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Pingouin094

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Mes engagements militants :
  • Militant CGT Cheminot,
  • Militant PCF,
  • Militant de la cause palestinienne

Tableau de bord

  • Premier article le 18/10/2011
  • Modérateur depuis le 11/01/2012
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Pingouin094 Pingouin094 17 décembre 2013 14:10

    @Patrick Samba : Quand Pierre Laurent vote au Sénat contre le budget gouvernemental, il me semble qu’il affirme ses idées, pas qu’il va à la souppe.

    Et en militant qui a déjà quelques années au compteur, je sais ce qui est réellement un marqeur. Un vote « non » sur le budget est l’acte de défiance le plus fort ; bien plus qu’un accord local aux élections municipales dans une ville - fut-elle la ville capitale.

    Quant au blog de Jean-Luc Mélenchon, oui je le lis régulièrement. D’ailleurs, la phrase que je cite est extraite de son blog. Et c’est justement symptomatique de ce que je dénonce  : le blog qui était au départ oeuvre de pédagogie devient le lieu où déverser sa colère ... surtout contre ses alliés du Front de Gauche. Ca n’est pas très pédagogique et contre-productif.

    D’ailleurs, j’en suis un bon exemple. Lisez mes précédents articles, vous verrez que politiquement, je suis plutôt d’accord avec Mélenchon. Mais en tant que communiste, j’en ai marre de voir le secrétaire général de mon parti insulté (même si je n’ai pas voté pour lui), j’ai malheureusement tendance à me sentir insulté également à travers lui.

    Résultat concret : ce matin, plutôt que de retweeter / partager sur Fb les posts du PG et de Mélenchon sur les réseaux sociaux du FdG de ma ville (dont je suis le webmaster) comme je le fais tous les matins, j’ai écris cet article.
    A partir d’aujourd’hui, j’arrête de faire à la fois le boulot du PG et du PCF sur les réseaux sociaux de ma ville. Je fais que le PCF, les « camarades » (si on peut encore dire cela), du PG n’ont quà se démerder pour le faire...
    Contre-productif, je vous dis.



  • Pingouin094 Pingouin094 13 décembre 2013 14:02

    Nul ne fait jamais plier un régime seul. Mais il faut parfois des hommes symboliques ; certains sont aptes à remplir ce rôle, d’autres non.

    Avant d’être en cellule, Nelson Mandela a fait énormément pour organiser et structurer l’ ANC, y compris sa branche armée.
    Sa prison a été surnommée « l’université Mandela » et si lui y est resté plus longtemps que la plupart, d’autres en sont sortis, formés et structurés par sa pensée.

    Par ailleurs, si en tant qu’homme Nelson Mandela était limité dans ses moyens, la campagne internationale pour sa libération a joué un rôle majeur dans la prise de conscience internationale, et les sanctions économiques contre l’Afrique du Sud - élément déterminant pour faire plier le régime.

    Enfin, du fond de sa prison, Nelson Mandela était encore reconnu comme le chef de l’ANC. S’il avait accepté le renoncement à la lutte armée contre sa libération conditionelle en 1985, l’ANC aurait vraissemblablement obéit, mettant fin à la lutte contr el’appartheïd sans victoire.
    Son refus de donner l’ordre de déposer les armes, alors que lui même était au bagne a joué un rôle déterminant.

    Enfin et surtout, c’est bien lui qui a négocié la fin de l’appartheïd et surtout lui qui a mené la réconciliation nationale qui a évité d’entrer dans un cycle de revenche et de vengeance.

    Donc avant et après la prison, Nelson Mandela a joué un rôle déterminant ... et même dans une moindre mesure depuis la prison.

    Il a surtout toujours été à la hauteur de la charge symbolique qui était la sienne, en ne renonçant jamais - ni durant son procès, ni durant la prison ; ce dont tous n’aurait pas été capable.



  • Pingouin094 Pingouin094 13 décembre 2013 08:33

    L’article décrit avec justesse la réalité sociale du pays. Ce qui n’en réduit néanmoins que peu les mérites de Nelson Mandela. En bon marxiste, je rappelerais à l’auteur que si l’histoire est le fruit de la lutte des classes, elle progresse aussi par étape. Le capitalisme étant une étape nécessaire entre le féodalisme et le socialisme.

    En l’occurence, en 1789, ce sont les sans-culottes qui ont fait la révolution, ce sont les bourgeois qui en ont profité ; jetant les bases du capitalisme. Faut-il en déduire que Robespierre et consorts n’étaient que des « héros pour bobo » ?

