les arrête et leur montre ma voiture en leur disant qu’il va être possible de prendre les empreintes, car on les voyait à l’œil nu, en relief. Éclat de rire des flics qui m’affirment en remontant dans leur car que jamais le service d’identité judiciaire ne se déplacerait pour un délit si mineur. Ecoeuré, j’avoue que je ne suis même pas allé déposer plainte. La remise en état de ma voiture m’a coûté plus de 20.000 Francs.
Que la police commence donc par faire son travail avec les outils dont elle dispose, nous verrons après s’il y a lieu de lui en donner d’autres.
C’est ça. La prochaine fois que les flics exagéreront, je vais leur
donner « des formules de politesse un peu viriles » et ils ne devraient
pas faire d’objection parce que ce sera leur « ego » qui aura « souffert »,
pas leur « crane ». On est bien d’accord ? Je ne serai pas inculpé
d’« outrage » ? Ah si ? Alors la règle c’est qu’ils peuvent provoquer,
menacer, insulter, mais nous ne pouvons que subir sans rien dire ?
L’ancien flic que vous êtes (vos propos vous trahissent définitivement)
peut-il nous expliquer où cette règle est écrite ?
Pas de chance dans le cas rapporté par l’auteur : l’« outrage », le
mensonge classique des assermentés ne passera pas, il y a trop de
témoins.
Je souhaite vraiment qu’une plainte soit déposée...
Porter plainte est un devoir quand la police sort de son rôle. Et quand c’est fait dans les formes (avocat, saisie du procureur), le classement sans suite devient plus délicat et politiquement plus coûteux.
Quant à la chaîne qui descend de « qui vous savez » jusqu’au policier, quand « qui vous savez » ne sera plus là pour la couvrir, la responsabilité de tous les échelons au dessous, jusqu’au flic de base, sera recherchée. C’est toujours ce qui se passe quand une période de dictature s’achève. Les flics n’ont pas à commettre d’exactions, ni en parole, ni en geste. C’est illégal et ce ne sera pas pardonné. Les brutes doivent être expulsées de la police, qu’elles agissent sur ordre ou pas.
En ce qui me concerne, je ne vois plus la police que quand elle tend ses pièges sur la route pour me piquer mes sous et mes points de permis. Une ennemie, un danger de la route en plus. Je m’y suis habitué, j’ai fait le dos rond.
Mais si maintenant elle s’attaque à nos jeunes, à nos enfants qui ne sont pas des voyous, si elle les vise pour les blesser, ça devient une toute autre histoire ! Les témoignages arrivent de tous côtés, ils ne laissent aucune place au doute. J’ai cité l’horrible affaire du Bois de Boulogne, mais je peux aussi citer ce qu’il s’est passé à Strasbourg, où l’on voit les CRS empêcher des étudiants pacifiques d’aller manifester, avec un flic qui les vise à 2 m avec un flashball ! Le fils d’une relation, étudiant, a perdu un oeil de cette façon...
La dérive actuelle n’est pas tolérable. Nous savons bien d’où elle
vient, mais même si le pouvoir actuel veut faire jouer à la police un
rôle qui n’est pas le sien, il est du devoir supérieur
de la police d’y résister. Quant à tous les policiers qui se croient
autorisés à donner libre cours à leur bas instincts de brutes, ils
devraient être dénoncés par leurs collègues et virés de la police.