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Pingouin094

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Mes engagements militants :
  • Militant CGT Cheminot,
  • Militant PCF,
  • Militant de la cause palestinienne

Tableau de bord

  • Premier article le 18/10/2011
  • Modérateur depuis le 11/01/2012
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Derniers commentaires



  • Pingouin094 Pingouin094 27 février 2013 12:56

    L’étude du « rythme » des enfants ne prend en général pas en compte le rythme des parents, imposés aux enfants.

    En l’occurence, l’immense majorité des parents n’ont pas 8 semaines de congés d’été, et un grand nombre d’entre eux n’ont pas non plus de grands parents à disposition. Résultat, pour de nombreux enfants, les congés d’étés n’offrent pas un changement majeur par rapport l’année scolaire : Ils se lèvent toujours le matin à la même heure, rentrent toujours le soir à la meme heure, et passe la journée toujours en colectivité (le centre de loisir). Certes, il n’y a pas de cours ni de devoir du soir en centre de loisir, mais quand même...

    Est-ce vraiment en centre de loisir qu’un enfant récupère de l’année scolaire ? Par contre, l’étalement de l’année scolaire sur 2 semaines supplémentaires permettra sans doute de réduire la fatigue des enfants (et même des enseignants).

    La proposition de M. Peillon pose quand même d’autres questions.
     La première est : pourquoi la sortir du chapeau quelques semaines à peine après avoir publié un décret réformant les rythmes scolaires qui ne le mentionnait pas ! Le contre-feu paraît évident.
     La deuxième est : La réforme des rythmes scolaires est-elle la priorité. L’échec scolaire a bien d’autres causes que les rythmes scolaires, et ces sujets ( qui seront abordés dans la loi de refondaiton de l’école qui arrive dans quelques semaines en débat au parlement) me paraissent prioritaire. Pourquoi un tel décret avant ce débat, nécessaire et utile ?



  • Pingouin094 Pingouin094 27 février 2013 10:14

    Dans la plupart des analyses du « mille feuille géographique », il y’a une dimension qui est rarement évoquée et pourtant à mes yeux fondamentales : l’extrême hétérogénité au sein d’un même échelon administratif.

    Quel point commun y’a-t-il entre un maire d’un village de 500 habitants et celui d’une ville de 80 000 habitants ? Alors que leurs moyens humains et financiers sont incomparables, peuvent-ils avoir le même niveau de compétence ?

    Et comment gérer le fait qu’un maire d’arrondissement parisien ait plus d’administré que le président du conseil général de Creuse, ou que le président du Conseil Général du Val-de-Marne plus que le président du conseil régional du Limousin ?

    J’habite en banlieue parisienne. Très clairement, en banlieue parisienne, le département est un échelon pertinent. Un million trois cent mille administré, c’est déjà pas mal si on veut avoir une politique de proximité.
    La région Ile de France (et la même question se pose sans doute pour les autres métropoles française), c’est un échelon trop vaste et peu pertinent.

    Je n’habite pas en Limousin, mais une partie de ma famille y habite également. Et pour des raisons autres, le département de Corrèze par exemple est aussi un échelon pertinent pour une politique de proximité.
    Le nombre d’habitant est infiniment plus faible en Corrèze qu’en Val-de-Marne, mais les contraintes de mobilité ne sont pas les mêmes. Un conseiller régional Val-de-Marnais peut siéger à Paris et rentrer chez lui le soir. Un conseiller régional du Limousin ne peut pas faire l’aller-retour Limoge / petit canton au fin fond de la corrèze tout les jours. Il siège à Limoge et rentre dans sa « circonscription » le week-end« . Le conseiller général lui peut faire l’aller retour tous les jours entre son canton et le chef lieu du département. Ce qui lui permet d’avoir une véritable politique de proximité tout en ayant la vision globale sur un échelon territoriale plus vaste, le département.

    Pour moi, il y’aurait deux éléments à prendre en compte dans le »mille feuille" territoriale.

    D’une part, il faut regrouper les petites communes. Mais le mouvement actuel des intercommunalités ne tient que peu compte des tailles des communes et c’est son grand tord. Quand on regroupe 3 communes de banlieue parisienne en une intercommunalité qui a la taille d’un département, tandis qu’on regroupe 5 village de campagne qui n’auront pas 10% de la taille de la commune pré-cité, a-t-on fait avancé la situation.