    Pas plus qu’il ne faut réduire les mérites de Nelson Mandela pour avoir rétablit l’égalité en droit, sinon de fait, entre les noirs et les blancs en Afrique du Sud.

    Une étape importante et nécessaire a été franchie. D’autres restent à parcourir, mais il ne faut pas reprocher à un homme de n’avoir gravie qu’un morceaux de la montagne sous prétexte qu’il n’a pas atteint le sommet !

    En l’occurence, oui, l’accord entre Nelson Mandela et le pouvoir blanc a permis aux blancs de conserver sinon leurs privilèges en droit, du moins leur situation économique dominante. Mais si Mandela n’avait pas trouvé ce compromis, aurait-il pu renverser le pouvoir blanc sans négociation ?
    L’ANC n’a jamais été en mesure de contester militairement le pouvoir blanc. Ce sont les sanctions économiques, la réprobation internationale qui ont convaincu les blancs qu’ils fallaient lacher un peu de lest pour sauver le reste. Mais si on ne leur avait pas proposer de sauver le reste, ils n’auraient rien lâcher et je ne suis pas sûr que l’appartheid en droit serait aboli aujourd’hui.

    Ne soyons pas trop jusqu’au boutiste, pur et dur. L’histoire progresse à son rythme. Il y’a encore des inégalités à combattre en Afrique du Sud, comme dans bien d’autres pays, ce sera la tâche des suivants.



  • Pingouin094 Pingouin094 11 décembre 2013 11:15

    Marwan Barghouti n’a jamais engagé d’actions terroristes contre des civils, mais uniquement des actes de résistance contre l’armée d’occupation - exactement comme Nelson Mandela.

    Et la branche armée de l’ANC, comme la branche armée du Fatah a commis occasionnellement des actions armés ayant causé des pertes civiles ; et Marwan Barghouti et Nelson Mandela s’en sont distanciées de façon similaire.

    Rappelons également qu’en 1985, alors que le MK (branche armée de l’ANC) est responsable de la mort de civils, Nelson Mandela refuse de renoncer à la lutte armée.

    Quant à Marwan Barghouti, c’est effectivement un leader palestinien, ne vous en déplaise. La preuve en est que le Hamas avait demandé sa libération en échange de Shalit. Que le Hamas demande la libération d’un leader très populaire du Fatah en dit long sur son aura dans le peuple palestinien.
    D’autant plus que Barghouti reconnaît le droit à l’existence d’Israël, prône une solution pacirfique à deux états.
    Marwan Barghouti est sans doute le seul leader palestinien a pouvoir convaincre le Hamas de reconnaître le droit à l’existence d’Israël dans une solution à deux états.



  • Pingouin094 Pingouin094 11 décembre 2013 11:07

    Question ignorance, vous me semblez assez bien placé vous même.

    Nelson Mandela fut lui même le fondateur et chef militaire de la branche armée de l’ANC. Lors de son procès, il a d’ailleurs justifié le recours à la lutte armée par l’échec de la lutte pacifiste.

    Certes, avant son arrestation, la branche armée de l’ANC ne recourrait qu’à des sabotages sans victimes civiles et Nelson Mandela n’avait pas directement de sang sur les mains. Néanmoins, à son procès, il a également précisé que si la campagne de sabotage échouait, son mouvement était prêt à passer à une étape supérieure, la guerilla.

    Et effectivement, lorsque dans les années 1980 le MK (branche armée de l’ANC) procède à des actes de guerillas qui occasionnent la mort de civils, Nelson Mandela ne s’en désolidarise pas. Au contraire, il refusera la liberté conditionelle en échange d’un renoncement à la lutte armée.

    De même, Marwan Barghouti est un chef militaire du Fatah. Néanmoins, il a toujours déclaré, y compris lors de son procès, qu’il reconnaissait Israël comme « notre futur voisin », que la lutte armée était une nécessité face à la violence de l’occupation israelienne, mais qu’il condamnait les violences exercées contre les civils israeliens.

    Il y’a effectivement un parallèle flagrant.

    Et Marwan Barghouti souhaite vivre en paix avec Israël. Ce qui n’est possible que lorsque l’occupation cessera. Et à ce propos, je citerais les propos de Nelson Mandela pour justifier son refus de renonncer à la lutte armée en 1985 « Quelle liberté m’est offerte alors que l’organisation du peuple demeure interdite ? »


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