    Donc oui, il faut sans doute imposer des intercommunalités aux villages de moins de 10 000 habitants pour créer des entités d’au moins 10 000 habitants minimum et en finir avec les confettis de 500, 1000 ou 2000 habitants par-ci par-là.
    Mais le même mouvement ne doit pas également aboutir à des intercommunalités de plus de 200 000 habitants, qui ont la taille d’un département !

    Ensuite, il faut un échelon entre la commune et la région. Là, sans doute y’a-t-il un élagage à faire entre les pays, les intercommunalités excessivement grosse, les départements etc... Mais pas au profit des régions.
    Soit il faut intégrer les pays aux départements, soit les départements aux pays, mais il faut garder un échelon géographiquement limité, entre les communes et la région. C’est indispensable !

    (Pour reprendre l’exemple du Limousin, on ne peut pas ne rien avoir entre un village de 2000 habitants, (ou même une intercommunalité de 10 000 habitants) et une région de 700 000 habitants dont le siège est à plusieurs heures de route de là.



  • Pingouin094 Pingouin094 27 février 2013 09:52

    Un des problèmes majeurs posé par l’actuelle réforme des rythmes scolaires est celle de la municipalisation d’une partie de l’école. Ce n’est pas un problème de principe théorique. C’est un problème concret d’inégalité entre les élèves.

    Les conservatoires de la mairie de Paris en sont un excelent exemple. Quelle chance ont les élèves parisiens de pouvoir en bénéficier. Mais c’est aussi injuste pour les élèves d’un petit village du cantal qui n’en bénéficieront jamais.

    Faut-il pour autant, au nom de l’inégalité entre tous les élèves sur le territoire national, nivelé « par le bas », et interdire à la mairie de Paris ses activités péri-scolaires ? Ce serait absurde.
    Mais faut-il donc renforcer cette inégalité, en multipliant par la loi, les moments péri-scolaires à la charge des communes - sans compensation financière ? Il me semble que non.

    Maintenant, on ne peut pas se contenter d’un statut quo. Mais le remettre en cause exige de se poser des questions majeures : Est-ce aux communes de prendre en charge l’enseignement sportif et culturel en primaire, ou à l’éducation nationale ? Et si c’est aux communes, comment assurer une péréquation entre les communes riches et pauvres.
    Autant de question que ne s’est pas posée la réforme des rythmes scolaires, et là est sa grande faiblesse.

    J’en parlais sur mon blog : « Réforme des rythmes soclaires, la municipalisation n’est pas dans l’intérêt de l’enfant »



  • Pingouin094 Pingouin094 21 février 2013 17:24

    A propos de la prétendue liberté d’aller et venir des gazaouis : Faut-il rappeler qu’à l’heure actuel, c’est Israël qui délivre des passeports aux gazouis.

    Et donc, si un palestinien peut éventuellement quitter Gaza pour l’Egypte par Rafah ( les conditions ne sont pas évidentes ), il ne peut guère aller ensuite dans le reste du monde, dans la mesure où il n’a - en général - pas de passeport (puisque non délivré par Israël).

    Quant à pouvoir se rendre librement en Cisjordanie, c’est totalement faux. C’est un mensonge absolu et criminel que de dire cela ...



  • Pingouin094 Pingouin094 21 février 2013 17:11

    L’argument est à inverser totalement !!!

    L’islamisme est un problème beaucoup plus grave pour la sécurité et la liberté dans le monde que le besoin de « profondeur stratégique » d’un petit état du proche-orient ( Israël).

    En Palestine, tant que perdurera l’occupation israélienne, elle suscitera des vocations à la lutte armée et donc des vocations envers sa dérive du terrorisme islamiste. Mais les décennies précédentes ont bien montré que le peuple palestinien est en profondeur laïc et démocratique, et que ce n’est que l’abscence d’espoir de résolution du conflit palestinien qui l’a jeté dans les bras des mouvements religieux depuis une dizaine d’année environs.

    Dans le monde surtout, la perpétuation des injustices commises par l’état israélien envers le peuple palestinien avec le soutien des USA sera toujours perçu (même si c’est à tord) comme la perpétuation d’inégalité commise par les juifs contre les musulmans avec le soutien de l’occident. La perpétuation de l’occupation continuera à causer des vocations pour le terrorisme islamique, à être une justification morale à ces actes, bref à importer le conflit en France, en Europe et en occident de manière générale.

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